Plus de deux ans après que des centaines de ses étudiants ont précipitamment repris du service actif suite au pogrom perpétré par le Hamas dans le sud d’Israël, le 7 octobre 2023, la vie à la Yeshivat Har Etzion, dans l’implantation d’Alon Shvut, commence à revenir à la normale, confie l’un des principaux rabbins, Mosheh Lichtenstein.
En cette journée d’hiver fraîche mais ensoleillée, de jeunes hommes arpentent les couloirs de l’imposant bâtiment situé dans le Gush Etzion, un bloc d’implantations israéliennes du sud de Jérusalem, en Cisjordanie. Certains ont une tasse de café à la main, d’autres des livres, mais tous se dirigent vers le lumineux beit midrash – la salle d’étude – qui bruisse des voix de leurs partenaires d’étude occupés à débattre des subtilités des traités talmudiques ou d’autres textes juifs anciens.
Plus connue sous le nom de « la Gush », cette yeshiva, réputée pour sa rigueur intellectuelle, est une institution des plus influentes au sein du mouvement sioniste religieux en Israël et en ce qui concerne l’étude de la Torah, à travers le monde. Elle offre notamment un programme de hesder, qui combine étude de la Torah et service militaire, et un autre, accessible après le lycée, aux étudiants étrangers, sans oublier une filière d’études approfondies à temps plein pour des hommes plus mûrs.
Lors de l’interview qu’il nous accorde dans son bureau, Lichtenstein évoque la fierté et la douleur d’avoir vu ses étudiants et d’anciens élèves être mobilisés et faire face à de grands dangers, jusqu’à la mort, terrible, de six d’entre eux au cours de ces 24 mois de guerre.
La Yeshivat Har Etzion a été fondée en 1968 par le rabbin Yehuda Amital, un survivant de la Shoah. Trois ans plus tard, le célèbre rabbin américain Aharon Lichtenstein, père de Mosheh, marié à Tovah Soloveitchik, fille du rabbin Joseph B. Soloveitchik, le leader spirituel du mouvement orthodoxe moderne américain, est venu lui prêter main forte.
À ce moment-là, le jeune Lichtenstein n’avait que 10 ans et étudiait à la yeshiva ; plus tard, il obtiendra un diplôme en littérature anglaise de l’Université hébraïque de Jérusalem et sera ordonné rabbin par le Grand Rabbinat, avant de prendre la co-direction de la yeshiva en 2008.
La vision du monde de Soloveitchik, enracinée dans la relation entre l’homme et Dieu et l’équilibre entre judaïsme et modernité, exerce toujours une forte influence sur la yeshiva, réputée pour ces valeurs bien davantage que nombre d’autres institutions israéliennes d’étude de la Torah.
En outre, la yeshiva reste profondément attachée au projet sioniste religieux, comme en témoigne son installation dans une implantation et sa détermination à donner la meilleure éducation qui soit aux membres les plus brillants de la communauté.
« [Depuis le 7-Octobre], nous avons pris une décision politique, à savoir de continuer à éduquer ceux qui sont encore là », rappelle Lichtenstein. « J’ai dit aux étudiants qu’ils devaient à eux-mêmes, à l’histoire juive, à la Torah et à Dieu, par les temps qui courent, de faire en sorte que la flamme de la Torah continue à brûler et à s’exprimer encore plus fort. »
Le rabbin a également abordé certaines des questions les plus pressantes auxquelles la communauté sioniste religieuse et l’État d’Israël dans son ensemble sont confrontés.
Évoquant la récente recrudescence de la violence des résidents d’implantations (au mois dernier, l’armée israélienne avait enregistré plus de 752 incidents de criminalité nationaliste et de violence extrémiste des résidents d’implantations contre les Palestiniens en Cisjordanie depuis le début de l’année), il a insisté sur le fait qu’en fin de compte, la communauté sioniste religieuse dominante et les dirigeants portent la responsabilité de l’arrêter.
« La violence qui se produit est horrible et moralement et éthiquement répréhensible », a-t-il déclaré.
« Les auteurs font ces choses parce que, dans une large mesure, la société les tolère », a-t-il accusé. « Le degré auquel les membres de la communauté croiront que [cette violence] est une profanation du nom de Dieu ou simplement un comportement malheureux dépend de ce que les communautés sionistes religieuses dominantes entendront le vendredi soir dans les sermons de leurs rabbins. S’ils entendent des condamnations sévères, cela créera une certaine dynamique. »
L’interview suivante a été légèrement éditée pour plus de clarté et de concision.
The Times of Israel : Deux ans après le 7-Octobre, comment va la yeshiva et comment vont les étudiants ?
Mosheh Lichtenstein : Ces deux années ont été longues, avec de nombreux sentiments différents. Le 7-Octobre, la yeshiva fut entièrement mobilisée : les étudiants étrangers et les jeunes Israéliens qui n’avaient pas encore été formés [comme soldats] restèrent, mais tous ceux qui avaient été dans l’armée furent mobilisés.
La yeshiva s’est vidée. Normalement, nous sommes des centaines de personnes ici, mais à partir du 7-Octobre, les personnes qui en sont à leur troisième année d’étude ne se comptaient plus qu’en nombre à un seul chiffre. À un certain niveau, c’était inspirant.
Un élément majeur du paradigme du hesder et sa justification d’un service plus court est que tout le monde sert dans des unités de combat, sauf s’il est physiquement disqualifié par l’armée, et que lorsqu’il y a une guerre, tout le monde part à tout moment. Je suis convaincu que nous avons accompli notre mission et justifié la logique de la double voie qui combine safra et saifa [araméen pour livre et épée].
À un autre niveau, il y a eu beaucoup de douleur. Un élément supplémentaire du modèle du hesder est que la grande majorité des élèves hesder continuent de servir dans la réserve pendant de nombreuses années. Nous avions donc des centaines d’étudiants et d’anciens élèves dans les unités de combat, et nous avons subi de lourdes pertes. Six étudiants et anciens élèves ont été tués.
Tous ont également dû faire face à la douleur et au traumatisme qu’ils ont vécus, ainsi qu’à la nécessité de lutter avec les nombreux dilemmes moraux et éthiques auxquels ils ont été confrontés.
Nous ne sommes pas des professionnels de santé. L’armée fournit ces éléments, mais pour beaucoup, discuter, recevoir des conseils et du soutien de la part de leurs mentors spirituels est un élément important de leurs besoins émotionnels, lorsqu’ils font face à un traumatisme. Lorsqu’une personne fait face à une tragédie, chercher une ancre et un lien avec Dieu et la Torah est un besoin spirituel et émotionnel. J’ai eu plusieurs élèves comme ça.
L’un des sujets actuellement au cœur du discours public israélien est la question de la conscription chez les ultra-orthodoxes. D’après ce que vous décrivez, il est difficile de ne pas remarquer la différence d’approche. Quel est votre avis sur le sujet ?
Mon rôle principal est celui d’un éducateur, et un enseignant doit se concentrer sur ce qu’il pense pouvoir changer. Vous pouvez changer votre communauté parce que vous avez une relation avec elle et que vous partagez une approche commune des sujets que vous abordez. Si je vais prêcher aux haredim, cela peut être très satisfaisant, mais cela ne fera pas avancer les choses. J’ai certainement beaucoup de critiques, mais je pense que plus [les haredim] se sentent attaqués, à juste titre ou à tort, moins il est probable que quelque chose change.
Maintenant, si vous me demandez ce que je pense que la Torah attend de nous, le fait que je sois en hesder en dit long, et je n’accepte évidemment pas leurs attaques contre la capacité à la fois d’apprendre [la Torah] et de servir [dans l’armée], ou à observer des mitsvot tout en servant dans l’armée.
Cette yeshiva est considérée comme une illustration du segment sioniste religieux de la société israélienne. Pensez-vous qu’il est logique de décrire les Juifs sionistes religieux en Israël comme une seule communauté ?
Sociologiquement, au sens le plus large, la communauté sioniste religieuse est une seule communauté, mais le sionisme religieux a des groupes idéologiquement très différents, et je pense qu’il est important pour nous et pour le grand public, la communauté non religieuse, de le reconnaître.
Nous pouvons penser à ceux que nous pouvons appeler les pères fondateurs [du mouvement]. Le monde philosophique métaphysique du rabbin [Abraham Isaac] Kook est radicalement différent de celui du rabbin [Joseph] Soloveichik. Finalement, cela se reflète dans la façon dont vous vivez votre vie et la manière dont vous abordez la réalité.
Pouvez-vous expliquer la différence entre ces visions du monde ?
Le rabbin Kook considère essentiellement la manifestation de la gloire divine comme le point central de la vie religieuse.
Pour le rabbin Soloveichik, l’accent de la vie religieuse est la relation homme-Dieu. Cela se traduit par beaucoup de choses. [Le rabbin Kook croit] que l’État d’Israël est le fondement de la gloire de Dieu. Le rabbin Soloveichik considère [l’État] comme important mais utilitaire et fonctionnel.
Nous pouvons utiliser une métaphore : si nous pensons à construire une structure, par exemple une maison, son but principal est que vous y viviez, que vous exprimiez votre amour pour votre conjoint et vos enfants. Aujourd’hui, la maison enrichit la famille, mais sans elle, la famille reste. En revanche, on peut penser un bâtiment différemment, comme une déclaration artistique et spirituelle. C’est un peu comme ça que Kook voit le monde, comme la déclaration spirituelle de Dieu, où le bâtiment compte.
Quel est selon vous l’impact d’avoir un parti politique qui se fait appeler sionisme religieux [Hatzionout HaDatit], comme la communauté ?
Si vous voulez faire du sionisme religieux une force positive, l’outil principal est l’éducation. Votre message principal doit passer par l’éducation, et c’est là que vous devez concentrer vos efforts et votre énergie. Les partis politiques sont l’expression de votre éducation et de vos valeurs.
Cependant, il est déformé de prendre le nom d’un mouvement qui, comme je l’ai dit précédemment, englobe de nombreuses approches idéologiques et de l’utiliser pour un parti politique particulier. Je pense que cela supprime le nom.
Ces derniers temps, le grand public a souvent entendu parler de la communauté sioniste religieuse en raison des « Jeunes des collines » et de la violence qui y est associée. Quel est votre point de vue ?
La violence qui se produit est horrible et moralement et éthiquement répréhensible. Nous pouvons débattre exactement de la limite entre violence et légitime défense, mais il ne fait aucun doute qu’une grande partie de [ce qui se passe] est de la violence.
Le [grand sage juif médiéval] Ramban affirme que dans le livre de la Genèse, lorsque notre ancêtre Sarah tourmentait Hagar [Genèse 16:6], toutes nos souffrances à travers les générations de la part des descendants d’Ismaël, c’est-à-dire le monde arabe, en résultent. Il l’a écrit au XIIIe siècle. Il reste aussi pertinent aujourd’hui qu’à l’époque.
En termes religieux, je pense que cette violence peut, Dieu nous en préserve, nous faire perdre notre droit et notre privilège de posséder la terre.
Cependant, un point important sur lequel, à mon sens, on n’insiste pas assez est qu’il y a 10 ans, les gens niaient l’existence d’un problème. Aujourd’hui, les gens reconnaissent qu’il y a un problème, même ceux qui sont beaucoup plus proches idéologiquement de ses [auteurs].
Cependant, ils ont tendance à en minimiser la gravité, en les excusant comme des jeunes « sauvages » et perturbés, et par conséquent, le courant dominant considère la violence comme un problème éducatif, et non comme un problème moral.
Permettez-moi de citer à nouveau le Ramban. Ramban dit que Sarah a péché, mais Abraham n’a pas non plus empêché Sarah de le faire, et c’est le point crucial. J’ai parlé avec pas mal de personnes, et selon elles, il est inutile de parler à [ces jeunes], puisqu’ils ne veulent pas écouter. Cependant, je crois que les extrêmes sont influencés par la position du courant dominant. Si les rabbins condamnaient cela dans les lieux fréquentés par le grand public, cela pourrait avoir un impact. Pour le dire autrement, si les auteurs commettent ces actes, c’est parce que, dans une large mesure, la société les tolère aussi.
« Si les rabbins condamnaient cela dans les lieux fréquentés par le grand public, cela pourrait avoir un impact. Pour le dire autrement, si les auteurs commettent ces actes, c’est parce que, dans une large mesure, la société les tolère aussi. »
La mesure dans laquelle les membres de la communauté considéreront [cette violence] comme une profanation du nom de Dieu ou simplement comme un comportement regrettable dépendra de ce que les communautés sionistes religieuses traditionnelles entendront le vendredi soir dans les sermons de leurs rabbins. Si elles entendent une condamnation sévère, alors cela créera une certaine dynamique.
Je pense qu’à l’heure actuelle, le problème réside dans le fait que le gouvernement, c’est-à-dire la police et l’armée, ne l’empêche pas. Pour remédier à ce problème, il faut faire évoluer l’opinion publique.
Quels sont les défis ?
Nous avons un problème double, ou peut-être triple.
Numéro un : ces personnes sont traitées avec indulgence. Pourquoi ? En partie parce que, ces 30 ou 40 dernières années, il y a eu cette attitude qui consiste à dire : « Je ne ferais pas ça, mais si cela renforce notre possession d’Israël, je fermerai les yeux. » Je pense que c’est totalement erroné. Je suis d’accord avec Ramban sur ce point : vous ne ferez jamais avancer votre revendication sur la terre par des moyens immoraux ou contraires à l’éthique.
Le problème numéro deux est un manque de connaissances. Quand on parle aux gens en disant que certains Jeunes des collines ont causé des dégâts aux Arabes, cela semble très abstrait. Quand on voit les images, [c’est différent], mais il y a une véritable réticence à les diffuser. Je crois que si mes voisins, amis et étudiants les voyaient, leur attitude serait différente. Je pense que la grande majorité d’entre eux sont des personnes morales ; cependant, je pense simplement qu’ils sont souvent mal informés.
Le troisième problème est qu’il existe une certaine idéologie qui ne considère en réalité pas cette [violence] comme un problème. Je pense que [le ministre de la Sécurité intérieure] Itamar Ben Gvir et tout son groupe sont des gens violents. Il est difficile d’attendre de la police qu’elle fasse quoi que ce soit alors que, dans d’autres circonstances, ceux qui détiennent le pouvoir auraient pu être là avec ces groupes, avec leur glorification du pouvoir, l’usage sans retenue de la force, et leur refus de reconnaître l’humanité de l’autre camp.
Au contraire, nous devons reconnaître l’humanité même des méchants, même de nos pires ennemis.
Par le passé, vous avez exprimé des positions peu populaires dans la communauté ; vous étiez en faveur de la fin de la guerre pour un accord d’otages, par exemple. Pourquoi pensez-vous que vos positions sont inhabituelles ?
Une partie du problème vient de la dynamique du conflit. En temps de conflit, en effet, tout est perçu comme très noir ou blanc, nous contre eux. Je pense que ça ne devrait pas être comme ça. En temps de conflit, il faut toujours reconnaître l’humanité de l’autre camp. Et être dans un contexte de conflit n’autorise pas à faire des choses contraires à l’éthique.
De plus, nous avons deux groupes [dans la sphère politique sioniste religieuse].
L’un d’eux est celui des élèves du rabbin Kook. Je suis convaincu qu’ils sont des personnes éthiques et morales, mais leur amour pour la Terre d’Israël les rend aveugles à certains problèmes.
Le second groupe est Otzma Yehudit et les partisans de [feu rabbin extrémiste et homme politique Meir] Kahane. Je pense que c’est une anomalie du judaïsme.
Le judaïsme ne croit pas à la violence ni à la vengeance. Le judaïsme ne croit pas au pouvoir comme valeur.
La volonté de divers éléments du sionisme religieux de s’aligner avec eux pour des raisons d’opportunisme politique constitue une grave erreur morale.
« La volonté de divers éléments du sionisme religieux de s’aligner avec eux pour des raisons d’opportunisme politique constitue une grave erreur morale. »
Que signifie pour vous et cette yeshiva d’être ici à Alon Shevut, dans le Gush Etzion, qui est une implantation ?
Je crois que nous avons droit à toute la Terre d’Israël, car Dieu l’a donnée à notre ancêtre Abraham.
Je reconnais que notre récit entre en collision avec celui d’un autre groupe ethnique aux croyances différentes. Quand on a deux récits complètement différents, la seule solution possible est de parvenir à un compromis, même si cela signifie en payer un prix.
Le Talmud parle de deux personnes qui se disputent à propos d’un objet et de son appartenance. Il existe deux solutions différentes. L’une est de les laisser s’affronter ; l’autre est de les laisser se diviser.
Ce que cela dit, c’est que vous privilégiez la paix plutôt que la vérité. La vérité, c’est que [l’objet] n’appartient pas aux deux. Mais comme il n’existe aucun moyen de le découvrir, nous choisissons de privilégier la paix.
Le problème, cependant, c’est que tout cela échoue en pratique, et je le dis avec une profonde douleur, parce qu’il n’y a pas de partenaire [palestinien] pour la paix.
Pendant un certain temps, j’ai été envoyé pour mener divers dialogues avec des Palestiniens, ici en Israël et en Europe. Il n’y a pas de partenaire. C’est mon expérience, et celle d’autres personnes de ma connaissance.
Que faut-il pour l’avenir d’Israël ?
Nous devons réduire la polarisation dans la société. Il faut beaucoup plus de dialogue, beaucoup plus de volonté de compromis, y compris en interne. Nous lisons maintenant le Livre de la Genèse, et le message principal est que vous pouvez surmonter les menaces extérieures, mais les divisions internes vous envoient à l’exil.
« Pendant un certain temps, j’ai été envoyé pour mener divers dialogues avec des Palestiniens, ici en Israël et en Europe. Il n’y a pas de partenaire. »
Une autre chose dont nous avons besoin, c’est de responsabilité. Notre société a subi un traumatisme considérable. Je crois qu’il est nécessaire de mettre en place une commission indépendante qui sera chargée d’enquêter sur ce qui s’est passé le 7-Octobre, afin d’établir les responsabilités et de nous permettre de tourner la page.
Nous devons aussi accepter les questions morales liées à ce qui s’est passé à Gaza. À mon avis, nous devons reconnaître les problèmes éthiques survenus à Gaza, et définir une politique pour l’avenir. Nous devons admettre qu’il doit y avoir une forme de solution diplomatique. La force ne résoudra pas tous les problèmes.
Ces deux aspects sont nécessaires.
Suivez-vous ce qui arrive aux communautés juives à l’étranger, et la montée de l’antisémitisme ?
En tant que personne qui ne voyage que de façon sporadique, je ne suis pas le plus légitime pour répondre à cela.
J’ai été assez surpris par l’intensité du sentiment de menace ressenti par les Juifs, même si je ne perçois pas vraiment ces sentiments chez les étudiants qui viennent ici. Mais ce sont les gens à l’étranger qui sont le mieux placés pour vous répondre.
Je dirai que je considère l’orthodoxie moderne comme des partenaires, et ce que j’ai découvert lors de mes voyages depuis le 7-Octobre, c’est un profond désir de proximité et de comprendre ce qui nous est arrivé, ce que je trouve très touchant et encourageant, même si, au final, concernant certaines expériences, on les vit ou non.
Je pense aussi que, s’ils sont partenaires, ils doivent également l’être dans les contextes plus problématiques. J’ai l’impression que beaucoup de dialogues et de discussions dans l’orthodoxie moderne gardent un ton très enjoués.
Toute l’inspiration, tous les aspects positifs sont présentés, mais pas les ombres. Ils évoquent le sacrifice de soi des soldats de la réserve, mais pas les agissements des Jeunes des collines. Je pense que puisqu’ils sont partenaires, ils devraient aussi gérer ces problèmes.
la Communauté du Times of Israël !
