5 ex-soldates agressées sexuellement par un détenu palestinien concluent un accord avec l’État
Les femmes, contraintes à se prostituer par un agent pénitentiaire à Mahmoud Atallah, recevront une compensation financière de plusieurs millions de shekels
Cinq femmes ayant effectué leur service militaire obligatoire en tant que gardiennes de prison en Israël, et qui affirmaient avoir été agressées sexuellement par un détenu palestinien, ont conclu un accord à l’amiable avec l’État, a rapporté Ynet.
Les femmes recevront une compensation financière de plusieurs millions de shekels, selon la même source, sans toutefois préciser le montant exact.
L’affaire remonte à 2018, lorsque les premiers signalements ont fait surface concernant les agressions sexuelles commises par un détenu, Mahmoud Atallah, sur plusieurs gardiennes de prison.
Les femmes auraient été contraintes à la prostitution par Rani Basha, alors agent du renseignement pénitentiaire.
L’affaire avait d’abord été classée sans suite et n’a pas suscité un grand intérêt public jusqu’en 2022, lorsque de nouvelles allégations ont émergé lors d’une enquête sur une évasion survenue à la prison de Gilboa.
Un appel en vue de la réouverture du dossier avait alors été accepté en mars 2023.
Atallah a été inculpé d’agression sexuelle en septembre 2024 et son procès est toujours en cours.
Le directeur de l’administration pénitentiaire, Kobi Yaakobi, a par ailleurs ordonné mercredi le placement en isolement cellulaire d’Atallah, selon la presse israélienne.
L’ordre a été donné à la suite de renseignements indiquant qu’Atallah envisageait de provoquer des émeutes dans des prisons de sécurité israéliennes. Des gardiennes sont alors intervenues dans sa cellule afin de prendre des mesures préventives qualifiées « d’immédiates et sévères ».
Au début du mois, Yaakobi avait averti que les détenus sécuritaires toujours incarcérés en Israël, ayant pour la plupart perdu l’espoir d’être libérés dans le cadre d’un échange d’otages contre des prisonniers, pourraient tenter de « prendre les choses en main » en provoquant des émeutes carcérales, voire une évasion massive.
S’exprimant devant la commission de la Sécurité nationale de la Knesset, il avait mis en garde les députés, affirmant que les établissements pénitentiaires étaient « au bord d’un événement majeur ».