La police a interrogé et libéré sous conditions l’activiste radical Mordechaï David
Le provocateur de droite a été interrogé au sujet du blocage des voitures d'un ancien président de la Cour suprême et d'un ancien Premier ministre

La police a confirmé lundi avoir libéré l’activiste et provocateur de droite Mordechaï David sous conditions restrictives, après l’avoir interrogé au sujet du blocage de voitures appartenant à un ancien président de la Cour suprême et à un ancien Premier ministre.
David n’a pas le droit de contacter les personnes impliquées dans l’affaire pendant 30 jours.
La police a déclaré avoir reçu des plaintes l’accusant d’avoir troublé l’ordre public, d’avoir commis une intrusion et d’avoir commis des voies de fait.
La police de Tel Aviv aurait convoqué David pour l’interroger samedi soir, puis aurait annulé l’interrogatoire le lendemain matin, pour le convoquer à nouveau quelques heures plus tard.
Samedi soir, David et plusieurs autres militants ont bloqué la voiture de l’ancien Premier ministre Ehud Barak dans la ville. David a qualifié Barak, ancien chef de l’armée israélienne et soldat le plus décoré d’Israël, de « moins que rien ».
Ils avaient déjà commis un acte similaire contre le juge à la retraite Aharon Barak quelques jours auparavant, l’empêchant de sortir d’un parking de Tel Aviv après qu’il eut prononcé un discours lors d’une conférence, jeudi soir.
David a ouvert la portière de la voiture d’Aharon Barak et s’est filmé en train de traiter l’homme de 89 ans de « Khamenei de notre génération », en référence au guide suprême iranien.
« Heureusement pour nous, sa génération a disparu. Nous sommes la nouvelle génération, la génération de l’ère messianique », a David déclaré dans l’enregistrement.
Aharon Barak, survivant de la Shoah, est internationalement respecté et considéré comme le juriste le plus éminent d’Israël. En Israël, il est depuis longtemps vilipendé par les dirigeants de droite pour son activisme judiciaire lorsqu’il dirigeait la plus haute cour du pays, entre 1995 et 2006. Beaucoup de ces dirigeants lui reprochent ce qu’ils considèrent comme les maux actuels du système judiciaire.







