Sid Rosenberg aurait « séduit » JD Vance après avoir vivement critiqué ses positions sur Israël
L'animateur de radio s’est entretenu avec le vice-président, qui avait indiqué que Donald Trump était prêt à "s’éloigner"de Benjamin Netanyahu et que la politique américaine au Moyen-Orient ne pouvait être "subordonnée" à Israël
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JTA — Sid Rosenberg, personnalité conservatrice de la radio, fervent partisan du président américain Donald Trump et critique des positionnements du vice-président JD Vance vis-à-vis d’Israël, est sorti jeudi d’une rencontre avec ce dernier, débordant d’optimisme.
« J’y suis allé sans vraiment m’attendre à grand-chose », a déclaré Rosenberg aux animateurs de l’émission « Cats & Cosby » de la radio WABC.
Notant que plusieurs personnes lui avaient assuré que Vance saurait le convaincre, Rosenberg a confirmé que « c’était le cas ».
« Je pense que c’est moi qui l’ai le plus charmé », a-t-il ajouté.
Cette rencontre très médiatisée s’est déroulée alors que Vance tente de se rapprocher de la communauté juive après une série de propos controversés sur Israël, afin de consolider son soutien en vue d’une éventuelle candidature à la présidence en 2028.
Rosenberg, juif new-Yorkais juif et ami de Trump, a reproché à Vance de ne pas être « assez ferme sur la question d’Israël ». Il a également appelé le vice-président à prendre ses distances avec Tucker Carlson, un commentateur d’extrême-droite farouchement anti-Israël qui a à plusieurs reprises donné la parole à des antisémites et à des négationnistes de la Shoah. Vance, pour sa part, considère Carlson comme un « ami ».
« Honnêtement, j’ai été très critique envers JD, très critique », a poursuivi Rosenberg, qui anime sa propre émission sur WABC, « Sid & Friends In The Morning ».
Cette semaine, Vance a déclaré que les États-Unis ne pouvaient pas laisser leur politique au Moyen-Orient être « subordonnée » à celle d’Israël, et qu’ils devaient faire passer leurs propres intérêts en premier. Il a également ajouté que Trump « s’était montré disposé à rompre avec Netanyahu lorsqu’il estimait que les intérêts du peuple américain divergeaient de ceux du gouvernement israélien ».
Rosenberg a confié à Rita Cosby et à son co-animateur, John Catsimatidis, qu’il avait été « vraiment surpris » de recevoir une invitation à rencontrer le vice-président, après qu’ils ont tous les deux pris la parole le mois dernier lors d’une réunion de la Coalition juive républicaine (RJC) à Las Vegas.
« On disait que j’allais mettre JD Vance sur le gril à propos de Tucker Carlson et de ses commentaires récents sur Israël », a déclaré Rosenberg.
« Il s’agissait davantage d’une séance destinée à faire connaissance. »
Tout en précisant que la majeure partie de leur conversation resterait confidentielle, Rosenberg a souligné que « cela s’était bien passé » et qu’ils « s’étaient bien entendus », ajoutant que les deux hommes auraient probablement « de nombreuses autres rencontres sur des sujets très importants » à l’avenir.
Bien qu’il soit resté catégorique quant à sa préférence pour Marco Rubio, secrétaire d’État, comme candidat à l’élection présidentielle de 2028, Rosenberg a déclaré que si Vance « devait être notre homme », il était sorti de la réunion de jeudi avec le sentiment de pouvoir travailler avec lui.
« Il est prêt à écouter », a poursuivi Rosenberg.
« Je ne pense absolument pas que JD Vance déteste Israël ou le peuple juif. »
Quelques heures seulement avant la rencontre de Rosenberg avec le vice-président, i24 News avait rapporté que Vance prévoyait également d’organiser un dîner de Shabbat cette semaine, afin de se rapprocher davantage des républicains juifs.
« Le vice-président Vance déploie des efforts considérables pour tendre la main à la communauté juive américaine, notamment à travers ce dîner de Shabbat », a déclaré à la Jewish Telegraphic Agency Shabbos Kestenbaum, militant pro-Israël sur les campus et partisan de Trump, qui s’était exprimé lors de la Convention nationale républicaine de 2024.
Kestenbaum, qui a intenté en 2024 une action en justice au titre du Titre VI contre l’université de Harvard pour avoir fermé les yeux sur l’antisémitisme, a ajouté qu’il se réjouissait « de travailler ensemble sur nos intérêts communs tout en exprimant nos préoccupations ».
En réponse aux récentes déclarations de Vance sur Israël et Netanyahu, Sam Markstein, directeur politique national de la RJC, a déclaré à la JTA, dans un communiqué, que « le vice-président a répété à maintes reprises qu’Israël était un allié proche et important des États-Unis ».
Markstein a rappelé que lors de la réunion de la RJC du mois dernier – où Vance et Rosenberg avaient tous deux pris la parole -, l’ancien ministre israélien des Affaires stratégiques, Ron Dermer, avait déclaré qu’il serait « éternellement reconnaissant » envers Vance pour le rôle qu’il a joué lors de la guerre des douze jours contre l’Iran, en juin 2025.
« Tout véritable partenariat entre des nations fières, indépendantes et souveraines laisse place à des divergences – c’est là le signe de la force de l’alliance », a ajouté Markstein.
Le discours de Vance lors de la réunion de la RJC a été perçu par les médias comme une occasion de renouer des liens avec les conservateurs juifs, notamment en ce qui concerne ses opinions sur Israël et ses liens avec Carlson.
Le vice-président s’est exprimé lors d’une séance à huis clos, au cours de laquelle il aurait qualifié Israël « d’extrêmement important pour la sécurité nationale des États-Unis », selon Axios.
Concernant un autre podcasteur considéré comme de droite, Joe Rogan, Vance a fait valoir que « la meilleure approche consiste en réalité à aller le voir, à lui parler et à présenter les meilleurs arguments possibles », a rapporté le Wall Street Journal.
Bien que le vice-président ait dénoncé un troisième podcasteur, le suprémaciste blanc Nick Fuentes, comme quelqu’un qui « déteste vraiment les Juifs », il n’a pas donné son avis sur Carlson, selon les informations disponibles.
Après le discours, Rosenberg a fustigé Vance pour avoir laissé passer « une occasion de s’en prendre » à Carlson et pour avoir imputé l’antisémitisme à l’immigration, ce que l’animateur de radio a qualifié de « ridicule ».
Mais à la suite de ce qu’il a qualifié de « formidable rencontre » avec le vice-président jeudi, Rosenberg semblait avoir revu sa position.
Interrogé par Cosby pour savoir s’il était optimiste quant à la position de Vance sur Israël, Rosenberg a répondu : « La réponse est oui. »
L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.
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