Rechercher

Le drapeau d’Israël retiré d’une installation à Paris après un acte de vandalisme

Une affiche accrochée au mât évoque un "acte de vandalisme" et fait valoir que le drapeau ne "peut être remplacé" d'ici à la fin de l'installation dimanche, a constaté l'AFP

Un drapeau de l'Etat d'Israël. (Crédit : Uri Lenz/Flash 90)
Un drapeau de l'Etat d'Israël. (Crédit : Uri Lenz/Flash 90)

Un drapeau israélien intégré à une installation artistique faisant voisiner les étendards de 195 pays au cœur de Paris a été retiré après avoir été vandalisé, provoquant la colère de l’ambassade d’Israël en France, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

Installée jusqu’à dimanche place de la Bastille dans le cadre de la Paris Design Week, cette installation a pour ambition de « créer de la cohésion sur une place chargée d’histoire » et de mettre en avant ces drapeaux cousus avec des vêtements recyclés, a expliqué à l’AFP le designer Jean-Sébastien Blanc, qui l’a conçue avec Claire Renard.

Dans la nuit de lundi à mardi, le drapeau israélien, monté comme les autres sur un mât en bambou au pied de la colonne de Juillet, a été aspergé de peinture rouge. Les services de police « ont été avisés et ont ouvert une enquête », a fait savoir la préfecture de police.

Le lendemain, les artistes et des organisateurs ont pris « la décision collégiale » de retirer le drapeau et de ne pas le remplacer, a expliqué Jean-Sébastien Blanc. « On ne souhaitait pas laisser un drapeau qui semblait taché de sang parce que ce n’était pas notre parti pris », précise l’artiste français. Contactée, la Paris Design Week n’a pas réagi dans l’immédiat.

Une affiche accrochée au mât évoque un « acte de vandalisme » et fait valoir que le drapeau ne « peut être remplacé » d’ici à la fin de l’installation dimanche, a constaté l’AFP mercredi.

Dans un communiqué sur X, l’ambassade d’Israël en France a réagi en disant sa « consternation ».

« Le retrait du seul drapeau israélien constitue une décision particulièrement grave et soulève de sérieuses interrogations sur l’hostilité particulière dont ce drapeau fait l’objet de la part de la Ville de Paris et des organisateurs », déplore l’ambassade.

De son côté, Jean-Sébastien Blanc fait valoir que ce drapeau était, comme les autres, une « œuvre unique », fruit de quatre heures de travail, et qu’il ne pouvait être remplacé sans dénaturer une œuvre centrée sur « le réemploi des vêtements ».

Selon l’artiste, la crainte de « dégradations » en cas d’installation d’un nouveau drapeau israélien a aussi pesé dans la balance.

Sur Instagram, l’adjointe au maire de Paris Audrey Pulvar a affirmé que la ville avait demandé que le drapeau soit remplacé et dit regretter que les organisateurs aient fait le choix contraire.

« Je condamne la dégradation, hier, d’un drapeau israélien, place de la Bastille, à Paris. Le drapeau était inséré dans une œuvre artistique dédiée à la célébration de la paix, dans le cadre de la Paris Design Week, événement qui n’est pas organisé par la Ville, ni en partenariat avec celle-ci.

Dès le constat de cette dégradation, la Ville de Paris a demandé aux organisateurs que le drapeau israélien soit remplacé. Il n’aurait pas été identique à celui de l’œuvre originale mais au moins l’état d’Israël serait bien présent parmi les 194 autres pays et le drapeau blanc, symbole de paix, mis en valeur par cette œuvre artistique. Les organisateurs ont fait le choix d’installer, d’après nos informations, une pancarte explicative.

Je regrette que le drapeau israélien ne figure plus dans l’installation artistique. C’est une forme de disparition symbolique de cet état, dont on peut contester le gouvernement mais pas l’existence. »

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.