Des F-22 américains déployés sur une base aérienne israélienne dans le sud

Israël avertit le Liban qu’il frappera les infrastructures civiles et l’aéroport si le Hezbollah s’implique dans une guerre États-Unis/Iran – responsables ; Les Gardiens de la Révolution entament des exercices militaires près du Golfe

Un chasseur furtif américain F-22 vu décollant de la base aérienne royale de Lakenheath, au Royaume Uni, à destination d'Israël, le 24 février 2026. (Crédit : @TallGlenn85 sur X)

Des extrémistes juifs auraient incendié des véhicules et des maisons dans le village de Sussiya – média

Selon les médias palestiniens, des extrémistes juifs auraient incendié des véhicules et des maisons dans le village de Sussiya, au sud de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie.

Aucune victime ni arrestation n’a été signalée.

Des images de la scène, publiées par des médias palestiniens et des militants israéliens de gauche, montrent plusieurs incendies dans le village, avec notamment un camion en flammes et une tente résidentielle gravement endommagée.

Plusieurs soldats de l’armée israélienne sont visibles en arrière-plan, tandis que les flammes brûlent. Un Palestinien a crié en arabe qu’il fallait apporter de l’eau à « la maison » et a dit aux soldats, en hébreu, que « les enfants étaient à l’intérieur ».

Tsahal n’a pas encore répondu à une demande de commentaires.

Selon les militants de gauche, des résidents d’implantations auraient mis le feu à quatre endroits différents à Sussiya, détruisant une tente, un camion, un autre véhicule et la porte d’une maison. Une autre voiture a eu ses vitres brisées, ont ajouté les militants.

Des F-22 américains déployés sur une base aérienne israélienne dans le sud

Un chasseur furtif américain F-22 vu décollant de la base aérienne royale de Lakenheath, au Royaume Uni, à destination d'Israël, le 24 février 2026. (Crédit : @TallGlenn85 sur X)

Des avions de combat furtifs américains F-22 qui ont décollé du Royaume-Uni plus tôt dans la journée sont actuellement dépêchés sur une base aérienne israélienne dans le sud du pays. Cette opération s’inscrit dans le cadre du renforcement massif des forces militaires américaines au Moyen-Orient, selon les informations recueillies par le Times of Israel.

Au total, 12 F-22 ont été aperçus décollant de la base aérienne royale de Lakenheath au Royaume-Uni. L’un d’entre eux aurait toutefois rebroussé chemin en raison d’un problème technique. Les avions de combat furtifs avaient atterri à Lakenheath la semaine dernière. Ils y sont restés plusieurs jours, vraisemblablement en raison de problèmes liés aux avions ravitailleurs qui les accompagnaient.

Le déploiement de ces avions vers le Moyen-Orient intervient alors que le président américain Donald Trump envisage de lancer une action militaire contre l’Iran.

Des dizaines d’avions de combat, notamment des F-35, F-22, F-15 et F-16, ont été repérés se dirigeant vers le Moyen-Orient par la Military Air Tracking Alliance, une équipe d’une trentaine d’analystes qui surveille régulièrement les activités aériennes militaires et gouvernementales ces derniers jours.

L’équipe affirme avoir également repéré des dizaines de ravitailleurs en carburant, ainsi que des centaines de vols cargo, faisant route vers la région depuis la mi-février.

Le nouveau conseiller haredi du chef d’état-major de Tsahal est promu

Le général de brigade Avinoam Emunah, nouveau conseiller du chef d'état-major de l'armée israélienne pour les affaires ultra-orthodoxes, recevant le grade de général de brigade des mains du chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir (à gauche), en présence de sa famille, le 24 février 2026. (Crédit : Armée israélienne)

Avant de prendre ses nouvelles fonctions de conseiller du chef d’état-major de l’armée israélienne pour les affaires ultra-orthodoxes, Avinoam Emunah est promu au grade de général de brigade.

Emunah a récemment occupé le poste de commandant de la nouvelle Brigade Hasmonéenne pour les soldats haredim.

L’armée indique qu’Emunah travaillera en coordination avec toutes les branches de Tsahal pour « promouvoir et développer le service des membres de la communauté haredi dans l’armée, notamment en créant des filières de service, en établissant des unités et en renforçant un environnement de service adapté à leur mode de vie haredi ».

« Dans le cadre de ses fonctions, il s’occupera également, entre autres, d’accompagner les recrues avant leur service, de mettre à jour, d’adapter et d’appliquer les politiques, de guider les commandants sur les questions liées au service des soldats haredim, et d’apporter son soutien et ses réponses aux soldats eux-mêmes », a précisé l’armée.

Emunah a été promu au grade de général de brigade par le chef d’état-major de Tsahal, le lieutenant-général Eyal Zamir, lors d’une cérémonie qui s’est tenue aujourd’hui.

Lors de la même cérémonie, Zamir a également décerné le grade de général de brigade à Shaï Siman-Tov, officier supérieur du Directorat des Opérations.

Siman-Tov a été grièvement blessé pendant la guerre de Gaza en 2014 alors qu’il commandait le 12ᵉ bataillon de la Brigade Golani. Il est retourné dans l’armée un an après sa blessure pour servir au Collège de commandement tactique de Tsahal. Plus récemment, il a occupé un poste de haut niveau au sein du Directorat des Opérations.

Netanyahu au Shin Bet : Nous créons un nouvel axe régional pour contrer l’Iran et les Frères musulmans

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'exprimant lors d'une conférence des dirigeants de l'agence de sécurité intérieure du Shin Bet, le 24 février 2026. (Crédit : Capture d'écran/Bureau de la presse gouvernementale)

« Israël s’efforce de créer sa propre alliance régionale pour contrer les axes iraniens et des Frères musulmans », a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une conférence des dirigeants de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet.

Cette alliance émergente « comprend de nombreux pays », selon Netanyahu.

« Certains nous rendent visite, même ces jours-ci. D’autres, c’est nous qui leur rendons visite. Je parle d’un cercle complet qui englobe tout le Moyen-Orient. »

Dans les années 1950 et 1960, Israël a poursuivi une stratégie consistant à conclure des alliances avec des États et des entités non arabes situés à la périphérie du Moyen-Orient, comme la Turquie, l’Iran, l’Éthiopie ou encore les Kurdes.

Abordant la question de Gaza, Netanyahu a réaffirmé que le groupe terroriste palestinien du Hamas devait être désarmé, ajoutant que « cela se ferait de manière pacifique ou par la force, mais cela se ferait ».

Le Premier ministre a évoqué la recrudescence des meurtres quasi quotidiens dans les communautés arabes d’Israël, déclarant que les stocks d’armes illégales « devaient être réduits et confisqués, car des jours difficiles pourraient arriver ».

Il a laissé entendre qu’une menace terroriste pourrait émerger de ces communautés, soulignant que « nous parlons toujours d’armes tournées vers l’intérieur ».

« Nous voulons un pays où règne la loi, et non un Far West, ni un sud sauvage, ni un nord sauvage. »

Tsahal confirme avoir tiré sur des soldats libanais travaillant sur un « poste non-coordonné »

L’armée israélienne a confirmé avoir tiré des coups de semonce en direction de soldats libanais, dans le sud du Liban, dans la journée de mardi, après que ces derniers ont établi un « poste militaire non-coordonné » à proximité des militaires israéliens.

Selon Tsahal, des avertissements ont été lancés aux Forces armées libanaises au moment où elles commençaient à établir leur poste « non-coordonné ».

Les militaires israéliens ont affirmé avoir également contacté les « canaux de coordination et de liaison » et demandé l’arrêt des travaux sur le poste.

« N’ayant reçu aucune réponse, les soldats de l’armée israélienne ont tiré des coups de semonce pour mettre un terme à ces activités », a ajouté l’armée.

Les FAL avaient fait savoir, dans la journée, qu’alors que les soldats « établissaient un poste d’observation » aux abords de la frontière, dans la région de Marjayoun, « les environs du poste ont été soumis à des tirs provenant du côté israélien, coïncidant avec le vol d’un drone israélien à basse altitude, avec des menaces qui visaient à obliger les forces à quitter les lieux ».

« Le commandement de l’armée a donné l’ordre de renforcer le poste, de rester sur place et de riposter aux sources des tirs », a annoncé l’armée libanaise, ajoutant que l’incident faisait l’objet d’un suivi en coordination avec le mécanisme de surveillance du cessez-le-feu dirigé par les États-Unis et la Force intérimaire des Nations unies au Liban.

Vice-ministre iranien des Affaires étrangères : Téhéran fera « tout ce qu’il faut » pour parvenir à un accord mais ripostera en cas d’attaque

L’Iran est prêt à prendre toutes les mesures nécessaires pour parvenir à un accord avec les États-Unis, a commenté le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Majid Takht-Ravanchi, alors que les deux pays se préparent à une nouvelle série de pourparlers à Genève dans la journée de jeudi.

« Nous sommes prêts à parvenir à un accord dès que possible. Nous ferons tout ce qu’il faut pour y parvenir. Nous entrerons dans la salle de négociation à Genève en toute honnêteté et en toute bonne foi », a dit Takht-Ravanchi, des propos qui ont été partagés par les médias d’État.

Il a toutefois ajouté que « s’il y a une attaque ou une agression contre l’Iran, nous riposterons conformément à nos plans de défense… Une attaque américaine contre l’Iran est un véritable pari ».

Secrétaire général de l’OLP: le Hamas n’est pas un groupe terroriste, parler de le désarmer est inacceptable

L’Organisation de libération de la Palestine ne considère pas le Hamas comme un groupe terroriste, refuse les appels à son désarmement et elle l’autorisera à se présenter aux élections municipales organisées par l’Autorité palestinienne en avril, a annoncé le secrétaire général de l’OLP, Azzam al-Ahmed.

« Nous rejetons catégoriquement toute discussion sur le désarmement du Hamas et son assimilation à une organisation terroriste », a indiqué Ahmed dans une interview accordée au média égyptien Shorouk News, qui a été publiée hier.

« Nous ne les avons jamais considérés comme une organisation terroriste », a ajouté Ahmed. « Ils font partie intégrante du tissu national palestinien. »

Selon Ahmed, c’est pour une raison similaire que l’OLP s’oppose également à la condition posée dans le plan de paix pour Gaza du président américain Donald Trump, qui exige que le Hamas ne participe pas à la gouvernance de l’enclave palestinienne.

L’administration Trump, d’après Ahmed, rejette toute contribution des Palestiniens à la gouvernance de la bande de Gaza.

« Ils veulent tout simplement se débarrasser des Palestiniens », a affirmé Ahmed, en soulignant l’absence de membres palestiniens au sein du Conseil de paix dirigé par les États-Unis, censé faciliter la reconstruction de l’enclave, et la demande visant à ce que le Hamas ne joue aucun rôle dans la bande de Gaza.

Quant au Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG) – le groupe de technocrates palestiniens indépendants chargé de superviser la reconstruction de la bande côtière – Ahmed est convaincu que les États-Unis, appuyés par Israël, ont clairement l’intention de « prendre le contrôle » de la mission, compte tenu des « discours creux » de Washington sur la reconstruction de Gaza en une « riviera » parsemée de gratte-ciel.

Par ailleurs, Ahmed a qualifié de « prétexte fallacieux » la disposition du plan de paix stipulant que l’Autorité palestinienne devait se réformer avant de pouvoir prendre le contrôle de Gaza.

Les réformes exigées par les États-Unis, parmi lesquelles la modification du contenu des programmes scolaires anti-israéliens de l’Autorité palestinienne et la suppression de ce qu’Israël appelle les « primes au meurtre » (pay-to-slay) versées aux prisonniers palestiniens, sont « impossibles » à mettre en œuvre, a indiqué Ahmed. D’après lui, les modifications apportées aux programmes scolaires comprennent notamment la suppression du drapeau palestinien et du mot « Palestine » dans les manuels.

« Selon nous, ces exigences sont avant tout un moyen de gagner du temps », a martelé Ahmed.

L’OLP, a-t-il précisé, considère l’attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023 comme « une faute stratégique qui a infligé des dégâts considérables à Gaza ». Ahmed a également balayé l’argument selon lequel cette opération aurait redonné un nouveau souffle à la question palestinienne.

« L’OLP est en pourparlers permanents avec [le Hamas] au sujet des condition requises pour rejoindre l’organisation », a par ailleurs affirmé Ahmed.

Aux termes de la constitution provisoire récemment dévoilée par l’Autorité palestinienne, l’OLP est le seul représentant légitime du peuple palestinien, et l’AP s’engage à respecter les engagements de l’OLP, qui prévoient notamment la reconnaissance d’Israël.

L’OLP a reconnu Israël dans le cadre des accords d’Oslo de 1993, qui ont instauré l’AP et que le Hamas, à l’instar de nombreuses autres factions palestiniennes, a rejetés.

Dans une initiative visant à interdire au Hamas et à d’autres factions non membres de l’OLP de se présenter aux prochaines élections, notamment aux élections municipales prévues en avril, Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, a signé en janvier un décret imposant aux candidats de signer une déclaration dans laquelle ils souscrivent au « programme national » de l’OLP.

Interrogé par Shorouk, Ahmed a expliqué qu’il « y avait eu une erreur dans la loi » et qu’il avait été décidé que même les partis opposés à l’OLP pourraient se présenter aux élections municipales d’avril, au motif que ces élections concernaient « la fourniture de services et non l’action politique ». Mais cette condition resterait applicable aux élections législatives, pour lesquelles aucune date n’a encore été fixée, a-t-il précisé.

Des extrémistes juifs reconstruisent un avant-poste illégal en Cisjordanie – vidéo

Des images ont montré aujourd’hui des résidents d’implantations en train de reconstruire un avant-poste illégal en Cisjordanie, dans la zone B, une région placée sous le contrôle administratif de l’Autorité palestinienne.

Dans le passé, les autorités israéliennes avaient à plusieurs reprises démoli cet avant-poste appelé Kol Mevaser, qu’elles estimaient constituer un risque pour la sécurité. Il s’agit de l’un des rares exemples de constructions illégales des partisans du mouvement pro-implantations que les autorités israéliennes ont cherché à empêcher, leur priorité étant généralement la lutte contre les constructions sauvages palestiniennes.

Les résidents d’implantations sont toutefois de retour sur ces hauteurs, non loin du village palestinien de Mikhmas, qui a été la cible d’attaques répétées de la part d’extrémistes israéliens.

Sur les images, on voit les partisans du mouvement pro-implantations utiliser des engins de chantier lourds, ce qui semble indiquer que l’armée israélienne ferme les yeux sur ces constructions illégales.

Des organisations déposent une requête auprès de la Haute Cour contre l’interdiction de leurs opérations à Gaza

Dix-sept organisations humanitaires et ONG – dont Oxfam et le Conseil norvégien pour les réfugiés – ont déposé une requête auprès de la Haute Cour de justice israélienne dans le but d’obtenir une injonction provisoire dénonçant l’expiration des licences d’enregistrement de 37 groupes qui apportent une assistance et des services humanitaires à Gaza.

La requête a été déposée à l’encontre d’un panel interministériel placé sous les auspices du ministère des Affaires de la diaspora, qui avait fait savoir qu’il ne renouvellerait pas les licences des organisations qui ne se sont pas conformées aux nouvelles exigences d’enregistrement qui étaient entrées en vigueur l’année dernière. Ces autorisations ont expiré le 1er janvier, mais les organisations ont bénéficié d’un délai de 60 jours pour mettre un terme à leurs opérations.

Le panel interministériel avait durci les conditions d’enregistrement l’année dernière, exigeant des organisations d’aide internationale qu’elles fournissent une série de documents sur leur groupe comme sur leurs activités, avec notamment une liste de tous leurs employés étrangers et palestiniens et les numéros de passeport et d’identification personnelle de ces travailleurs.

Les organisations requérantes font valoir, dans leur requête, que « la cessation des activités des organisations entraînera un effondrement humanitaire et portera un préjudice irréparable au droit à la vie et à la santé de centaines de milliers de personnes dans le besoin », justifiant ainsi l’octroi d’une injonction provisoire contre les nouvelles règles d’enregistrement jusqu’à ce qu’une décision définitive soit rendue.

La requête note aussi que l’équipe interministérielle a retardé de « plusieurs mois » la réponse aux demandes d’enregistrement des organisations concernées « en laissant croire à tort que les demandes étaient en cours d’examen », avant d’annoncer, à la fin de l’année 2025, que le non-respect des nouvelles réglementations entraînerait l’expiration de leur enregistrements.

Les requérants affirment aussi que le transfert des données des travailleurs violerait le droit international dans la mesure où il pourrait mettre en danger la sécurité des mêmes employés.

Le ministère des Affaires de la Diaspora, qui a été choisi pour diriger le processus d’enregistrement par le biais d’une résolution du cabinet, a insisté sur le fait que les nouvelles réglementations sont nécessaires en raison, a-t-il dit, « des conclusions tirées par les services de sécurité », qui laisseraient entendre que certains travailleurs humanitaires ont été impliqués dans des activités terroristes.

Iran: Trump préfère la diplomatie, mais il est prêt à recourir à la « force meurtrière » si nécessaire – Porte-parole

Le président américain Donald Trump arrive dans la salle Est de la Maison Blanche, le 23 février 2026, à Washington. (Crédit : AP Photo/Alex Brandon)

« La première option du président américain Donald Trump est toujours la diplomatie », a indiqué la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, aux journalistes qui étaient rassemblés à Washington, « mais comme il l’a montré, il est prêt à recourir à la force meurtrière de l’armée américaine si cela s’avère nécessaire ».

Elle a souligné que ce sera Trump qui décidera de la ligne à adopter à l’égard de l’Iran : « J’ai vu beaucoup de reportages sensationnalistes au cours de la dernière journée qui sont tout simplement mensongers. Et tous ceux qui spéculent dans les médias – se cachant derrière une source anonyme, prétendant savoir ce que pense le président Trump ou qui prétendant savoir quelle décision il prendra concernant les mesures à mettre en œuvre à l’égard de l’Iran – n’ont aucune idée de ce dont ils sont en train de parler ».

Les États-Unis commencent à déplacer des avions F-22 vers le Moyen-Orient

L’armée américaine a commencé à déplacer douze avions de combat furtifs de type F-22 vers le Moyen-Orient, après les avoir stationnés ces derniers jours sur une base aérienne au Royaume-Uni, selon des données de suivi de vol open source.

Les F-22 ont été aperçus en train de décoller de la base aérienne royale de Lakenheath en Angleterre. Ils ont rejoint les avions ravitailleurs KC-46 alors même qu’ils se dirigeaient vers la région.

Les avions de combat furtifs étaient arrivés à Lakenheath la semaine dernière et ils y étaient restés plusieurs jours, apparemment en raison de problèmes avec les avions ravitailleurs.

Un déplacement de ces avions qui s’inscrit dans le cadre du renforcement massif des forces militaires américaines au Moyen-Orient, alors que le président américain Donald Trump envisage de mener une action militaire contre l’Iran.

Des dizaines d’avions de combat, notamment des F-35, des F-22, des F-15 et des F-16, ont été repérés en direction du Moyen-Orient par la Military Air Tracking Alliance, une équipe d’environ 30 analystes open source qui a régulièrement analysé les activités aériennes militaires et gouvernementales ces derniers jours.

L’équipe affirme avoir également suivi des dizaines de ravitailleurs en carburant, ainsi que des centaines de vols cargo, se dirigeant vers la région depuis la mi-février.

L’armée libanaise accuse Israël de viser l’une de ses positions dans le sud

L’armée libanaise a accusé mardi Israël d’avoir visé le périmètre d’une position militaire qu’elle installait dans le sud du Liban, près de la frontière, et affirmé avoir donné l’ordre de riposter.

Dans un communiqué, l’armée a précisé que « des tirs du côté israélien » ont visé « le périmètre d’un nouveau point de contrôle » que les militaires installaient dans la région de Marjeyoun.

« Le commandement de l’armée a ordonné de renforcer la position et de riposter aux sources de tirs », a-t-il ajouté.

Le Liban craint des attaques d’Israël contre ses infrastructures en cas d’escalade avec l’Iran

Le Liban redoute que des attaques d’Israël puissent viser ses infrastructures civiles en cas d’escalade en Iran et d’implication du puissant Hezbollah libanais pro-iranien, a annoncé le chef de la diplomatie libanaise à Genève.

« Il existe des signaux indiquant que les Israéliens pourraient frapper très fortement en cas d’escalade, y compris potentiellement des infrastructures stratégiques comme l’aéroport », a déclaré le ministre à quelques médias, dont l’AFP.

« Nous conduisons actuellement des démarches diplomatiques pour demander que, même en cas de représailles, les infrastructures civiles libanaises ne soient pas ciblées », a-t-il ajouté en marge d’une session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

La Cour suprême saisie pour bloquer l’expulsion de 37 ONG des Territoires palestiniens

Dix-sept organisations humanitaires internationales ont annoncé avoir saisi la Cour suprême israélienne afin de bloquer une décision gouvernementale ordonnant à 37 ONG de cesser leurs activités dans les Territoires palestiniens, mettant en garde contre des conséquences « catastrophiques » pour les civils.

Le recours demande à la plus haute juridiction d’Israël de suspendre en référé les cessations d’activité devant prendre effet le 1er mars, dans l’attente d’un examen judiciaire complet.

Le 30 décembre, les autorités israéliennes avaient informé 37 organisations, parmi lesquelles Médecins sans frontières (MSF), Oxfam, le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) et CARE que leur licence d’opérer arrivait à expiration et ne serait renouvelée que si elles fournissaient une liste des noms de leurs employés palestiniens.

L’Iran prononce une condamnation à mort liée aux manifestations de janvier – famille

Des manifestants une nouvelle fois dans les rues malgré une répression de plus en plus intense, alors que la République islamique reste coupée du reste du monde, à Téhéran, en Iran, le 10 janvier 2026. (Crédit : Capture d’écran/UGC via AP)

Un tribunal révolutionnaire iranien a condamné à mort un homme accusé « d’hostilité envers Dieu », ce qui serait la première condamnation de ce type liée aux manifestations de janvier, a déclaré mardi à Reuters une source proche de la famille de l’accusé.

Des milliers de personnes auraient été tuées lors de la répression de ces manifestations anti-régime, les pires troubles internes en Iran depuis la Révolution islamique de 1979.

Au cours de ces troubles, le président américain Donald Trump a averti Téhéran qu’il pourrait ordonner une intervention militaire si le pays procédait à des exécutions.

La justice iranienne n’avait pas encore annoncé la sentence prononcée à l’encontre de Mohammad Abbasi.

Iran : les Gardiens de la Révolution entament des exercices militaires près du Golfe

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, ont débuté des exercices militaires le long du Golfe, a rapporté mardi la télévision d’Etat au moment où les Etats-Unis accentuent leur pression sur Téhéran.

Ces exercices, qui « se concentrent sur les côtes sud et les îles » adjacentes, comprennent missiles, artillerie, drones, forces spéciales et véhicules blindés, a précisé la chaîne, tandis que les Etats-Unis ont déployé dans la région un important dispositif naval et aérien, laissant planer la menace de frappes contre l’Iran.

La puissance de feu US contre l’Iran limitée à 5 jours d’offensive intense – renseignements israéliens

Le porte-avions américain USS Gerald Ford (à gauche) photographié à quai dans la baie de Souda, sur l'île grecque de Crète, en Méditerranée, le 24 février 2026. (Crédit : Costas Metaxakis/AFP)

Un responsable des services de renseignement israéliens a déclaré au Financial Times britannique qu’Israël estimait que, malgré le déploiement d’une force militaire massive dans la région comprenant deux porte-avions, les États-Unis ne pourraient mener que quatre ou cinq jours d’attaques aériennes intensives contre l’Iran.

Selon ce responsable, cette force pourrait maintenir des frappes de moindre intensité pendant une semaine.

Israël craindrait que des frappes américaines limitées contre l’Iran ne fassent que renforcer le régime.

Israël avertit le Liban qu’il frappera les infrastructures civiles et l’aéroport si le Hezbollah s’implique dans une guerre États-Unis/Iran – responsables

Une frappe aérienne israélienne à proximité de l'aéroport international de Beyrouth, avec un avion de ligne roulant au sol en arrière-plan, le 14 novembre 2024. (Crédit : Capture d'écran vidéo/X ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Israël a envoyé un message indirect au Liban, indiquant qu’il frapperait durement le pays, en ciblant les infrastructures civiles, y compris l’aéroport, si le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah s’impliquait dans une guerre entre les États-Unis et l’Iran, ont déclaré deux hauts responsables libanais.

Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu et la présidence libanaise n’ont pas encore répondu aux demandes de commentaires.

Bennett : La fronde du Likud sur les importations prouve qu’il peut bloquer la loi sur la conscription des Haredim

L'ancien Premier ministre Naftali Bennett assistant à la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines, à Jérusalem, le 17 février 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

L’ancien Premier ministre Naftali Bennett a critiqué le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, le Likud, pour ne pas avoir résisté à la pression des ultra-orthodoxes et avoir rejeté un projet de loi exemptant les Haredim étudiant en yeshiva du service militaire. Il a affirmé que la décision des députés de voter contre une mesure économique populaire du gouvernement hier soir prouvait qu’ils étaient capables de violer la discipline de la coalition quand ils le souhaitaient.

« Hier soir, nous avons découvert que lorsque quelque chose est vraiment important pour les députés du Likud, ils sont capables de violer la discipline ‘sacrée’ de la coalition », a déclaré Bennett.

« S’ils se souciaient de nos soldats, ils auraient fait exactement la même chose contre la loi sur les exemptions militaires et auraient depuis longtemps recruté de jeunes hommes haredim en bonne santé pour remplacer nos réservistes qui s’effondrent sous le poids de cette charge. »

Une mesure qui aurait permis aux Israéliens de commander moins cher des marchandises en ligne à l’étranger a été rejetée par la Knesset par 59 voix contre 25, tôt ce matin.

Entrée en vigueur le 24 décembre, cette mesure a été saluée par le grand public, mais vivement condamnée par les entrepreneurs locaux qui estimaient qu’elle nuirait à leurs ventes. Elle a été rejetée par les membres du parti de Netanyahu, notamment le président de la commission des Finances de la Knesset, Hanoch Milwidsky, et le ministre de l’Économie, Nir Barkat.

« Les réservistes sont négligés parce qu’ils n’ont pas de lobby au Likud », a ajouté Bennett.

« La honte d’avoir négligé les soldats de Tsahal restera gravée sur le front de tous les membres de la coalition. »

Iran: les étudiants ont le « droit » de manifester mais ne doivent pas franchir des « lignes rouges », dit le gouvernement

Les étudiants iraniens ont le droit de manifester mais ne doivent pas franchir des « lignes rouges », a mis en garde mardi le gouvernement dans sa première réaction depuis la reprise samedi d’un mouvement de contestation dans certaines universités.

Ils « ont naturellement le droit de manifester », a déclaré la porte-parole Fatemeh Mohajerani.

Mais il y a « des lignes rouges à protéger et à ne pas franchir, même au plus fort de la colère », a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse hebdomadaire, citant en exemples « les lieux sacrés et le drapeau » de la République islamique.

L’Australie lance une commission royale pour enquêter sur la tuerie de Bondi Beach

Des hommages floraux déposés pour les victimes sur un petit pont où se trouvaient les terroristes armés lors du massacre visant un événement de Hanoukka près d'une semaine plus tôt, à Bondi Beach, à Sydney, en Australie, le 20 décembre 2025. (Crédit : David Gray/AFP)

L’Australie a lancé aujourd’hui une enquête gouvernementale sur la tuerie de masse survenue en décembre 2025 à Bondi Beach, lors d’une célébration de Hanoukka, et qui a coûté la vie à quinze personnes.

La commission royale, qui a beaucoup de pouvoirs et peut contraindre des personnes à témoigner, sera présidée par la juge à la retraite Virginia Bell.

Elle a pour but d’examiner les événements liés à la tuerie, ainsi que l’antisémitisme et la cohésion sociale en Australie. Elle devrait rendre ses conclusions d’ici décembre prochain.

« La commission doit enquêter sur les mesures de sécurité prises pour cet événement et rendre compte de l’efficacité maximale de nos services de renseignement et de nos forces de l’ordre », a déclaré Bell.

Selon la police, les terroristes armés, Sajid Akram et son fils Naveed Akram, auraient été inspirés par le groupe terroriste sunnite État islamique (EI).

Sajid Akram a été abattu par la police sur les lieux, tandis que Naveed Akram, également blessé par balle mais toujours en vie, est actuellement poursuivi pour quinze chefs d’accusation de meurtre et pour terrorisme.

Affaire Epstein : l’ex-ministre britannique Peter Mandelson libéré sous caution

L’ambassadeur britannique aux États-Unis de l’époque, Peter Mandelson, prenant la parole tandis que le président américain Donald Trump fait une annonce, dans le Bureau ovale, à la Maison Blanche, à Washington, le 8 mai 2025. (Crédit : Jim Watson/AFP)

L’ex-ministre et ambassadeur britannique Peter Mandelson arrêté dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de transfert d’informations sensibles au financier et pédocriminel américain Jeffrey Epstein a été libéré sous caution mardi, a annoncé la police londonienne.

« Un homme de 72 ans, arrêté pour soupçons de faute professionnelle dans l’exercice de ses fonctions publiques, a été remis en liberté sous caution dans l’attente de la poursuite de l’enquête », a indiqué la police dans un communiqué, sans préciser l’identité du suspect comme c’est d’usage au Royaume-Uni.

L’homme libéré est Lord Peter mandelson, a indiqué l’agence britannique Press Association, citant une source policière.

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