Interpellé par Mordechaï David sur une plage, Gadi Eisenkot le « remet à sa place »

L'ancien chef d’état-major de Tsahal a répondu à l'activiste radical : 'Va servir dans l'armée, puis reviens me voir'

Montage photos : L'activiste radical Mordechaï David (à gauche) interpellant l’homme politique Gadi Eisenkot le 7 août 2026. (Crédits : Capture d’écran/Réseaux sociaux ; utilisation conforme à l’article 27a de la loi sur le droit d’auteur)

Vendredi, l’activiste radical d’extrême droite Mordechaï David a interpellé Gadi Eisenkot, candidat aux prochaines législatives, sur une plage, l’accusant de prôner la capitulation à la suite du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023. L’ancien chef d’état-major de l’armée israélienne a alors remis à sa place l’activiste, lui rappelant qu’il n’avait pas fait son service militaire.

« Quelques semaines après le massacre perpétré par le Hamas, vous vouliez capituler. Vous avez parlé d’un accord à n’importe quel prix. Et maintenant, vous vous en prenez à Bibi », a déclaré David, torse nu, en utilisant le surnom du Premier ministre, Benjamin Netanyahu.

Eisenkot, qui siégeait en tant qu’observateur au sein du cabinet de guerre après le 7-Octobre, s’était prononcé en faveur d’un accord de cessez-le-feu pour assurer la libération des otages détenus à Gaza. Il a critiqué le gouvernement alors qu’il en faisait encore partie, puis a démissionné en juin 2024, fustigeant la gestion de la guerre par Netanyahu et l’accusant de ne pas avoir pris les décisions stratégiques nécessaires pour atteindre ses objectifs.

Eisenkot a également perdu un fils et deux neveux dans la guerre déclenchée par le 7-Octobre.

« Je ne m’adresse qu’à ceux qui ont servi dans l’armée », a répondu Eisenkot à David.

« Tu n’as pas servi dans l’armée. Va servir, puis reviens me voir. »


David, un criminel condamné qui n’a pas effectué son service militaire, a affirmé avoir tenté de s’enrôler, mais que l’armée ne l’avait pas accepté, vraisemblablement en raison de son casier judiciaire.

David a alors demandé à Eisenkot : « C’est donc pour ça que vous vous alliez aux sionistes Mansour Abbas et Sami Abu Shehadeh ? », faisant référence aux dirigeants des partis arabes Raam et Balad, qui n’ont pas non plus servi dans l’armée.

Eisenkot, qui n’a pas répondu à cette remarque, dirige le parti centriste Yashar et s’est imposé comme le principal rival de Netanyahu à l’approche des élections législatives prévues le 27 octobre.

Balad n’est actuellement pas représenté à la Knesset et devrait se présenter sur une liste commune avec les partis à majorité arabe Hadash-Taal lors des prochaines élections. Il ne devrait pas rejoindre une coalition gouvernementale avec Eisenkot. La question de savoir si Raam, qui avait rejoint une coalition anti-Netanyahu en 2021, pourrait le faire à nouveau cette année fait actuellement l’objet de discussions.

David, militant et criminel condamné ayant des liens avec le Likud, est connu pour avoir harcelé à de nombreuses reprises des journalistes et des personnalités publiques de gauche et libérales.

En juin, il a été interpellé pour avoir harcelé la journaliste arabe israélienne Lucy Aharish et son mari, l’acteur Tsahi Halevi. Il avait déjà été interrogé par la police à propos d’incidents au cours desquels il avait bloqué les véhicules de l’ancien président de la Cour suprême, Aharon Barak, et de l’ancienne star du football et présentateur de journal télévisé, Eyal Berkovic.

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