Netanyahu annonce qu’Israël est « prêt à aider » le Liban à désarmer le Hezbollah
Suite à l'annonce par Beyrouth de plans de désarmement du groupe terroriste soutenu par l'Iran, Jérusalem promet des "mesures réciproques", jusqu'au retrait progressif de Tsahal du sud-Liban
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Israël est « prêt à aider » le Liban à désarmer le Hezbollah et à progressivement réduire sa présence militaire au Liban, en guise de « mesure réciproque », a fait savoir lundi le cabinet du Premier ministre par voie de communiqué.
Si les Forces armées libanaises « prennent les mesures nécessaires pour mettre en œuvre le désarmement du Hezbollah, Israël prendra des mesures réciproques, jusqu’à la réduction progressive de la présence de Tsahal en coordination avec le mécanisme de sécurité dirigé par les États-Unis », peut-on lire dans ce communiqué.
« Israël est prêt à aider le Liban à désarmer le Hezbollah et à travailler avec lui pour un avenir plus sûr et plus stable pour nos deux pays », poursuit-il.
Neuf mois plus tôt, Israël et le Liban ont conclu un cessez-le-feu après une année de combats transfrontaliers qui ont culminé en septembre 2024, peu avant la signature de l’accord en novembre dernier. Israël demeure présent militairement en cinq points clés du sud-Liban et continue de frapper des cibles du Hezbollah en territoire libanais.
Le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam ont accepté ce mois-ci une proposition américaine visant à désarmer d’ici la fin de l’année le Hezbollah, le groupe terroriste soutenu par l’Iran qui est également un parti politique au Liban. Fortement affaibli par la guerre, le Hezbollah continue de refuser cette perspective.
La déclaration du cabinet du Premier ministre salue les dirigeants libanais pour cette « décision d’une extrême importance », qualifiée d’« occasion unique pour le Liban de reprendre sa souveraineté, rétablir ses institutions, son armée et son gouvernement, sans influence d’acteurs non étatiques ».
La veille, l’envoyé américain Tom Barrack, accompagné de l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, se serait entretenu à Jérusalem avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu et d’autres hauts membres des autorités pour évoquer la Syrie et le Liban.
La semaine dernière, à Beyrouth, Barrack avait déclaré qu’Israël se devait, compte tenu de la décision de l’État libanais de désarmer le Hezbollah, de respecter les engagements pris dans le cadre du cessez-le-feu de novembre 2024.
« Je pense que le gouvernement libanais a fait sa part. Ils ont fait le premier pas. Maintenant, ce dont nous avons besoin, c’est qu’Israël fasse de même », avait dit Barrack à l’issue d’une réunion à Beyrouth avec le président libanais Aoun.
Interrogé par la presse sur la question du retrait total des forces israéliennes du territoire libanais, Barrack avait ajouté : « C’est précisément la prochaine étape » nécessaire.
La semaine dernière, Axios a laissé entendre que Washington aurait demandé à Israël de réduire les actions militaires « non urgentes » au Liban, les frappes incessantes de Tsahal risquant, selon eux, de saper les efforts de Beyrouth pour désarmer le Hezbollah. Les États-Unis auraient également convaincu Israël d’accepter l’éventualité d’un retrait de l’un des cinq avant-postes que l’armée israélienne a établis au Liban.
En vertu de la trêve de novembre 2024, les armes au Liban devaient redevenir un monopole d’État et Israël devait, pour sa part, se retirer totalement du pays : mais pour l’heure, Israël demeure présent dans cinq avant-postes et le Hezbollah refuse de désarmer.
Depuis le début du cessez-le-feu, l’armée israélienne revendique plus de 500 frappes aériennes contre des cibles du Hezbollah au Liban, qui auraient tué au moins 230 de ses membres et détruit des dizaines de sites appartenant au groupe terroriste. Selon Tsahal, le Hezbollah ne respecte pas les termes de la trêve.
Israël a par ailleurs fait savoir qu’il n’hésiterait pas à mener des opérations militaires plus destructrices encore si Beyrouth ne désarmait pas le Hezbollah.
En vertu de l’accord de cessez-le-feu, Israël a le droit d’agir contre les menaces immédiates du Hezbollah mais doit faire état des menaces à plus long terme auprès d’un comité de surveillance ad hoc.
Israël et le Hezbollah ont fait parler les armes pendant plus d’un an après que le groupe terroriste libanais a commencé à tirer sur Israël, en-dehors de toute provocation, en gage de solidarité envers le Hamas, son allié, et le massacre perpétré dans le sud d’Israël le 7 octobre 2023.
Les tirs de roquettes ont forcé 60 000 habitants du nord d’Israël à quitter les lieux. Dans le but d’assurer leur retour en toute sécurité, Israël a redoublé d’activités au Liban en septembre dernier, ce qui a donné lieu à deux mois de guerre ouverte contre le Hezbollah au cours desquels la direction et l’arsenal du groupe terroriste ont été décimés.
la Communauté du Times of Israël !







