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Revenant sur sa promesse de longue date, Liberman confirme être ouvert à une coalition avec les partis haredim

Trump s’entretient avec l’émir du Qatar qui met en garde contre une escalade avec l'Iran ; Le CGRI iranien affirme que deux pétroliers ont heurté des mines et pris feu dans le détroit d’Ormuz

Avigdor Liberman, chef d’Yisrael Beytenu, au siège électoral du parti à Tel Aviv, le soir des élections, le 27 octobre 2026. (Crédit : Tal Gal/Flash90)
Avigdor Liberman, chef d’Yisrael Beytenu, au siège électoral du parti à Tel Aviv, le soir des élections, le 27 octobre 2026. (Crédit : Tal Gal/Flash90)

Dans sa première réaction, le cabinet de Netanyahu ne réfute pas l’annonce de Trump quant à l’arrêt imminent de l’aide militaire

Le président américain Donald Trump écoutant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’exprimer au club Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (Crédit : Alex Brandon/AP)
Le président américain Donald Trump écoutant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’exprimer au club Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (Crédit : Alex Brandon/AP)

Dans sa première réaction à l’annonce faite par le président américain Donald Trump concernant l’arrêt complet de l’aide militaire américaine à Israël à la fin de cette année, le cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu n’a pas démenti cette information.

Dans la matinée de mardi, le jour des élections de mi-mandat, Trump a fait savoir que les États-Unis cesseraient de verser à Israël les 4 milliards de dollars d’aide militaire annuelle d’ici fin 2026 – des propos qui auraient pris au dépourvu les responsables israéliens de la sécurité et des finances, considérant que le protocole d’accord décennal sur l’aide militaire américaine à Israël, qui octroie à l’État hébreu 3,8 milliards de dollars par an, n’expire qu’à la fin du mois de septembre 2028.

Si Netanyahu s’est déjà exprimé publiquement et à plusieurs reprises sur la fin de l’aide militaire américaine à Israël, il a toutefois évoqué une mise en œuvre progressive au cours de la prochaine décennie, et non une suppression immédiate. « L’aide militaire américaine à Israël a toujours fait l’objet d’un accord bipartite. Israël s’en est servi tant pour se défendre que pour affronter les ennemis qui menacent l’Amérique et l’Occident », peut-on lire dans un nouveau communiqué du cabinet du Premier ministre, qui semble également mentionner la victoire des démocrates aux élections de mi-mandat.

« Aujourd’hui, Israël dispose d’une économie forte et stable. Cette évolution, initiée par le Premier ministre Netanyahu et le président Trump, d’une aide vers un partenariat, témoigne de la solidité et de la finesse de notre relation, ainsi que de sa capacité à s’adapter et à rester forte au fil du temps », ajoute-t-il dans un message publié sur le réseau social X.

La publication est accompagnée d’un extrait d’une interview accordée à Fox News par le porte-parole du cabinet du Premier ministre, Doron Spielman, qui déclare : « Cette aide a joué un rôle essentiel. Mais le Premier ministre a décidé, en collaboration avec le président Trump, d’opérer une transition vers un partenariat et des investissements mutuels. »

Yair Golan « optimiste » quant à la formation d’un nouveau gouvernement, évoquant des « progrès substantiels »

Yaïr Golan, le chef du parti HaDmocratim, participant au Sommet mondial Shabtai Shavit sur la lutte contre le terrorisme à l’université Reichman d’Herzliya, le 6 octobre 2026. (Crédit : Tal Gal/Flash90)
Yaïr Golan, le chef du parti HaDmocratim, participant au Sommet mondial Shabtai Shavit sur la lutte contre le terrorisme à l’université Reichman d’Herzliya, le 6 octobre 2026. (Crédit : Tal Gal/Flash90)

Le chef du HaDemocratim, Yair Golan, affirme être plus optimiste qu’auparavant quant à la possibilité de former un nouveau gouvernement, après que le chef d’Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, a annoncé vouloir mettre fin à son boycott des partis ultra-orthodoxes, qui durait depuis des années.

« Je suis plus optimiste que je ne l’étais mercredi matin, après l’annonce des résultats », a-t-il tweeté. « Il y a des progrès. Il y a une volonté. Et un véritable travail est accompli chaque jour dans le but de traduire les résultats de ces élections en un gouvernement du changement. Bien sûr, il y a des difficultés, et je n’ai pas l’intention de les occulter. Mais il y a aussi des progrès substantiels. »

« Israël arrive à un carrefour décisif. La responsabilité qui pèse sur nous, les dirigeants du bloc du changement, est considérable. Nous sommes déterminés à former un gouvernement national d’urgence – et ce, dès que possible. »

Liberman confirme qu’il est ouvert à une coalition avec les partis haredim

Avigdor Liberman, chef d’Yisrael Beytenu, au siège électoral du parti à Tel Aviv, le soir des élections, le 27 octobre 2026. (Crédit : Tal Gal/Flash90)
Avigdor Liberman, chef d’Yisrael Beytenu, au siège électoral du parti à Tel Aviv, le soir des élections, le 27 octobre 2026. (Crédit : Tal Gal/Flash90)

Le chef du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, a confirmé les informations qui ont laissé entendre qu’il serait revenu sur ses promesses de longue date de ne jamais former de coalition avec les partis ultra-orthodoxes. Il a ainsi déclaré dans un communiqué qu’il était prêt à faire des compromis sur ses engagements répétés visant à faire adopter une loi rendant obligatoire l’enrôlement des hommes haredim dans l’armée israélienne.

Dans un message qui a été posté sur le réseau social X, Liberman a estimé que les résultats des élections obligeaient les dirigeants politiques israéliens à « repenser notre cap » et à « anticiper ».

Liberman a ajouté que la réalité politique actuelle nécessitait de prendre des « décisions difficiles » et de faire des « compromis douloureux ». Il a répété les trois lignes rouges qu’il a fixées : « L’ère Netanyahu doit prendre fin » ; Israël ne doit pas être entraîné dans de nouvelles élections ; et aucun gouvernement ne doit s’appuyer sur la Liste arabe unie et sur le Raam.

Il a redit son opposition à la formation d’un gouvernement dépendant du soutien de ces deux partis arabes, et il a précisé que Yisrael Beytenu « votera contre un tel gouvernement ». Sur d’autres questions, il a toutefois jugé qu’il était « permis et souhaitable de faire preuve de souplesse et de compromis », y compris sur la loi relative à la conscription des ultra-orthodoxes.

« Cela me peine, et je sais que cela peine beaucoup d’autres personnes. Mais au vu de l’ampleur des défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui, l’intérêt national doit primer sur toute autre considération », a-t-il indiqué.

Il a mis en garde contre le fait que la formation d’un gouvernement minoritaire pourrait ouvrir la voie à un retour au pouvoir du Premier ministre Benjamin Netanyahu avec une majorité encore plus large, affirmant que « le chemin vers la destruction du Troisième Temple sera court ».

Il a évoqué le gouvernement dit « du changement » qui avait été dirigé par Naftali Bennett et par Yair Lapid en 2021 – qui n’avait duré qu’un peu plus d’un an avant que Netanyahu ne revienne au pouvoir avec 64 sièges. Un gouvernement minoritaire, a-t-il prévenu, durerait « bien moins longtemps » et alors « nous retrouverons Netanyahu avec 70 sièges, et pour quatre années supplémentaires ».

Liberman a accusé Gadi Eisenkot et la campagne de son parti Yashar, qui visait à devenir le « plus grand parti » – ainsi que les discussions sur la formation d’un gouvernement minoritaire – d’avoir porté atteinte au bloc du changement dans les derniers jours de la campagne électorale. Liberman a estimé que le bloc avait perdu sept à huit sièges au cours des dix derniers jours avant le scrutin, dont trois à quatre fauteuils qui auraient dû revenir à Yisrael Beytenu et qui seraient allés au Likud de Netanyahu.

Aucun expert, analyste de données ou observateur n’a avancé de telles affirmations depuis les élections.

Liberman a toutefois rejeté les informations qui ont laissé entendre que son accord de collaboration avec les ultra-orthodoxes aurait été conclu en échange d’un éventuel accord de partage du pouvoir – accord qui aurait été finalisé entre lui-même et Eisenkot.

Il a affirmé n’avoir discuté d’un gouvernement de rotation au poste de Premier ministre avec personne, « pas même avec moi-même », et il a évoqué ce mécanisme en disant qu’il était néfaste pour la gouvernance du pays.

Trump s’entretient avec l’émir du Qatar

L'émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani (à droite), et le président américain Donald Trump, au palais royal de Doha, le 14 mai 2025. (Crédit : Brendan Smialowski/AFP)
L'émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani (à droite), et le président américain Donald Trump, au palais royal de Doha, le 14 mai 2025. (Crédit : Brendan Smialowski/AFP)

L’émir du Qatar, le cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, a évoqué les efforts diplomatiques qui sont actuellement livrés pour apaiser les tensions régionales lors d’un entretien téléphonique avec le président américain Donald Trump, selon un communiqué qui a été émis par les Qataris.

Les deux dirigeants ont évoqué les efforts de médiation du Qatar en vue d’un accord global avec l’Iran qui permettrait de mettre un terme à la crise régionale, a-t-il précisé.

Au cours de cet entretien, le souverain qatari a souligné l’importance d’éviter toute nouvelle escalade, de garantir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz et d’assurer l’approvisionnement énergétique.

La coalition dirigée par les Saoudiens a abattu deux missiles houthis tirés vers l’Arabie saoudite

Les systèmes de défense aérienne ont intercepté et détruit deux missiles balistiques qui avaient été tirés par le groupe yéménite des Houthis en direction de Najran, en Arabie saoudite, a fait savoir la coalition dirigée par l’Arabie saoudite.

Des débris sont tombés à la suite de l’interception et l’évaluation des dégâts est en cours, a précisé la coalition dans un message qui a été posté sur le réseau social X.

Le CGRI iranien affirme que deux pétroliers ont heurté des mines et pris feu dans le détroit d’Ormuz

Le navire porte-conteneurs chinois Hui Fa transite dans le golfe d’Oman au large des côtes de Khor Fakkan, dans l’émirat de Sharjah, à l’est des Émirats arabes unis, le 13 octobre 2026 (AFP)
Le navire porte-conteneurs chinois Hui Fa transite dans le golfe d’Oman au large des côtes de Khor Fakkan, dans l’émirat de Sharjah, à l’est des Émirats arabes unis, le 13 octobre 2026 (AFP)

Les Gardiens de la révolution islamique iraniens ont affirmé que deux pétroliers ont pris feu après avoir heurté des mines alors qu’ils tentaient de traverser le détroit d’Ormuz en empruntant des itinéraires non autorisés, selon les médias d’État.

Le consul général d’Israël à New York anticipe un exode de Juifs d’Amérique du Nord vers Israël

Ofir Akunis, consul général d'Israël à New York, assiste au défilé de la Journée d'Israël à New York, le 31 mai 2026. (Crédit : Arie Leib Abrams/Flash90)
Ofir Akunis, consul général d'Israël à New York, assiste au défilé de la Journée d'Israël à New York, le 31 mai 2026. (Crédit : Arie Leib Abrams/Flash90)

Le consul général d’Israël à New York prévoit que de nombreux Juifs américains émigreront vers Israël – vraisemblablement en raison de la victoire écrasante qui a été remportée par le parti démocrate aux élections de mi-mandat.

« Le prochain gouvernement formé en Israël doit se préparer à une vague massive d’aliyah en provenance d’Amérique du Nord, et des États-Unis en particulier », a écrit Ofir Akunis sur le réseau social X. « Je l’avais dit il y a six mois. Je le répète aujourd’hui ».

Un récent sondage a montré que 72 % des Juifs ont voté pour le candidat démocrate lors des élections de mi-mandat, soit le même pourcentage qu’en 2024.

Tony Blair devrait rencontrer Eisenkot après s’être entretenu avec Herzog et Netanyahu

Sir Tony Blair, ancien Premier ministre du Royaume-Uni et membre du Conseil exécutif du Conseil de la Paix pour Gaza, s'exprime lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur la situation au Moyen-Orient à New York, le 28 avril 2026. (Crédit: Lev Radin/ZUMA Press Wire)
Sir Tony Blair, ancien Premier ministre du Royaume-Uni et membre du Conseil exécutif du Conseil de la Paix pour Gaza, s'exprime lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur la situation au Moyen-Orient à New York, le 28 avril 2026. (Crédit: Lev Radin/ZUMA Press Wire)

En plus de sa rencontre avec le président Isaac Herzog, l’ancien Premier ministre britannique et envoyé spécial du Conseil de paix, Tony Blair, s’est entretenu jeudi avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors de son passage à Jérusalem, a signalé le quotidien Haaretz.

Le journal a précisé que ces rencontres ont eu pour objectif de faire avancer le plan de paix pour Gaza qui a été élaboré par le président américain Donald Trump à la suite des récentes élections israéliennes. Il a ajouté que Tony Blair devrait également échanger, dans la journée de vendredi, avec le chef du parti Yashar, Gadi Eisenkot, afin d’ouvrir le dialogue.

Rubio dément toute démission de l’administration Trump en vue de la course présidentielle de 2028

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio fait le signe de croix devant les journalistes avant de pénétrer dans l’aile ouest de la Maison Blanche, le 3 novembre 2026, à Washington. (Crédit: AP/Alex Brandon)
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio fait le signe de croix devant les journalistes avant de pénétrer dans l’aile ouest de la Maison Blanche, le 3 novembre 2026, à Washington. (Crédit: AP/Alex Brandon)

WASHINGTON — Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a démenti les rumeurs qui ont laissé entendre qu’il quittera l’administration de Donald Trump pour se présenter à la présidence, disant au New York Times, dans une interview, que travailler pour Trump jusqu’à la fin de son mandat avait « toujours été [son] projet ».

« Je ne parlerai littéralement plus de 2028 », aurait ainsi confié Rubio, selon le Times. « Je ne le ferai tout simplement pas ».

Nucléaire : Trump dit que l’Iran ne peut rien faire « sans notre accord »

Le président américain Donald Trump s’exprime dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, DC, le 5 novembre 2026. (Crédit: MANDEL NGAN/AFP)
Le président américain Donald Trump s’exprime dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, DC, le 5 novembre 2026. (Crédit: MANDEL NGAN/AFP)

Le président américain Donald Trump a affirmé que l’Iran ne pouvait rien faire concernant son programme nucléaire sans « l’accord » des États-Unis.

Interrogé par des journalistes dans le Bureau ovale au sujet d’informations qui ont laissé entendre que les négociateurs iraniens examineraient une nouvelle proposition d’accord visant à limiter son programme nucléaire,il a répondu : « Ils ne font rien sans notre accord… Peu importe ce qu’ils examinent. Ils n’auront pas d’arme nucléaire ».

« Nous allons maintenant prendre une décision [concernant l’Iran]. Voulons-nous aller plus loin… et certifier cet accord… afin que cela ne se reproduise plus jamais ? Je préférerais ne pas détruire le reste du pays si possible, mais je vais peut-être devoir le faire. Vous le saurez bien assez tôt », a martelé Trump.

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