« Un échange d’idées » : dans le Bureau ovale avec Trump et Netanyahu
Selon un responsable israélien, le Premier ministre n’a pas tenté de convaincre le président américain de reprendre ses frappes ; si attaqué, Israël n’attendra pas un feu vert de Washington
WASHINGTON – Le Premier ministre Netanyahu n’a défendu aucune stratégie particulière concernant la République islamique d’Iran lors de sa rencontre de mardi avec le président américain Donald Trump dans le Bureau ovale, a indiqué un haut responsable israélien, qui décrit l’entretien comme un « échange d’idées » autour des trois principaux scénarios envisagés.
Le premier scénario verrait la conclusion d’un accord diplomatique avec Téhéran. Le deuxième, plus incertain, impliquerait la poursuite par les États-Unis de leur politique de pression sans accord, au moyen, notamment, de sanctions économiques et d’un blocus des ports iraniens. La troisième option consisterait à lancer une nouvelle offensive de grande ampleur contre la République islamique, a expliqué ce haut responsable israélien mercredi, lors d’un point presse avec des journalistes israéliens à Washington.
« Nous avons examiné chacune de ces options de manière approfondie et en toute franchise, non pas pour en privilégier une, mais pour déterminer laquelle serait la plus susceptible d’aboutir au résultat souhaité », a déclaré ce haut responsable israélien.
Le responsable a également tenu à démentir l’idée selon laquelle Netanyahu s’était rendu à Washington pour convaincre Trump de reprendre les frappes contre l’Iran, comme cela avait largement été rapporté lors de son précédent déplacement, en février. Quelques semaines avant le déclenchement de la guerre, le Premier ministre avait présenté dans la Situation Room un argumentaire jugé audacieux, expliquant pourquoi les États-Unis devaient se joindre à Israël pour frapper l’Iran.
Trump avait donné son accord, mais nombre des prévisions avancées alors par Netanyahu sur le déroulement de la campagne ne se sont pas concrétisées. Les États-Unis et le régime de Téhéran ont signé le mois dernier un mémorandum d’entente destiné à mettre un terme au conflit. Celui-ci portait toutefois essentiellement sur la réouverture du détroit d’Ormuz, plutôt que sur des concessions concrètes de l’Iran concernant son programme nucléaire, au cœur des tensions entre les deux pays depuis des dizaines d’années.
Ce mémorandum d’entente a depuis volé en éclats en raison de désaccords persistants sur la question d’Ormuz, et Trump envisage de nouveau une intervention militaire américaine de grande envergure contre la République islamique.
Cette fois, Netanyahu n’a pas indiqué à Trump lequel des trois scénarios avait sa préférence, tout en reconnaissant nourrir des doutes quant à la volonté de la République islamique de respecter un éventuel accord, a indiqué ce haut responsable israélien.
Les deux dirigeants ont néanmoins examiné en détail chacune des trois options, en en pesant les avantages et les inconvénients afin d’atteindre leur objectif commun : empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, a ajouté le responsable.
Tout en reconnaissant que la décision finale sur la marche à suivre appartenait à Trump, il a précisé que Netanyahu n’attendrait pas le feu vert de Washington si Téhéran décidait d’attaquer Israël en premier.
Selon ce responsable, si le régime iranien s’est abstenu de le faire jusqu’à présent, c’est parce qu’il sait que la riposte israélienne serait dévastatrice, Israël étant parvenu à rétablir sa capacité de dissuasion.
Accroître la pression économique sur un régime affaibli
Lors de la réunion de mardi, Trump a fait part de ses inquiétudes quant aux répercussions de la guerre sur les marchés de l’énergie et l’économie mondiale, a indiqué le haut responsable israélien, ajoutant que Netanyahu reconnaissait que cet objectif pouvait entrer en conflit avec la nécessité de maintenir une pression sur le régime iranien.
Le blocage du détroit d’Ormuz par la République islamique, passage stratégique pour l’acheminement du pétrole et du gaz à l’échelle mondiale, a fait bondir les prix de l’énergie à l’approche des élections américaines de mi-mandat prévues en novembre.
Netanyahu a toutefois soutenu que le détroit d’Ormuz constituait le dernier véritable levier dont disposait encore le régime de Téhéran et que les États-Unis ne devaient pas le laisser s’en servir pour arracher des concessions à Washington.
Le Premier ministre a assuré à Trump qu’il était encore possible d’accentuer la pression économique sur la République islamique sans pour autant faire dérailler l’économie mondiale, a ajouté ce responsable.
Les deux dirigeants ont également évoqué un renforcement de la pression économique sur la République islamique d’Iran, « par des moyens cinétiques et non cinétiques », a indiqué ce haut responsable israélien.
Selon lui, si l’Iran semble avoir résisté au pire des frappes que les États-Unis et Israël lui ont infligées au cours des quatre derniers mois, le régime est aujourd’hui beaucoup plus fragilisé qu’il n’y paraît. Il ferait face à des difficultés économiques sans précédent ainsi qu’à une recrudescence de manifestations de faible ampleur.
« Le régime craint fortement que la population ne descende dans la rue en raison de la situation économique », a ajouté le responsable, évoquant un taux d’inflation de 90 % en Iran. La crise économique qui a frappé le pays au début de l’année avait provoqué des manifestations de masse, auxquelles le régime avait répondu par une répression sanglante dans les semaines ayant précédé la guerre.
Un changement de régime jugé irréaliste
Alors qu’au début de la guerre, Netanyahu présentait un changement de régime comme une perspective tout à fait réaliste, ce haut responsable israélien a semblé reconnaître qu’un tel scénario ne se produirait pas spontanément dans les circonstances actuelles, les manifestants n’étant pas armés.
Le responsable a également évoqué les récentes exécutions de dissidents par le régime iranien, estimant qu’elles témoignaient de la pression croissante qui s’exerce sur le régime.
Selon lui, l’Iran dispose encore d’environ 1 500 missiles balistiques contre plusieurs milliers avant la guerre, mais il ne possède plus les capacités industrielles nécessaires pour en produire de nouveaux. Le programme balistique aurait ainsi pris plusieurs années de retard, une évaluation qui reste toutefois loin des promesses initiales de Netanyahu et de Trump de le démanteler complètement.
Un article publié par le Washington Post en mai, après le premier cessez-le-feu de la guerre, affirmait toutefois que la République islamique conservait plus de 70 % de son stock de lanceurs mobiles et de missiles d’avant-guerre.
Le responsable israélien a par ailleurs démenti les informations selon lesquelles Netanyahu comptait présenter à Trump des renseignements sur les activités iraniennes sur le site nucléaire du mont Kolang, soulignant que de telles informations pouvaient être transmises par les canaux habituels du renseignement.
Bien que des centrifugeuses destinées à l’enrichissement de l’uranium soient installées dans le mont Kolang, aucune activité d’enrichissement n’y est actuellement menée, a déclaré ce haut responsable israélien, faisant écho aux affirmations de Trump selon lesquelles le site fait l’objet d’une surveillance constante.
Pour l’instant, la République islamique s’est abstenue de se lancer dans la fabrication d’une arme nucléaire, de crainte que cela ne compromette les capacités nucléaires limitées dont elle dispose encore, a indiqué ce haut responsable israélien.
Selon lui, le régime est traversé par des divergences, non pas entre pragmatiques et tenants de la ligne dure, comme l’a affirmé le vice-président américain JD Vance, mais entre « ceux qui ont le plus peur et ceux qui ont le moins peur ».
Les premiers redoutent qu’un effondrement économique ne déclenche un soulèvement populaire, tandis que les seconds estiment que le régime n’a guère de raisons de s’inquiéter puisqu’il est le seul, en Iran, à détenir les armes, a expliqué le responsable.
Celui-ci a regretté que le nouveau Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, ait adopté une « ligne très négative sur toutes les questions », laissant entendre que l’ayatollah appartient au camp de ceux qui s’inquiètent le moins de la situation actuelle.
Il a toutefois ajouté qu’il n’était pas certain que tous les ordres attribués à Khamenei émanent effectivement de lui, très peu de personnes l’ayant vu depuis qu’il a été grièvement blessé lors de la première frappe de la guerre, qui a coûté la vie à son père et prédécesseur, ainsi qu’à d’autres membres de sa famille.
Des supports visuels pour faire évoluer les idées préconçues de Trump
Si l’essentiel de leur entretien de 90 minutes dans le Bureau ovale a porté sur l’Iran, Netanyahu a également abordé la présence militaire israélienne en Syrie, alors que Trump réclamait en privé le retrait de Tsahal de ce pays ainsi que du Liban voisin.
Trump « a certaines idées préconçues qui, si l’on ne parvient pas à les faire évoluer, finissent par s’ancrer. Il faut donc lui présenter les faits, de préférence de manière visuelle. Ce type de présentation a un effet cumulatif par rapport à ce qu’il entend par ailleurs », a expliqué ce haut responsable israélien.
Netanyahu a ainsi montré à Trump une carte illustrant les zones de la Syrie contrôlées par la Turquie et par Israël. Selon ce responsable, la Turquie contrôlerait environ 5 % du territoire syrien, tandis que la part contrôlée par Tsahal ne représente que 0,1 %.
Il a toutefois reconnu que la présence turque s’exerce avec l’accord du gouvernement syrien, contrairement à celle d’Israël.
Le responsable a ajouté que les relations, ou plutôt leur absence, entre Netanyahu et le président turc Recep Tayyip Erdogan avaient également été évoquées. Le Premier ministre a affirmé à Trump qu’Erdogan cherchait à restaurer l’Empire ottoman et a réitéré son opposition à la vente d’avions de combat F-35 à Ankara.
Les relations entre Israël et la Turquie, déjà tendues de longue date, se sont effondrées depuis le pogrom perpétré dans le sud d’Israël par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza et dans toute la région. Ankara a accueilli des dirigeants du Hamas et est perçue par une partie des responsables israéliens comme une menace régionale croissante.
Trump a peu apprécié les critiques publiques de Netanyahu à l’égard de la vente d’avions de combat F-35 à la Turquie, qu’il s’est dit prêt à autoriser. La veille de leur rencontre, il avait déclaré aux journalistes que « personne ne me dit ce que nous devons vendre et à qui ».
Trump n’a pas demandé à Tsahal de poursuivre son retrait de la zone tampon israélienne, large de près de dix kilomètres, dans le sud du Liban, Netanyahu lui ayant expliqué que les troupes y étaient déployées pour protéger les localités israéliennes situées de l’autre côté de la frontière.
Tsahal s’est retirée au début du mois d’une « zone pilote », où elle a été remplacée par des soldats des Forces armées libanaises chargés de faire progresser le désarmement du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, soutenu par l’Iran.
Le département d’État américain a toutefois indiqué lundi qu’il envisageait la création de nouvelles zones pilotes dans le sud du Liban. Cette question doit être abordée lors du prochain cycle de pourparlers entre Israël et le Liban, organisé sous l’égide des États-Unis à Rome la semaine prochaine. Israël a toutefois exclu tout retrait supplémentaire d’ici là.
La question de l’accord nucléaire civil conclu avec l’Arabie saoudite a également été abordée. Le haut responsable a indiqué que Trump avait assuré au Premier ministre qu’il considérait cet accord comme un élément du processus de normalisation entre Ryad et Israël.
Au lendemain de sa signature, Trump a déclaré que cet accord serait conditionné à l’adhésion de l’Arabie saoudite aux Accords d’Abraham. Ryad a toutefois répété qu’il ne rejoindrait pas ces accords tant qu’Israël n’aurait pas engagé un processus irréversible vers la création d’un État palestinien, une perspective que Netanyahu rejette catégoriquement.
Le responsable israélien a ajouté que Netanyahu ferait connaître publiquement ses inquiétudes concernant l’accord nucléaire civil américano-saoudien s’il apparaissait que celui-ci progressait sans avancée parallèle vers une normalisation entre Ryad et Israël.
Le responsable israélien a balayé les informations faisant état de tensions entre Netanyahu et Trump, assurant que les deux hommes étaient comme un « couple marié » qui se connaît si bien qu’ils « finissent les phrases l’un de l’autre ».
Selon lui, Trump a de nouveau évoqué de sa propre initiative le procès pour corruption de Netanyahu lors de leur entretien dans le Bureau ovale, réaffirmant tout le mépris qu’il éprouve pour cette procédure judiciaire.
Trump a reproché à plusieurs reprises, depuis octobre 2025, au président Isaac Herzog de ne pas avoir gracié Netanyahu. Dans le même temps, il s’est gardé d’apporter publiquement son soutien au Premier ministre israélien à l’approche des prochaines élections en Israël. Certains membres de son entourage craindraient qu’un nouveau gouvernement de droite dure dirigé par Netanyahu ne compromette les efforts de l’administration américaine en faveur de l’intégration régionale, au vu des politiques expansionnistes menées par l’actuelle coalition à Gaza, en Cisjordanie, au Liban et en Syrie.
« De l’aide au partenariat »
Le responsable israélien a indiqué que Netanyahu s’était entretenu séparément mardi avec le vice-président américain JD Vance et l’envoyé spécial du président, Steve Witkoff. À cette occasion, il a une nouvelle fois fait part de son souhait de mettre progressivement fin à la dépendance d’Israël à l’aide américaine au cours des dix prochaines années.
« Je souhaite passer de l’aide au partenariat », aurait indiqué Netanyahu selon ce haut responsable, ajoutant que le Premier ministre entendait développer cette idée lors de son entretien, mercredi, avec le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth.
De nombreux élus démocrates, ainsi que certains républicains, voient d’un mauvais œil l’aide américaine à Israël, qui constitue depuis longtemps l’un des piliers de la relation entre les deux pays.
Le mémorandum d’entente actuellement en vigueur prévoit une aide annuelle de 3,8 milliards de dollars à Israël, mais il arrivera à échéance en 2028, plusieurs mois avant la fin du second mandat de Trump.
Dans le cadre du prochain mémorandum d’entente, dont les négociations ont déjà commencé, Netanyahu envisage de ramener progressivement à zéro les subventions versées au titre du programme de financement militaire étranger (Foreign Military Financing, FMF), qui représentent actuellement 3,3 milliards de dollars par an, tout en maintenant une partie de l’aide consacrée à la défense antimissile balistique, soit 500 millions de dollars par an.
Netanyahu a également évoqué avec de hauts responsables de l’administration Trump la création d’un fonds conjoint américano-israélien doté d’environ 16 milliards de dollars, destiné à financer la recherche et le développement de nouveaux systèmes d’armes, a ajouté ce haut responsable.
Des élus républicains ont fait part à Netanyahu de leur crainte d’être perçus comme hostiles à Israël s’ils soutenaient une suppression totale de l’aide américaine. Le Premier ministre leur a répondu qu’il prendrait lui-même l’initiative d’une telle démarche, a indiqué le responsable.
Selon lui, Netanyahu est conscient de la nécessité d’engager ce processus au vu de l’érosion du soutien à Israël dans les deux grands partis américains. Il estime en outre que la sécurité d’Israël ne doit pas dépendre des évolutions politiques à Washington.
Dans cette optique, Netanyahu a également demandé au secteur israélien de la défense de développer, d’ici dix ans, un avion de combat national, même s’il n’offre pas les mêmes capacités de furtivité que le F-35 américain.
Le responsable israélien a indiqué avoir également évoqué cette idée avec plusieurs élus démocrates, notamment les sénateurs Chris Coons et John Fetterman, présents mardi soir à la cérémonie commémorative organisée à Washington en hommage au défunt sénateur républicain Lindsey Graham.
Selon lui, ces élus se sont montrés très réceptifs à cette proposition, sans doute parce que la majorité de leur parti venait de se prononcer en faveur d’une réduction de l’aide à Israël lors d’un récent vote à la Chambre des représentants.
????????????????????????Lebanese businessman and banker Antoun Sehnaoui and former U.S. envoy Morgan Ortagus hosted a dinner in memory of Sen. Lindsey Graham at the Four Seasons in Washington, D.C., on Monday night
????????The event was attended by Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu and his wife… pic.twitter.com/00v3Q6EK28— Barak Ravid (@BarakRavid) July 28, 2026
« L’AP survivra à la suspension de ses fonds par Smotrich »
Interrogé plus en détail sur la rencontre entre Netanyahu et JD Vance, le haut responsable a qualifié leurs échanges de « bons » et « francs », sans fournir davantage de précisions.
Vance avait attaqué le gouvernement israélien, l’accusant d’avoir financé une campagne d’influence destinée à critiquer les efforts de l’administration Trump en vue de négocier la fin de la guerre avec la République islamique d’Iran.
Interrogé sur les informations selon lesquelles Netanyahu aurait ignoré une demande de rencontre du président ukrainien Volodymyr Zelensky, le responsable israélien a assuré que le Premier ministre n’avait pas connaissance d’une telle requête.
Netanyahu s’est toutefois entretenu brièvement avec Zelensky mercredi, à l’occasion de la cérémonie organisée en hommage à Graham à la cathédrale nationale de Washington, à laquelle les deux dirigeants assistaient.
Reza Pahlavi, fils du shah déchu d’Iran, était également présent. Le responsable israélien a indiqué que Netanyahu s’était entretenu avec lui pendant environ deux minutes, sans révéler le contenu de leur échange.
Le Times of Israel a demandé à ce haut responsable israélien s’il craignait un effondrement de l’Autorité palestinienne (AP) au vu des mesures prises par le ministre des Finances Bezalel Smotrich, qui ont conduit Ramallah au bord de la faillite en gelant le transfert de fonds qui lui sont destinés.
Le responsable a répondu qu’il pensait que l’AP serait en mesure de surmonter cette crise, avant de mettre en avant les mesures prises par Israël pour lutter contre le terrorisme palestinien en Cisjordanie. Il a ajouté qu’Israël pourrait bientôt être amené à lancer une nouvelle opération antiterroriste dans les camps de réfugiés du territoire. Au cours des trois dernières années, de telles opérations ont entraîné le déplacement de milliers de Palestiniens.
Interrogé sur les plus de 6 milliards de dollars de recettes douanières palestiniennes qu’Israël continue de retenir, le haut responsable israélien a indiqué que des discussions étaient en cours, tant au sein du gouvernement israélien qu’avec Washington, sur le sort de ces fonds.
Selon des sources proches du dossier citées par le Times of Israel, les États-Unis souhaitent que ces fonds soient transférés au Conseil de paix contrôlé par Trump, chargé de superviser la gestion de l’après-guerre à Gaza. Bezalel Smotrich s’y oppose toutefois, et l’AP exige de récupérer au moins une partie de cet argent, faisant valoir qu’il lui appartient.