Réforme des armes à feu : Howard y voit une « grande tentative de diversion » d’Albanese

Pour l'ex-Premier ministre, la nouvelle loi annoncée par le gouvernement australien après la fusillade antisémite de Bondi détourne l’attention de ses échecs sur l’antisémitisme

John Howard (au centre) , ancien Premier ministre australien, saluant la foule après avoir déposé des fleurs, en hommage aux victimes de l'attentat terroriste perpétré le premier soir de Hanoukka, devant le Bondi Pavilion, à Sydney, le 16 décembre 2025. (Crédit : David Gray/AFP)

L’ancien Premier ministre australien, John Howard, a critiqué mardi le Premier ministre Anthony Albanese, affirmant que les efforts visant à réformer la législation sur les armes à feu à la suite de l’attentat terroriste antisémite perpétré lors d’un événement de Hanoukka à Sydney constituaient une « grande tentative de diversion ».

Howard, qui s’est rendu sur les lieux de la fusillade, a dénoncé « l’échec collectif d’Albanese au cours des deux dernières années et demie, qui n’a pas fait assez, en paroles et en actes, pour démontrer sa haine de l’antisémitisme », a rapporté le Sydney Morning Herald.

« Nous avons manqué à notre obligation envers une partie de notre communauté, et j’en ai honte. Une partie de cet échec, une grande partie, doit être assumée par les dirigeants », a déclaré Howard.

La veille, Albanese et le Premier ministre de Nouvelle-Galles du Sud, Chris Minns avaient donné des réponses évasives quant aux raisons pour lesquelles l’un des auteurs de l’attaque terroriste antisémite meurtrière perpétrée à Bondi Beach, à Sydney, avait été autorisé à détenir six armes à feu, alors que son fils, le deuxième terroriste, avait fait l’objet d’une enquête en 2019 pour ses liens présumés avec le groupe terroriste sunnite État islamique (EI).

Suite à cette fusillade terroriste, le gouvernement australien s’est engagé à réformer immédiatement les lois déjà strictes sur le contrôle des armes à feu.

Parmi les nouvelles mesures proposées figureraient une limitation du nombre d’armes à feu qu’une personne peut posséder et une révision des permis détenus au fil du temps. Ces mesures, parmi d’autres, représenteraient une mise à jour importante de l’accord national historique sur les armes à feu qui a pratiquement interdit les fusils à tir rapide après qu’un tireur a tué 35 personnes en Tasmanie en 1996, obligeant le pays à agir.

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