Jon Polin demande à Netanyahu de cesser de « s’attribuer le mérite » du retour de son fils
Le 31 août 2024, les corps de Hersh Goldberg-Polin, Eden Yerushalmi, Ori Danino, Almog Sarusi, Alex Lubnov et Carmel Gat ont été rapatriés
Jon Polin, le père de l’otage assassiné Hersh Goldberg-Polin, 23 ans, a demandé dimanche au Premier ministre Benjamin Netanyahu de « cesser de s’attribuer » le mérite d’avoir ramené son fils en Israël.
Dans un message publié sur Facebook, Polin, dont le fils Hersh a été enlevé lors du festival Nova et assassiné en captivité en août 2024, a demandé à Netanyahu « de cesser de prétendre que ‘l’application énergique de pressions militaires et diplomatiques combinées a permis jusqu’à présent la libération de 202 otages sur un total de 252’ ».
« Cette affirmation insensible occulte la vie des 20 % des 202 personnes qui ont été emportées vivantes à Gaza, ont survécu à une période de torture, puis ont été tuées en captivité, dont mon fils Hersh. »
Il a ajouté qu’avant le meurtre de Hersh, « un accord négocié était possible pour libérer un certain nombre d’otages, dont Hersh et au moins trois autres des cinq personnes avec lesquelles il était détenu », et il a reproché à Netanyahu d’avoir plutôt décidé de « poursuivre l’opération militaire risquée à Rafah ».
Cette décision, a-t-il déclaré, a conduit à l’exécution par leurs geôliers de Hersh et des cinq otages avec lesquels il était détenu : Eden Yerushalmi, 24 ans, Ori Danino, 25 ans, Almog Sarusi, 25 ans, Alex Lubnov, 32 ans et Carmel Gat, 40 ans.
« Ne vous attribuez pas le mérite d’avoir ‘obtenu la libération’ de Hersh », a conclu Polin.
« C’est insultant pour Hersh et pour notre famille. »
Netanyahu a réitéré cette affirmation au cours du week-end dans sa réponse à un article publié le 11 juillet par le New York Times l’accusant d’avoir prolongé la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza pour rester au pouvoir, écrivant que sa politique avait « jusqu’à présent permis le retour de 202 otages sur un total de 252 ».