Désarmement du Hezbollah : les États-Unis veulent des actes – émissaire

Le Premier ministre israélien s'est dit prêt lundi à une réduction 'progressive' des troupes israéliennes au Liban si le gouvernement concrétisait son plan de désarmer le Hezbollah

Photo d'illustration : Des armes du Hezbollah découvertes par des troupes de l’armée israélienne opérant dans le sud du Liban, sur une photo non datée publiée le 14 novembre 2024. (Crédit : Armée israélienne)

Une émissaire américaine, Morgan Ortagus, a affirmé mardi à Beyrouth que les autorités libanaises devaient à présent traduire « en actes » leur décision de désarmer le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, soutenu par la République islamique d’Iran.

« Nous avons tous été fortement encouragés par la décision historique du gouvernement il y a quelques semaines, mais maintenant il ne s’agit plus de mots, il s’agit d’actes », a déclaré Ortagus.

Elle s’exprimait à l’issue d’une réunion entre une délégation américaine et le président libanais, Joseph Aoun.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s’est dit prêt lundi à une réduction « progressive » des troupes israéliennes au Liban si le gouvernement concrétisait son plan de désarmer le Hezbollah.

« Israël est prêt à avancer pas à pas, cela pourrait être de petits pas […], des pas de bébé, mais ils sont prêts à avancer étape par étape avec ce gouvernement », a ajouté Ortagus.

« Donc, à chaque pas que fera le gouvernement libanais, nous encouragerons le gouvernement israélien à faire de même. »

L’émissaire américain Tom Barrack, qui faisait partie de la délégation, a souligné pour sa part que l’armée libanaise et le gouvernement devaient présenter à la fin du mois un plan concret pour le désarmement du groupe terroriste chiite libanais, qui est sortie affaibli fin novembre de sa dernière guerre contre Israël.

« Lorsqu’ils [les Israéliens] verront cela, ils feront leur contre-proposition concernant les retraits, les garanties de sécurité à leurs frontières », a-t-il expliqué.

« Ce qu’Israël a dit, ce qui est historique, c’est que nous ne voulons pas occuper le Liban », a-t-il ajouté, expliquant que les responsables israéliens attendaient de « voir quel est le plan pour réellement désarmer le Hezbollah ».

Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi le refus de son parti d’abandonner ses armes.

Sous pression des États-Unis et face aux craintes d’une intensification des attaques israéliennes, le gouvernement a chargé le 5 août l’armée de préparer un plan visant à désarmer d’ici fin 2025 ce groupe terroriste, fondé et financé par l’Iran, ennemi juré d’Israël.

Cette décision s’inscrit dans le cadre du cessez-le-feu conclu sous médiation américaine, qui a mis fin le 27 novembre 2024 à plus d’un an de conflit entre le Hezbollah et Israël.

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