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Image principale : une femme marche près de Tzur Misgavi, un avant-poste illégal situé dans le Gush Etzion, en Cisjordanie, le 17 novembre 2025. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
Image principale : une femme marche près de Tzur Misgavi, un avant-poste illégal situé dans le Gush Etzion, en Cisjordanie, le 17 novembre 2025. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

Dieu, la terre et la politique : où en sont les Israéliens religieux avant le scrutin ?

Les figures les plus radicales dominent le débat public, mais de récents sondages montrent que le sionisme religieux est loin d’être un bloc homogène malgré des convictions profondes stables

En août 2023, Agam Labs, dirigé par Nimrod Nir, chercheur à l’Université hébraïque de Jérusalem, a interrogé des milliers d’Israéliens sur une série de sujets, notamment leurs préférences politiques. Moins de deux mois plus tard, les atrocités commises lors du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023 ont provoqué un véritable séisme politique en Israël. Agam Labs a alors poursuivi son enquête auprès d’environ 2 000 Israéliens, dont certains avaient déjà participé à la première étude.

Selon Nir, si le 7-Octobre et les guerres qui ont suivi ont profondément marqué la société israélienne dans son ensemble, la communauté religieuse, qui regroupe les sionistes religieux et les Haredim, est sans doute celle dont les orientations politiques ont été le moins affectées par ces événements.

« Leur idéologie et leur identité politique sont étroitement liées à leurs convictions religieuses, qui sont beaucoup plus stables », explique Nir.

Lors des dernières élections, organisées en novembre 2022, le parti HaTzionout HaDatit s’était présenté sur une liste commune avec Otzma Yehudit et Noam, trois formations revendiquant explicitement leur identité religieuse. Otzma Yehudit est l’héritier idéologique du mouvement Kach, fondé dans les années 1970 par le rabbin israélo-américain Meir Kahane. Connu pour ses positions racistes et anti-arabes, Kach a par la suite été interdit en Israël.

Noam, qui défend un programme anti-LGBT, entretient des liens étroits avec plusieurs yeshivot influentes du courant dit Hardal (Haredi Leumi, soit ultra-orthodoxe national) au sein du sionisme religieux, qui conjugue un mode de vie proche de celui des ultra-orthodoxes à un sionisme intransigeant.

Au total, la liste commune a remporté 14 sièges. Les trois partis se sont officiellement séparés une fois les élections terminées.

Leurs programmes politiques se sont principalement articulés autour du développement des implantations en Cisjordanie, dans le cas de Smotrich, et de l’affirmation de la souveraineté juive à l’intérieur comme au-delà des frontières internationalement reconnues d’Israël, dans celui de Ben Gvir.

Mais dans quelle mesure ces responsables politiques religieux d’extrême droite représentent-ils réellement les convictions politiques et idéologiques de cet électorat ?

Nimrod Nir, chercheur à l’Institut Harry S. Truman pour la promotion de la paix de l’Université hébraïque de Jérusalem et directeur général d’Agam Labs, un centre de recherche multidisciplinaire. (Crédit : Autorisation)

Selon Nir, malgré les ravages causés par la guerre sur plusieurs fronts de ces dernières années, la principale préoccupation des Israéliens demeure la relation entre religion et État.

« Jusqu’à il y a six ou sept ans, le clivage idéologique et politique entre la droite et la gauche en Israël portait essentiellement sur des questions de politique étrangère, en particulier sur le conflit israélo-palestinien », a expliqué Nir. « Aujourd’hui, les principaux enjeux sont d’ordre intérieur. [La fracture] concerne la religion, l’État et les rapports de force au sein même de la société. »

« Même au plus fort de la guerre contre l’Iran, plus de 60 % des personnes interrogées ont estimé que les principales menaces pesant sur l’existence d’Israël étaient d’origine interne plutôt qu’externe », a-t-il ajouté. « Elles redoutaient davantage la polarisation de la société que la guerre. »

Un fossé qui se creuse

Les sondages réalisés par Agam Labs, comme ceux d’autres instituts, soulignent le profond clivage qui existe entre les différents degrés de religiosité sur les questions touchant aux relations entre religion et État.

Selon un rapport publié en 2025 par Hiddush sur la religion et l’État, seuls 17 % des répondants religieux se sont déclarés favorables à une séparation de la religion et de l’État, contre 83 % qui y étaient opposés.

« La moitié, voire davantage, de la communauté [du sionisme religieux] s’est engagée sur la voie de la radicalisation », estime le démographe Sergio DellaPergola, professeur émérite à l’Université hébraïque de Jérusalem.

Un sondage réalisé par Agam Labs en début d’année montre que, parmi les différents modèles proposés pour définir le caractère de l’État d’Israël, 26 % des répondants religieux souhaiteraient que le pays soit gouverné selon la halakha, la loi juive, contre seulement 0,9 % des répondants laïques.

Par ailleurs, 53 % des personnes religieuses interrogées estiment qu’Israël doit être à la fois juif et démocratique, tout en considérant que son caractère juif doit primer sur son caractère démocratique.

Le groupe orthodoxe Rosh Yehudi installant une cloison pour séparer les hommes et les femmes, au milieu des protestations, lors d’un office public de Yom Kippour, sur la Place Dizengoff, le 24 septembre 2023. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Seuls environ 15 % des répondants religieux ont opté soit pour un État juif et démocratique où les principes démocratiques priment sur la religion, soit pour un État sans caractère national ou religieux particulier, garantissant une pleine égalité entre tous ses citoyens et toutes ses communautés. À l’inverse, plus de 80 % des répondants laïques ont choisi l’une de ces deux options.

L’Indice de la démocratie en Israël 2025, publié en novembre par l’Institut israélien de la démocratie, montre que 41 % des répondants religieux estiment que le caractère démocratique de l’État est trop affirmé au regard de son caractère juif. À l’inverse, 14 % jugent que c’est le caractère juif qui est trop marqué, tandis que 29 % considèrent que l’équilibre actuel est satisfaisant.

Le sondage souligne aussi que des conceptions très différentes de la démocratie ont été observées.

Selon Agam Labs, près de 63 % des répondants religieux définissent la démocratie avant tout comme le gouvernement de la majorité, estimant qu’une fois élus, les responsables politiques peuvent agir comme ils l’entendent. À l’inverse, 28 % considèrent qu’il s’agit d’un système garantissant les droits fondamentaux des citoyens grâce à des mécanismes de contre-pouvoir. Chez les répondants laïques, seuls 14,5 % ont retenu la première définition, contre 77 % qui ont privilégié celle fondée sur les contre-pouvoirs.

Par ailleurs, les difficultés du parti HaTzionout HaDatit à représenter l’ensemble de la communauté dont il porte le nom apparaissent également dans les sondages : le parti peine à atteindre le seuil électoral de 3,25 % nécessaire pour entrer à la Knesset lors des prochaines élections législatives, prévues le 27 octobre.

Sergio DellaPergola, démographe et statisticien israélien, dans son bureau à domicile à Jérusalem, le 27 octobre 2019. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

« Les religieux représentent environ 12 % de la population adulte d’Israël », a expliqué DellaPergola. « Or, HaTzionout HaDatit ne recueille aujourd’hui même pas 3 % des intentions de vote. L’écart est donc manifeste. »

Il souligne également que le nombre d’Israéliens qui abandonnent un mode de vie religieux est loin d’être négligeable. Cela explique en partie pourquoi la proportion de religieux est restée relativement stable, autour de 12 % de la population israélienne, au cours des vingt dernières années, malgré une natalité plus élevée que celle des Juifs israéliens laïques.

« Il faut aussi tenir compte du fait qu’une partie de ceux qui sont les moins radicaux quittent cette communauté et ne se définissent plus comme religieux », a ajouté DellaPergola.

Une communauté enracinée en Cisjordanie ?

Les données du Bureau central des statistiques (CBS), relayées par la chaîne N12, montrent que les Israéliens qui se définissent comme religieux ne sont pas concentrés dans une région particulière du pays : 12 % vivent en Cisjordanie, 15 % à Jérusalem, 36 % dans le centre d’Israël, 19 % dans le nord et dans la région de Haïfa, et 17 % dans le sud.

La Cisjordanie n’en occupe pas moins une place centrale dans l’imaginaire du sionisme religieux, en tant que cœur biblique de la Terre d’Israël.

Selon Nir, cela signifie que la question israélo-palestinienne demeure une priorité absolue pour les sionistes religieux.

« C’est le seul segment [de la société] qui considère encore cette question comme un enjeu majeur », a-t-il expliqué.

Agam Labs a récemment interrogé son panel sur la politique qu’Israël devrait adopter à l’égard des implantations et des avant-postes en Judée-Samarie, appellation biblique de la Cisjordanie employée par nombre de ceux qui considèrent ces territoires comme une partie indissociable de la patrie juive.

Soixante-cinq pour cent des répondants religieux estiment qu’Israël devrait étendre sa souveraineté sur ces territoires, tandis que 23 % souhaitent poursuivre l’expansion des principaux blocs d’implantations tout en limitant celle des avant-postes illégaux.

Seuls 2,2 % et 0,9 %, respectivement, ont opté pour un gel de l’expansion des blocs d’implantations et de la création de nouveaux avant-postes, ou pour le démantèlement de certains avant-postes et implantations pour des raisons de sécurité. Chez les répondants laïques, ces deux options recueillent au contraire le plus de soutien, avec respectivement 22,3 % et 34 %.

Le ministre des Finances Bezalel Smotrich tient une conférence de presse avec les maires des implantations de Cisjordanie, au ministère des Finances à Jérusalem, le 3 septembre 2025. (Yonatan Sindel/Flash90)

Sous l’impulsion de Smotrich, qui occupe également au ministère de la Défense un poste chargé de l’administration civile en Cisjordanie, le gouvernement a autorisé un nombre record de nouvelles implantations. Depuis l’arrivée au pouvoir de la coalition, fin 2022, plus d’une centaine de nouvelles implantations ont été approuvées. À titre de comparaison, Israël n’en avait officiellement autorisé que six au cours des vingt-neuf années précédentes.

Dans le même temps, le gouvernement n’est pas parvenu à enrayer la forte hausse des violences commises par des résidents d’implantations contre des Palestiniens.

Selon des données publiées en début d’année par Tsahal et le Shin Bet, les attaques attribuées à des résidents d’implantations ont augmenté de 27 % en 2025 par rapport à 2024. L’organisation de gauche Yesh Din a, pour sa part, recensé 378 incidents au cours des seuls quarante jours d’hostilités avec l’Iran, faisant huit morts et quelque 200 blessés palestiniens.

Les violences se poursuivent. Le 24 juillet, deux Israéliens et quatre Palestiniens ont été tués lors d’un échange de tirs après que des affrontements ont éclaté lorsque des résidents d’implantations sont entrés illégalement dans un village palestinien du nord de la Cisjordanie. Cet incident meurtrier a ravivé les craintes d’une escalade des violences et d’attaques de représailles dans l’ensemble de la région.

Dans l’Indice de politique étrangère israélienne 2025, publié en septembre par le groupe de réflexion Mitvim, les répondants issus des milieux religieux, y compris les ultra-orthodoxes, étaient les moins enclins à soutenir les sanctions imposées par plusieurs pays contre des résidents d’implantations violents et les organisations qui les soutiennent.

Parmi les répondants religieux, 3 % se sont déclarés favorables aux sanctions sans condition, 14 % à condition qu’elles ne pénalisent pas les habitants des implantations non violents, 14 % à condition qu’elles ne visent pas les Israéliens vivant à l’intérieur de la Ligne verte, tandis que 69 % s’y sont opposés. Chez les répondants laïques, ils n’ont été que 24 % à s’opposer à ces sanctions.

Les forces de sécurité israéliennes affrontent les « jeunes des collines » alors qu’elles évacuent et détruisent un avant-poste illégal érigé près de l’implantation de Metzad, à l’est de la ville palestinienne de SaIr, dans le sud de la Cisjordanie, le 17 novembre 2025. Illustration. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

Ils sont venus louer Smotrich, pas pour l’enterrer

Les tensions suscitées par les violences commises par des résidents d’implantations contre des Palestiniens étaient palpables lors d’une rencontre organisée en avril à la yeshiva phare de Har Etzion, à Alon Shvut, par un groupe d’habitants du bloc d’implantations de Gush Etzion désireux de dénoncer ces dérives.

Dans un auditorium comble de plusieurs centaines de personnes, dont la grande majorité portait des kippot srougot [crochetées] ou des foulards colorés caractéristiques du sionisme religieux, plusieurs intervenants ont condamné avec force ces violences, parmi lesquels le général de division Avi Bluth, chef du Commandement du centre de Tsahal, chargé de la Cisjordanie.

Si tous les intervenants ont dénoncé ces attaques, certains ont également fait l’éloge des avant-postes agricoles, des fermes pastorales illégales bénéficiant d’un soutien de l’État et que leurs détracteurs accusent de servir de bases avancées à des résidents d’implantations extrémistes pour intimider ou terroriser les Palestiniens des environs.

Le général de division Avi Bluth, chef du Commandement du centre de Tsahal, prend la parole lors d’un événement consacré aux violences commises par des résidents d’implantations à la yeshiva Har Etzion, à Alon Shvut, en Cisjordanie, le 30 avril 2026. (Crédit : Rossella Tercatin/Times of Israel)

Le rabbin Yaakov Medan, l’un des responsables de la yeshiva et une voix influente du sionisme religieux, a fermement condamné ces attaques, tout en soulignant la nécessité de continuer à soutenir ces fermes.

« Des crimes extrêmement graves sont commis par de jeunes Juifs, et nous devons accomplir la mitzvah [le commandement] consistant à extirper le mal de notre sein », a-t-il déclaré.

« En même temps, s’agissant des personnes qui vivent là-bas, si l’on ne comprend pas les difficultés auxquelles elles sont confrontées, je ne suis pas certain que nous puissions [parvenir à quoi que ce soit] », a-t-il ajouté.

Medan a salué l’action de Smotrich et du gouvernement, tout en exprimant son inquiétude quant à la politique qu’un autre gouvernement pourrait mener à l’égard des implantations après les élections d’octobre.

Le rabbin Yaakov Medan et des étudiants de la yeshiva Har Etzion à Alon Shvut, en Cisjordanie, le 26 août 2018. (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)

Les sondages montrent également de manière constante que les membres de la communauté sioniste religieuse sont les plus fervents partisans du maintien du contrôle israélien sur Gaza et du rétablissement des implantations dans l’enclave.

Selon les données d’Agam Labs, 57 % des répondants religieux estiment qu’Israël devrait annexer Gaza et y établir des implantations, tandis que 20 % supplémentaires sont favorables à l’instauration d’une administration israélienne dans la bande de Gaza.

Moins de 20 % des répondants religieux se sont prononcés en faveur d’une administration de Gaza par une coalition de pays arabes (9,5 %), par l’Autorité palestinienne (1,1 %) ou par une nouvelle instance palestinienne (6,6 %). À l’inverse, plus de 68 % des répondants laïques ont soutenu au moins l’une de ces trois options, tandis que seuls 7,7 % se sont prononcés en faveur de l’annexion.

Une autre forme de sionisme religieux ?

Bien qu’ils demeurent une minorité, certains sionistes religieux proposent une autre lecture du judaïsme et de la politique et s’expriment de plus en plus ouvertement pour promouvoir une vision différente.

Mikhael Manekin, militant israélien et l’un des fondateurs du mouvement Smol Emuni (« Gauche fidèle »). (Crédit : Gili Getz)

L’exemple le plus frappant est peut-être celui de Smol Emuni, qui se présente comme « un mouvement d’activistes issus de tous les horizons religieux, convaincus de la nécessité de promouvoir la justice, la paix et l’égalité au sein de la société israélienne ».

« Je pense que ce qui s’est développé depuis longtemps, mais surtout depuis le 7-Octobre, c’est une forme de judaïsme totalement nouvelle et dangereuse, qui rencontre un immense succès », a déclaré Mikhael Manekin, cofondateur de Smol Emuni, au Times of Israel, lors d’un entretien accordé dans un café de Jérusalem.

« Cela frôle une conception amorale du monde où, en substance, tout devient permis envers n’importe qui, y compris voler et tuer, au nom de ce que l’on considère, à un moment donné, comme nécessaire à sa survie », a-t-il ajouté.

Selon Manekin, une partie du problème tient au fait que même ceux qui, au sein de cette communauté, s’opposent à cette approche, cherchent avant tout à « l’atténuer », plutôt qu’à proposer une véritable alternative.

Des militants de Bnei Avraham, une branche du mouvement Smol Emuni (« Gauche fidèle »), assurent une présence de protection contre les violences commises par des résidents d’implantations en Cisjordanie, sur une photo non datée. (Crédit : Bnei Avraham)

C’est précisément ce que tente de faire Smol Emuni, à commencer par son choix d’intégrer le mot « gauche » à son nom, un défi assumé à une étiquette largement stigmatisée depuis le virage à droite pris par le pays après le 7-Octobre.

Le mouvement défend également ouvertement la fin de ce qu’il qualifie d’occupation de la Cisjordanie. (Israël considère la Cisjordanie comme un territoire disputé, même s’il y applique, dans une large mesure, le droit de l’occupation belligérante pour son administration.)

Selon Manekin, son objectif, comme celui de nombreux autres militants, n’est pas nécessairement de gagner en popularité.

« Je pense que c’est ce que Dieu veut que je fasse », a-t-il déclaré. « Nous ne nous laissons pas guider uniquement par ce qui semble le plus pragmatique. »

Plusieurs initiatives et groupes gravitent autour de Smol Emuni, notamment une maison d’édition et une revue, un programme de beit midrash (salle d’étude), des réseaux destinés aux éducateurs, aux parents et aux jeunes, ainsi que des séminaires mêlant étude du judaïsme et actions militantes sur le terrain. Les militants sont issus d’un large éventail de sensibilités religieuses, des ultra-orthodoxes aux traditionalistes.

Un Palestinien inspecte les dégâts causés à un véhicule qui aurait été détruit par des résidents d’implantations juives de la colonie voisine de Bat Ayin, dans le village de Surif, en Cisjordanie, le 17 mai 2026 (Crédit : Wisam Hashlamoun/FLASH90)

L’initiative la plus connue de Smol Emuni est sans doute Bnei Avraham (« Les Fils d’Abraham »), un groupe de militants qui se rend en Cisjordanie afin d’assurer ce qu’il appelle une « présence protectrice », faisant office de tampon pour protéger les communautés palestiniennes contre les violences commises par des résidents d’implantations.

Selon Manekin, nombre de militants de Bnei Avraham ont eux-mêmes grandi dans des familles de résidents d’implantations parmi les plus idéologiquement engagées, et les jeunes qui descendent dans les villages palestiniens pourraient bien être leurs frères, leurs anciens camarades de classe ou leurs amis.

« Je pense qu’une grande partie du travail que nous essayons d’accomplir ne consiste pas à expliquer aux autres que nous existons, mais à nous le rappeler à nous-mêmes, à nous dire que c’est là que nous nous situons, que cette Torah est pertinente et que nous la prenons au sérieux », a-t-il déclaré. « Je ne suis pas quelqu’un de très optimiste en général, mais j’espère sincèrement que ce que nous faisons portera ses fruits. »

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