Rechercher

Les Palestiniens de Cisjordanie divisés sur le droit d’Israël à exister – sondage

41 % estiment qu’Israël a le droit d’exister, contre 46 % ; 42 % pensent qu’il serait possible de mettre fin à son existence, selon une enquête de l’INSS

Nurit Yohanan est la correspondante du Times of Israel pour le monde arabe et palestinien.

Un cortège funèbre en hommage à deux Palestiniens tués lors d'une opération antiterroriste israélienne, dans le village d'Al-Mughayyir, en Cisjordanie, le 3 septembre 2026. (Crédit : STR)
Un cortège funèbre en hommage à deux Palestiniens tués lors d'une opération antiterroriste israélienne, dans le village d'Al-Mughayyir, en Cisjordanie, le 3 septembre 2026. (Crédit : STR)

Selon un sondage réalisé par l’institut d’études de sécurité nationale (INSS) de l’université de Tel Aviv et publié mardi, les Palestiniens de Cisjordanie sont divisés sur la question de savoir si Israël a le droit d’exister et si son existence pourrait prendre fin un jour.

Ce sondage révèle que 41 % des personnes interrogées estiment qu’Israël a le droit d’exister, contre 46 % qui pensent le contraire.

À une autre question, 42 % ont répondu qu’il serait possible de mettre fin à l’existence d’Israël, que ce soit dans un avenir proche ou lointain. À l’inverse, 32 % estiment qu’il est impossible de mettre fin à l’existence d’Israël.

Interrogés sur la résolution du conflit avec Israël, 52 % des Palestiniens ont déclaré préférer les négociations comme meilleur moyen de mettre fin au conflit, contre 13 % qui privilégient la résistance populaire non armée et 12 % qui optent pour la résistance armée.

57 % d’entre eux se sont dits d’accord avec l’affirmation selon laquelle la lutte violente avait échoué et que les Palestiniens devraient plutôt se concentrer sur les efforts diplomatiques sur la scène internationale.

Aucun cadre politique proposé pour résoudre le conflit ne recueille le soutien d’une majorité. 27 % sont favorables à une solution à deux États ; 22 % soutiennent un État binational unique garantissant une totale égalité des droits ; 26 % sont favorables à un État palestinien « du fleuve à la mer » englobant l’ensemble de ce qu’ils considèrent comme la « Palestine historique » sans aucune présence juive permanente ; et 17 % sont favorables à un État palestinien sur l’ensemble du territoire, dans lequel les Juifs seraient autorisés à vivre en tant que citoyens ou résidents.

Concernant l’avenir du Hamas dans la bande de Gaza, 40 % des personnes interrogées estiment que le groupe terroriste palestinien devrait se désarmer, même si moins de la moitié d’entre elles pensent qu’il accepterait réellement de le faire.

L’option la plus plébiscitée pour l’administration future de la bande de Gaza est un gouvernement technocratique, à savoir l’actuel Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), soutenu par les États-Unis, choisi par 32 % des personnes interrogées. 21 % se sont prononcés en faveur de l’Autorité palestinienne (AP), qui gouverne les centres de population palestiniens de Cisjordanie. 21 % supplémentaires sont favorables à un gouvernement d’union nationale entre le Fatah et le Hamas et seulement 5 % choisissent le groupe terroriste.

À la question de savoir qui ils préféreraient voir succéder au dirigeant de l’AP, Mahmoud Abbas, près de la moitié – 44 % – ont répondu ne pas savoir ou ont refusé de répondre.

Parmi les personnes ayant exprimé une préférence claire, Marwan Barghouti, qui purge plusieurs peines de prison à perpétuité en Israël pour son rôle dans la planification d’attentats terroristes meurtriers, arrive largement en tête avec 34 % des suffrages. Hussein al-Cheikh, l’adjoint d’Abbas, recueille 8 %.

Les personnes interrogées citent le chômage et les difficultés de subsistance (97 %), les violences commises par les résidents d’implantation (96 %) et les opérations de l’armée israélienne en Cisjordanie (91 %) parmi les problèmes les plus importants auxquels elles sont confrontées. En outre, 60 % d’entre elles déclarent avoir un faible ou très faible sentiment de sécurité personnelle.

Une majorité de 53 % estime que le président américain Donald Trump n’est absolument pas attaché aux intérêts palestiniens.

Ce sondage a été réalisé par téléphone entre le 27 juin et le 2 juillet 2026 auprès d’un échantillon de 400 Palestiniens en Cisjordanie. La marge d’erreur est de 4,9 %.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.