La CIJ examinera la décision israélienne de bloquer l’aide à Gaza le mois prochain

La Cour internationale de justice se penchera en avril sur les obligations humanitaires d'Israël envers les Palestiniens

Des camions transportant de l'aide humanitaire alignés du côté égyptien du poste-frontière de Rafah avec la bande de Gaza, le 2 mars 2025. (Crédit : AFP)

La Cour internationale de justice (CIJ) a déclaré mercredi qu’elle tiendra des audiences en avril à la demande de l’ONU sur les obligations humanitaires d’Israël envers les Palestiniens, alors que le gouvernement israélien est accusé d’entraver l’accès de l’aide à Gaza.

L’Assemblée générale des Nations unies a approuvé en décembre une résolution demandant à la CIJ, plus haute juridiction de l’ONU, de donner un avis consultatif sur cette question.

« La Cour tiendra des audiences publiques, qui s’ouvriront le lundi 28 avril 2025 au Palais de la Paix, à La Haye, où elle a son siège », a déclaré la CIJ dans un communiqué.

La résolution, soumise par la Norvège, a été adoptée à une large majorité.

Elle demande à la CIJ de clarifier ce qu’Israël est tenu de faire pour « garantir et faciliter l’acheminement sans entrave de l’approvisionnement indispensable à la survie de la population civile palestinienne ».

Bien que les décisions de la CIJ soient juridiquement contraignantes, la Cour ne dispose d’aucun moyen concret pour les faire respecter.

Une vue extérieure du Palais de la Paix, qui abrite la Cour internationale de justice, ou Cour mondiale, à La Haye, aux Pays-Bas, le 18 février 2019. (Crédit : Peter Dejong/AP)

Mais elles accentuent la pression diplomatique sur Israël. En juillet, la CIJ avait rendu, dans une affaire distincte, un avis consultatif non contraignant selon lequel la présence d’Israël dans les territoires était illégale et qu’elle devait prendre fin « le plus rapidement possible ».

Israël inspecte strictement toutes les entrées de l’aide internationale, indispensable pour les 2,4 millions de Palestiniens dans la bande de Gaza frappés par un désastre humanitaire au cours de la guerre déclenchée lorsque quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël le 7 octobre 2023, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.

Le gouvernement israélien reproche régulièrement aux organisations humanitaires leur incapacité à distribuer de grandes quantités d’aide.

L’initiative de la Norvège a été déclenchée par l’adoption en octobre par la Knesset d’une loi interdisant, à partir de fin janvier, à l’Office très controversé de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) d’opérer sur le sol israélien et de se coordonner avec les autorités israéliennes.

Douze directeurs d’école de l’UNRWA qui sont membres de la branche armée du Hamas, sur une image publiée le 14 novembre 2024. (Crédit : IMPACT-se)

Les autorités israéliennes ont accusé – et fourni des preuvesdes employés de l’UNRWA d’avoir participé au pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023 sur le sud d’Israël.

read more: