Rechercher

Australie : Albanese et Burke esquivent des questions sur la possession d’armes d’un tireur

Pourquoi le père terroriste détenait légalement 6 armes à feu, toutes vraisemblablement utilisées lors du massacre malgré l'enquête menée sur son fils par l'ASIO ?

Deux terroristes vêtus de noir tirant plusieurs coups de feu lors d'une attaque contre un événement organisé à l'occasion de Hanoukka, sur un pont à Bondi Beach, à Sydney, le 14 décembre 2025. (Crédit : Capture d'écran tirée d'une vidéo fournie par UGC, gracieusement mise à disposition par Timothy Brant-Coles/AFP)
Deux terroristes vêtus de noir tirant plusieurs coups de feu lors d'une attaque contre un événement organisé à l'occasion de Hanoukka, sur un pont à Bondi Beach, à Sydney, le 14 décembre 2025. (Crédit : Capture d'écran tirée d'une vidéo fournie par UGC, gracieusement mise à disposition par Timothy Brant-Coles/AFP)

Lundi, les dirigeants australiens ont donné des réponses évasives quant aux raisons pour lesquelles l’un des auteurs de l’attaque terroriste antisémite meurtrière perpétrée à Bondi Beach, à Sydney, avait été autorisé à détenir six armes à feu, alors que son fils, le deuxième terroriste, avait fait l’objet d’une enquête par le passé pour ses liens présumés avec le groupe terroriste sunnite État islamique (EI).

Interrogé pour savoir si l’enquête de 2019 sur Naveed Akram, 24 ans, aurait dû susciter des inquiétudes quant à la possession d’armes à feu par son père, Sajid, le Premier ministre, Anthony Albanese, a répondu qu’il était important que « les autorités puissent faire leur travail ».

« C’est ce que nous avons fait. Je vous ai rapporté fidèlement les conclusions de l’Australian Security Intelligence Organisation (ASIO), y compris le calendrier, qui datent de 2019. L’évaluation a été réalisée en raison des fréquentations de Naveed Akram à cette époque, et l’enquête a duré six mois », a déclaré Albanese aux journalistes lors d’une conférence de presse à Sydney, refusant d’en dire davantage sur ces « fréquentations ».

La fusillade de masse qui a eu lieu dimanche soir visait une célébration de Hanoukka à Bondi Beach. Au moins quinze personnes ont été tuées dans cette attaque terroriste, qui ravive les critiques selon lesquelles les autorités ne font pas assez pour lutter contre la recrudescence des crimes antisémites dans le pays.

La police a ouvert le feu sur les deux terroristes armés. Le père, âgé de 50 ans, est décédé sur place. Son fils était toujours dans le coma à l’hôpital lundi, a indiqué Albanese.

La chaîne australienne ABC News a rapporté lundi que Naveed avait fait l’objet d’une enquête de l’ASIO, l’agence de renseignement intérieure du pays, en raison de ses liens étroits avec une cellule de l’État islamique, citant un responsable anonyme.

Le Premier ministre australien Anthony Albanese aux côtés de policiers après avoir déposé des fleurs au Bondi Pavilion, sur les lieux de l’attentat terroriste perpétré lors d’un événement de Hanoukka, à Sydney, le 15 décembre 2025. (Crédit : Document fourni par le bureau du Premier ministre australien/AFP)

Selon ce responsable, Naveed était proche des membres de cette cellule, notamment d’Isaac El Matari, un terroriste de l’État islamique arrêté la même année et qui se présentait comme le chef du groupe terroriste sunnite en Australie. Matari purge actuellement une peine de sept ans de prison.

Albanese a déclaré que l’ASIO s’intéressait aux autres membres de la cellule, à l’exception d’Akram.

« Il a été interrogé sur ses relations avec d’autres personnes, et l’évaluation a conclu qu’il n’y avait aucune indication d’une menace actuelle ou d’une menace de violence de sa part », a déclaré Albanese.

Interrogé par un journaliste sur la question de savoir si l’ASIO aurait dû informer la police de l’enquête afin qu’elle puisse vérifier si un proche parent était titulaire d’un permis de port d’arme, le ministre de l’Intérieur, Tony Burke, a apporté son soutien aux autorités.

Montage photos (de gauche à droite) : Naveed Akram, 24 ans, et son père Sajid, 50 ans, dans des images tirées d’une vidéo obtenue par Sky News montrant leur attaque terroriste meurtrière lors d’un événement de Hanoukka à Bondi Beach, à Sydney, le 14 décembre 2025. (Crédit : Capture d’écran/Sky News)

« Je soutiens pleinement, sans réserve, nos agences de sécurité. Et pour leur permettre de faire leur travail, il faut notamment veiller à ce que les informations soient divulguées comme nous le faisons actuellement », a-t-il déclaré lors de la conférence de presse.

Suite à cette fusillade terroriste, le gouvernement australien s’est également engagé à réformer immédiatement les lois déjà strictes sur le contrôle des armes à feu.

Parmi les nouvelles mesures proposées figureraient une limitation du nombre d’armes à feu qu’une personne peut posséder et une révision des permis détenus au fil du temps. Ces mesures, parmi d’autres, représenteraient une mise à jour importante de l’accord national historique sur les armes à feu qui a pratiquement interdit les fusils à tir rapide après qu’un tireur a tué 35 personnes en Tasmanie en 1996, obligeant le pays à agir.

« Le gouvernement est prêt à prendre toutes les mesures nécessaires. Cela inclut notamment le renforcement de la législation sur les armes à feu », a déclaré Albanese.

Les secours transportant une personne sur une civière après une fusillade terroriste meurtrière, à Bondi Beach, à Sydney, le 14 décembre 2025. (Crédit : Mark Baker/AP)

Les dirigeants des gouvernements fédéral et des États ont également proposé lundi de limiter la possession d’armes à feu aux citoyens australiens, une mesure qui aurait exclu Sajid Akram. Ce dernier était arrivé en Australie en 1998 avec un visa étudiant, puis était devenu résident permanent après avoir épousé une Australienne.

Les autorités n’ont pas confirmé son pays d’origine. Cependant, de nombreux médias ont rapporté qu’il serait d’origine pakistanaise.

Son fils Naveed, qui ne possède pas de permis de port d’arme, est un citoyen né en Australie. Il a étudié à l’université Central Queensland de Sydney ainsi qu’à l’université Hamdard d’Islamabad.

Les dirigeants gouvernementaux ont également proposé « d’utiliser davantage les renseignements criminels » pour déterminer qui est éligible à un permis de port d’arme. Cela pourrait signifier que les fréquentations suspectes d’un fils pourraient empêcher son père d’obtenir un tel permis.

Le Premier ministre de Nouvelle-Galles du Sud, Chris Minns, a déclaré que les lois sur les armes à feu de son État allaient changer, mais qu’il ne pouvait pas encore donner de détails à ce sujet.

« Si vous n’êtes pas agriculteur et que vous n’êtes pas impliqué dans l’agriculture, pourquoi avez-vous besoin de ces armes massives qui mettent la population en danger et rendent la vie difficile et dangereuse pour la police de Nouvelle-Galles du Sud ? », a demandé Minns.

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.