Selon des Palestiniens, Ras al-Ahmar, un village de la vallée du Jourdain où vivent une quarantaine de familles, est coupé de toute circulation routière depuis deux jours en raison des travaux de construction d’une barrière de sécurité.
Selon l’armée israélienne, cette barrière vise à empêcher la contrebande à la frontière avec la Jordanie et à déjouer les attentats terroristes dans la région. Cette barrière se compose d’une route en terre destinée aux véhicules militaires, de tranchées et de monticules de terre.
Thaer Basharat, un habitant du village, a expliqué au Times of Israel qu’en raison des tranchées creusées autour de la zone, il n’était plus possible d’y entrer ni d’en sortir en voiture. Il a raconté avoir été contraint de franchir les tranchées à pied hier pour pouvoir partir, alors qu’il souffre d’un handicap qui rend la marche difficile.
Selon un autre villageois, qui a souhaité rester anonyme, Tsahal empêche également les habitants de circuler dans une zone qui n’est pas bloquée par les tranchées, après l’avoir déclarée route militaire réservée aux véhicules militaires, alors qu’elle est habituellement empruntée par les habitants.
La construction de la barrière de sécurité, dont la longueur prévue est de 20 kilomètres, a débuté en juillet.
Dans le cadre de ce projet, l’armée a émis un arrêté d’expropriation concernant les terrains sur lesquels la barrière est en construction. Plus de 85 % de la superficie saisie en vertu de cet arrêté pour la barrière traverse des terres palestiniennes appartenant à des particuliers.
Tsahal n’a pas répondu à une demande de commentaires du Times of Israel.