Bnei Brak : le portail d’une école mixte soudé, les parents dénoncent du harcèlement
La police est intervenue pour forcer l'entrée de l'établissement sioniste religieux mixte, dont les familles dénoncent la négligence répétée de la municipalité ultra-orthodoxe
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Les élèves d’une école primaire de Bnei Brak ont trouvé les portails de leur établissement soudés, lundi matin. Dans la foulée, les parents ont accusé la municipalité, à majorité ultra-orthodoxe, de discrimination envers cet établissement sioniste religieux où garçons et filles étudient ensemble.
La municipalité de Bnei Brak a rejeté la faute sur un « voisin extrémiste » et affirmé que l’entrée de derrière était restée ouverte. Mais selon des parents et un enseignant de l’école Afikim, l’établissement dans son entier était inaccessible et la police a dû intervenir pour forcer le portail.
Selon les parents, cet événement s’inscrit dans une série de négligences et dysfonctionnements subis par l’école depuis que son bâtiment d’origine a été endommagé par un missile iranien l’an dernier.
L’établissement Afikim accueille près de 200 élèves, dont certains relèvent de l’éducation spécialisée.
« Le harcèlement est constant », a déclaré une mère d’élève au média Ynet. « Manifestement, il y a des gens, autour de nous, qui refusent d’accepter l’existence d’une école mixte pour garçons et filles. »
Les parents expliquent que les problèmes ont commencé au moment de la relocalisation des élèves suite à la chute du missile. L’école avait d’abord été installée dans un bâtiment inadapté, dépourvu de climatisation et sujet à des coupures de courant, sans compter de fréquentes fuites.
L’établissement a ensuite été déplacé sur un nouveau site partagé avec une école de filles ultra-orthodoxe. Cette cohabitation difficile a engendré de nouvelles tensions.
« Au début, la municipalité n’a même pas pris la peine d’installer un panneau à l’entrée, laissant les jeunes enfants désorientés le jour de la rentrée. Ils ont ensuite posé un panneau indiquant uniquement l’école de filles », ajoute cette mère.
טוביה יגלניק: אירוע מופרע הבוקר בבני ברק: הכניסה לבית הספר הממלכתי-דתי נחסמה כי אין בו הפרדה מגדרית בין הילדים. קיצונים חרדים הלחימו וריתכו את שער הכניסה לביהס הממלכתי- דתי בשכונת פרדס כ״ץ המעורבת, כדי שהתלמידים, רבים מהם ילדי חינוך מיוחד, לא יוכלו להיכנס. בתמונה: אחרי פריצת השער pic.twitter.com/sM460ENpF9
— listein (@Lihistein) September 7, 2026
Dans un communiqué destiné aux médias israéliens, la municipalité a attribué les tensions à la difficulté de faire cohabiter des établissements de tendances religieuses différentes en un même lieu.
« Par souci de responsabilité et dans le but d’éviter frictions et désagréments, la municipalité a investi des ressources et aménagé des entrées séparées pour les établissements, dont l’école Afikim. »
La municipalité assure que la porte arrière était ouverte, qualifiant la réaction des parents de « démarche populiste et inutile ».
Cependant, les témoins présents sur place assurent que toutes les entrées étaient fermées. Une mère a expliqué à Ynet que des accès distincts avaient été mis en place afin d’éviter que les élèves ultra-orthodoxes ne croisent leurs camarades du courant sioniste religieux.
Les parents tentent désormais de contacter la municipalité pour s’assurer que leurs enfants puissent poursuivre leur scolarité sans encombres.
« Nos enfants ne sont pas invisibles, et ce manque de respect ne restera pas sans réponse », a déclaré un parent à la chaîne N12.
« Il est temps que quelqu’un prenne ses responsabilités et apporte des réponses. »
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