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Les victimes de la fusillade terroriste lors d’un allumage de Hanoukka à Bondi Beach

15 personnes ont été tuées par deux hommes armés qui ont ouvert le feu lors d'un événement "Chanukah by the Sea" sur la plage. Voici quelques-unes de leurs histoires

Les victimes de la fusillade terroriste de Hanoukka à Sydney : rangée supérieure (de gauche à droite) - Reuven Morrison, le rabbin Yaakov Levitan, Dan Elkayam, Alex Kleytman, le rabbin Eli Schlanger ; rangée du milieu (de gauche à droite) - Edith Brutman, Peter Meagher, Tibor Weitzen, Marika Pogany, Matilda [nom de famille non divulgué] ; rangée du bas (de gauche à droite) - Tania Tretiak, Boris Tetleroyd, Adam Smyth, Sofia et Boris Gurman. (Montage : Times of Israel ; images : Autorisations/Réseaux sociaux, utilisées conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Les victimes de la fusillade terroriste de Hanoukka à Sydney : rangée supérieure (de gauche à droite) - Reuven Morrison, le rabbin Yaakov Levitan, Dan Elkayam, Alex Kleytman, le rabbin Eli Schlanger ; rangée du milieu (de gauche à droite) - Edith Brutman, Peter Meagher, Tibor Weitzen, Marika Pogany, Matilda [nom de famille non divulgué] ; rangée du bas (de gauche à droite) - Tania Tretiak, Boris Tetleroyd, Adam Smyth, Sofia et Boris Gurman. (Montage : Times of Israel ; images : Autorisations/Réseaux sociaux, utilisées conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Une fillette de 10 ans, deux survivants de la Shoah, deux rabbins du mouvement Habad, un immigrant figurent parmi les quinze personnes dont la mort a été confirmée dimanche dans le sillage d’une attaque qui a pris pour cible un événement de Hanoukka organisé à Bondi Beach, à Sydney – l’un des attentats terroristes antisémites les plus meurtriers à avoir été perpétré depuis des décennies hors des frontières d’Israël.

Les victimes étaient âgées de 10 à 87 ans. Si leur nom n’ont pas été révélés par les autorités, dix personnes ont été identifiées.

Les hommes armés ont semé la désolation lors d’un événement qui était intitulé « Chanukah by the Sea » – un événement organisé par le mouvement hassidique Habad à l’occasion de la première nuit de la fête juive des Lumières, qui dure huit jours.

Les terroristes ont tiré une cinquantaine de coups de feu en direction d’une foule composée d’environ un millier de personnes pendant une dizaine de minutes. Quarante-deux personnes ont été blessées, dont deux policiers.

Ce massacre a été la deuxième pire fusillade de masse de toute l’histoire de l’Australie. C’est également l’attaque la plus meurtrière ayant pris pour cible des Juifs à l’étranger depuis le pogrom perpétré par le Hamas dans le sud d’Israël, le 7 octobre 2023.

Les autorités australiennes ont confirmé le caractère terroriste de l’attaque et le Premier ministre du pays, Anthony Albanese, s’est engagé à « éradiquer » l’antisémitisme.

Cet article sera mis à jour à mesure que de nouvelles informations seront rendues publiques.

Rabbi Eli Schlanger, 41 ans

Rabbin Eli Schlanger. (Capture d’écran Chabad/Shluchim Office)

Le rabbin Eli Schlanger était rabbin au sein du mouvement Habad à Bondi Beach, à Sydney, en Australie.

Né à Londres et âgé de 41 ans, il avait avait étudié dans une yeshiva française, la yeshiva Tomchei Tmimim, à Brunoy dans le département de l’Essonne. Il avait reçu son ordination rabbinique au sein de la yeshiva centrale du mouvement Loubavitch à Crown Heights, à New York.

Son cousin, le rabbin Zalman Lewis, a expliqué à la BBC que Schlanger et sa famille s’étaient installés à New York quand il était enfant – et qu’il avait de nouveau déménagé après avoir épousé une Australienne.

Il laisse derrière lui son épouse et ses cinq enfants. Le plus jeune, un petit garçon, est né il y a seulement deux mois.

Schlanger s’était ouvertement exprimé au sujet de l’antisémitisme qui grimpait en flèche en Australie, ces dernières années. Dans une interview accordée au site internet du mouvement Habad, en mars dernier, il avait encouragé les Juifs à faire face à la haine avec fierté.

« Ma voiture, ornée de symboles de mitzvah, est un exemple vivant de fierté et de résilience », avait-il dit alors.

Il avait encouragé les membres de la communauté à assumer plus fortement leur identité juive en réponse à la haine croissante.

« Soyez plus Juifs, agissez plus en tant que Juifs et paraissez plus juifs », avait-il expliqué dans le cadre de l’entretien avec le site d’information.

Lewis, de son côté, a évoqué Schlanger devant les journalistes de BBC News, « une personnalité vive, énergique, pleine de vie et très chaleureuse, qui aimait aider les gens ».

Il a ajouté que la réponse qu’apporterait sûrement son cousin au massacre de Bondi Beach aurait été de dire de « continuer à répandre la lumière » et de se livrer à des actes de charité.

« Le monde est un endroit positif et nous devons le montrer, et je sais que c’est ce qu’Eli dirait », a-t-il affirmé.

« Quiconque le connaissait savait qu’il était le meilleur d’entre nous », a déclaré Alex Ryvchin du Conseil exécutif des Juifs australiens.

Alex Kleytman

Alex Kleytman (Capture d’écran: X)

Alex Kleytman, un survivant ukrainien de la Shoah, célébrait Hanoukka à Bondi Beach avec son épouse Larisa Kleytman, elle aussi survivante du génocide juif – ils s’étaient mariés il y a 57 ans – quand les coups de feu ont commencé.

Il a été tué en protégeant Larisa des balles avec son propre corps, a expliqué son épouse au Daily Mail. Âgé de 87 ans, il est la victime la plus âgée.

« Je pense qu’il a été abattu parce qu’il s’est levé pour me protéger, il a été touché à l’arrière de la tête », a-t-elle dit devant l’hôpital St Vincent de Sydney.

Elle a raconté au journal The Australian qu’Alex, un ingénieur civil à la retraite, était venu à la plage pour célébrer Hanoukka – une fête qui, selon elle, « a toujours été une très, très belle célébration pendant de si nombreuses années ».

« Mais aujourd’hui, au milieu des réjouissances, des coups de feu ont retenti et, malheureusement, mon mari a été tué », a-t-elle continué, la voix brisée. « Nous étions debout et soudain, on a entendu des ‘Boum boum’ et tout le monde est tombé à terre. À ce moment-là, il se tenait derrière moi, et tout à coup, il a décidé de se rapprocher de moi. Il s’est redressé parce qu’il voulait rester près de moi ».

« Son corps est toujours là-bas et je suis assise là, je ne sais pas quoi faire », a-t-elle expliqué, entourée de sa famille. « Je n’ai plus de mari. Je ne sais pas… personne ne peut me donner de réponses ».

Dans son rapport pour les années 2022-2023, l’organisation caritative australienne Jewish Care avait diffusé un article consacré à Alex et à Larisa, article dans lequel elle racontait « les horreurs indescriptibles » qu’Alex avait endurées pendant la Shoah alors qu’il était encore enfant en Sibérie.

« Avec sa mère et son jeune frère, il s’était battu pour survivre », disait l’article. « Les cicatrices du passé n’ont toutefois pas empêché [Alex et Larisa] de se mettre en quête d’un avenir meilleur. Ils ont ensuite quitté l’Ukraine pour s’installer en Australie ».

Dan Elkayam, 27

Dan Elkayam. (Capture d’écran : Instagram)

Dan Elkayam, 27 ans, avait immigré à Sydney depuis la France l’année dernière. Il avait trouvé du travail en Australie.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a confirmé qu’Elkayam figurait parmi les victimes. Il a écrit sur le réseau social X que le pays ressentait « une immense tristesse » et qu’il pleurait « avec sa famille et ses proches, avec la communauté juive et avec le peuple australien, aujourd’hui en deuil ».

Selon le journal Le Parisien, Elkayam, qui était originaire du Bourget, s’était installé en Australie au mois de décembre dernier. Son compte LinkedIn indique qu’il travaillait comme analyste informatique chez NBCUniversal.

Grand voyageur, il avait posté des centaines de photos et de vidéos de ses voyages sur ses pages, sur les réseaux sociaux – avec notamment une randonnée de plusieurs jours faite dans la jungle indonésienne de Sumatra, une visite des Temples de Kyoto, au Japon, et une rencontre avec des éléphants dans un sanctuaire en Thaïlande.

« Dan était sorti fêter Hanoukka avec ses amis juifs à Sydney lorsque sa jeune vie prometteuse a été fauchée », a écrit le mouvement Habad sur X.

Il jouait au football dans l’équipe de première division du Rockdale Ilinden Football Club, où il était « considéré comme quelqu’un d’extrêmement talentueux et populaire très apprécié de ses coéquipiers », a noté le club sur les réseaux sociaux.

Le rabbin Yaakov Halevi Levitan

Le rabbin Yaakov Halevi Levitan. (Capture d’écran)

Le rabbin Yaakov Halevi Levitan était un émissaire du mouvement Habad et le secrétaire du Beth Din de Sydney. Il travaillait au sein du BINA Center, un établissement d’enseignement juif de la ville.

Selon un site d’information juif, Levitan distribuait des tefillin à ceux qui s’engageaient à pratiquer le rite juif.

Le site d’information Chabad COLlive a fait savoir que Levitan était originaire de Johannesburg, en Afrique du Sud, et qu’il était titulaire d’une licence en gestion d’entreprise obtenue à l’université, dans son pays d’origine.

Il avait également fréquenté le Mayanot Institute of Jewish Studies à Jérusalem.

Il avait également fondé une société appelée tapNgive, qui œuvre à faciliter la collecte de dons pour les organisations caritatives et pour les organisations à but non lucratif.

Le site a évoqué « un travailleur dévoué, œuvrant dans l’ombre, dont le professionnalisme discret et l’engagement étaient déterminants dans le fonctionnement des institutions juives de Sydney ».

Reuven Morrison, 62 ans

Reuven Morrison. (Capture d’écran: X)

Reuven Morrison, 62 ans, immigrant en Australie, originaire de l’ancienne Union soviétique, « avait découvert son identité juive à Sydney », a indiqué le mouvement Habad, faisant remarquer qu’il était resté profondément lié à la communauté juive locale même après avoir déménagé à Melbourne.

La famille de Morrison s’était installée à Melbourne pour la scolarité de sa fille – mais lui-même avait continué à partager son temps entre les deux villes. Il avait essentiellement travaillé à Sydney.

Morrison était un « homme d’affaires prospère », a raconté le mouvement Habad. Il faisait des dons généreux à des œuvres caritatives – notamment au centre Habad de Bondi Beach.

Le site COLlive a indiqué que Morrison s’était installé à Sydney dans les années 1970 quand il était adolescent, ajoutant qu’il était « connu pour être un activiste et un philanthrope gentil et généreux ».

« D’après ce que je comprends, il a bondi dès que la fusillade a commencé. Il a réussi à jeter des briques sur le terroriste », a déclaré sa fille Sheina Gutnick à la chaîne CBS News.

Il laisse derrière lui son épouse, Leah, et sa fille, Sheina Gutnick.

Matilda, 10 ans

La plus jeune victime de l’attaque est une fillette de 10 ans.

Les médias locaux ont identifié l’enfant par son prénom, Matilda. Elle était élève à l’école russe Harmony de Sydney. Elle a été tuée par les hommes armés lors de l’attaque et est décédée à l’hôpital.

Sa tante raconte que sa sœur cadette, âgée de six ans, a été témoin de l’attaque.

« C’était sous ses yeux, et elle a tout vu », a rapporté, Lina Chernykh, à la chaîne de télévision Channel Seven.

« Son souvenir restera gravé dans nos cœurs, et nous rendons hommage à sa vie et au temps qu’elle a passé au sein de notre famille scolaire », a écrit l’école dans un post qui a été diffusé sur Facebook. L’établissement a ajouté que le personnel et les élèves se souviendraient d’elle « avec amour, chagrin et avec une profonde tristesse, et qu’elle lui rendra hommage, s’unissant dans la compassion ».

Matilda, dix ans, qui a été tuée dans le massacre perpétré à l’occasion d’un événement célébrant Hanoukka à Sydney. (Autorisation)

Une page GoFundMe qui a été créée par l’une des enseignantes de Matilda, Irina Goodhew, vise à collecter des fonds pour sa mère.

« Je la connaissais, c’était une enfant brillante, joyeuse et pleine d’entrain qui illuminait tout son entourage », a écrit Goodhew. « Hier, alors qu’elle célébrait Hanoukka, sa jeune vie a été tragiquement fauchée. Son souvenir restera gravé dans nos cœurs ».

Marika Pogany, 82 ans

Autre victime, Marika Pogany, 82 ans. Elle était assise au premier rang du rassemblement de Hanoukka lorsque les terroristes ont ouvert le feu, a indiqué le site internet du mouvement Habad.

Selon Kidma, une organisation juive hongroise, Pogany avait des racines en Hongrie et elle était restée attachée à son héritage.

Marika Pogany. (Autorisation)

En 2019, elle avait reçu le « Mensch Award » de la Jewish Communal Appeal pour avoir livré plus de 12 000 « repas sur roues » casher pendant plus de 20 ans.

Elle était également membre de longue date du Harbour View Bridge Club.

« C’était une personne formidable, une excellente joueuse de bridge et une amie encore meilleure… Elle était incroyablement loyale. Je la connaissais depuis 40 ans », a commenté Matt Mullamphy, directeur du Harbour View Bridge Club, auprès du Sydney Morning Herald.

Pogany apparaît sur des photos prises lors de la fête de Hanoukka, assise au premier rang et souriante.

La communauté juive de Komárno, dans l’actuelle Slovaquie, a écrit sur Facebook que l’octogénaire assistait chaque année à une cérémonie commémorative de la Shoah avec la communauté.

« Aujourd’hui, la douleur a également touché la Slovaquie », a écrit le président Peter Pellegrini sur Facebook.

Anton Pasternak, président de la communauté juive de Komarno, dans le sud-ouest du pays, a confié à l’AFP qu’il connaissait bien Marika Pogany, qui venait régulièrement lui rendre visite.

« Elle était très active et agréable. Elle était gentille… Son décès nous affecte profondément », a-t-il déclaré, ajoutant qu’elle se trouvait avec une amie au bord de la mer lorsqu’elle a été abattue.

Sydney avait été « un refuge pour elle, loin des horreurs du fascisme et du communisme », a souligné l’ancienne présidente Zuzana Čaputová à propos de Pogany sur Facebook, la décrivant comme une amie proche.

« Hormis sa mère et son oncle, revenus d’Auschwitz, tous les autres membres de cette famille n’ont pas survécu à l’Holocauste », a ajouté Mme Čaputová.

Tibor Weitzen, 78 ans

Tibor Weitzen, 78 ans, assassiné lors du massacre de Sydney, le premier soir de Hanoukka. (Crédit : Réseaux sociaux)

Tibor Weitzen, âgé de 78 ans, était un père, un grand-père et un arrière-grand-père très apprécié de la communauté juive locale et du mouvement Habad.

Il a été tué alors qu’il tentait de protéger un ami de la famille des coups de feu, selon COLlive, un site consacré au mouvement Habad.

Le site a évoqué « un gentil grand-père » qui jouait le rôle de « distributeur de bonbons » aux enfants de la synagogue.

Son petit-fils Mendy Amzalak raconte au journal The Australian</em s’être précipité sur la plage. « Ma femme m’a appelé, alors je suis descendu en courant à la plage avec mon défibrillateur et la fusillade était encore en cours. J’ai commencé à soigner des personnes, puis je suis tombé sur son corps. Il avait protégé une amie de longue date de sa femme. »

Peter Meagher

Policier à la retraite, bénévole de longue date auprès de jeunes rugbymen, Peter Meagher a été abattu alors qu’il était venu assister à l’événement comme photographe indépendant, a déclaré le Randwick Rugby Club dans un communiqué.

Peter Meagher. (Crédit : Facebook)

« Marzo », comme tout le monde l’appelait, était une personnalité très appréciée et une légende absolue dans notre club. Avec des décennies d’engagement bénévole, il était l’une des figures emblématiques du Randwick Rugby », a déclaré le club.

« Ironie tragique de l’histoire, il avait passé tellement de temps en première ligne dans des conditions dangereuses, en tant que policier – et il a été fauché à la retraite alors qu’il prenait des photos dans le cadre de sa passion. C’est vraiment difficile à comprendre », a-t-il ajouté.

« Il aurait dit qu’il s’est simplement trouvé au mauvais endroit au mauvais moment », a noté le club.

« C’était un frère, un mari et un oncle très aimé, dont la gentillesse, la générosité et l’amour ont touché tous ceux qui l’ont connu. Nos vies sont à jamais bouleversées, » a indiqué sa famille dans un communiqué.

Edith Brutman

Edith Brutman, militante antidiscrimination, fait également partie des morts, a rapporté son organisation de services communautaires juifs B’nai B’rith NSW, citée par le journal Sydney Morning Herald.

« L’ancienne vice-présidente de l’ADU et membre de longue date d’Aviv, Edith Brutman, a été tuée dans le massacre. C’était une femme aimable et une membre dévouée du B’nai B’rith NSW », a déclaré le B’nai B’rith dans un communiqué.

« Nous pleurons toutes les personnes qui ont été brutalement assassinées et pensons à celles qui ont été blessées. Nous adressons nos plus sincères condoléances aux familles et aux proches dont la vie a été bouleversée à jamais », ajoute l’organisation.

Un collègue de B’nai B’rith, Ernie Friedlander, a confié : « C’était une femme très intelligente, et elle était très, très passionnée par la lutte contre les préjugés et la discrimination. »

Boris et Sofia Gurman

Le couple qui a tenté de désarmer les terroristes de Bondi Beach avant d’être abattu s’appelle Boris et Sofia Gurman, 69 ans et 61 ans.

Une vidéo récemment découverte, filmée par une caméra embarquée, semble montrer le couple affrontant le père et le fils armés après que les terroristes ont garé leur voiture, et avant que Boris ne se batte avec l’un d’eux pour tenter de lui prendre son arme.

La voiture semble arborer un drapeau de l’État islamique sur son pare-brise.

Selon news.com.au, le couple russo-juif vivait à Bondi et laisse derrière lui un fils d’une trentaine d’années.

« Nous sommes bouleversés par la perte soudaine et absurde de nos chers Boris et Sofia Gurman », a déclaré la famille dans un communiqué au Sydney Morning Herald.

« Ces derniers jours, nous avons pris connaissance d’une vidéo montrant Boris, accompagné de Sofia, tentant courageusement de désarmer un agresseur afin de protéger les autres », indique le communiqué.

« Bien que rien ne puisse atténuer la douleur de la perte de Boris et Sofia, nous ressentons une immense fierté face à leur courage et leur altruisme. Cela résume bien qui étaient Boris et Sofia : des personnes qui, instinctivement et de manière désintéressée, essayaient d’aider les autres », a déclaré la famille.

La veille, Moscou avait indiqué que des ressortissants russes figuraient parmi les victimes, condamnant « fermement l’attaque barbare perpétrée par des extrémistes. »

Boris Tetleroyd

Décrit comme un homme « doux, généreux et très sociable », Boris Tetleroyd a été « tué durant l’attaque (…). Son fils Yakov, a été sérieusement blessé et se remet après plusieurs opérations », a déclaré sa famille, qui se dit « bouleversée », dans un communiqué aux médias australiens.

« Nous ne cherchons ni à blâmer ni à diviser. Nous cherchons la compréhension, la compassion et la capacité d’aller de l’avant sans avoir à cacher qui nous sommes ».

Adam Smyth

Adam Smyth, 50 ans, père de quatre enfants et son épouse « se promenaient sur la plage de Bondi dimanche soir lorsqu’ils se sont retrouvés au milieu de cette attaque horrible et dévastatrice », a écrit sa famille dans un communiqué transmis à la presse australienne.

« Nous essayons tous d’accepter cette fusillade absurde dont Adam a été victime. Aucun mot ne peut décrire la douleur de notre perte », a déclaré sa famille dans un communiqué cité par l’Australian Broadcasting Corporation.

« Nous chérirons à jamais le temps que nous avons passé avec lui », ajoute la famille, précisant qu’Adam aimait le football anglais, le football australien, le rugby et ses animaux de compagnie.

« Adam était une personne généreuse et gentille qui nous manquera beaucoup et qui restera à jamais irremplaçable. »

Tania Tretiak

Tania Tretiak, une grand-mère de 68 ans, est la dernière personne à avoir été identifiée parmi les victimes de l’attaque de Bondi.

Selon la chaîne publique australienne ABC, c’est sa famille qui a révélé son identité. Les médias locaux indiquent qu’elle assistait à la fête de Hanoukka avec sa famille.

L’AFP a contribué à cet article.

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