Le Qatar dit « avoir besoin de temps » pour parvenir à un accord Israël-Hamas

Les négociations indirectes se poursuivent mais sans 'aucune percée' jusqu’à présent, selon une source palestinienne proche des négociations

Des familles d'Israéliens retenus en otage à Gaza et des sympathisants appellent à leur libération devant le bureau de l'ambassade des États-Unis à Tel Aviv, le 7 juillet 2025. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)

Le Qatar, pays médiateur, a dit mardi « avoir besoin de temps » pour que les discussions indirectes en cours à Doha entre Israël et le Hamas aboutissent à un accord de cessez-le-feu après 21 mois de guerre à Gaza.

« Les deux délégations sont à Doha, nous parlons séparément avec elles pour établir un cadre pour les discussions. Les pourparlers n’ont donc pas encore commencé, mais nous échangeons avec les deux parties sur ce cadre », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, Majed al-Ansari.

« Je ne pense pas pouvoir donner de calendrier à ce stade, mais je peux dire qu’on a besoin de temps pour ça », a-t-il ajouté, au troisième jour de ces discussions à Doha.

Les négociations indirectes entre le Hamas et Israël en vue d’un cessez-le-feu dans la bande Gaza se poursuivent mais sans « aucune percée » jusqu’à présent, selon une source palestinienne proche des négociations.

« Les discussions portent toujours sur les mécanismes de mise en oeuvre (d’un accord de cessez-le-feu, NDLR), en particulier les clauses relatives au retrait (de l’armée israélienne, NDLR) et à l’aide humanitaire » pour le territoire palestinien, a déclaré cette source à l’AFP.

« Aucune percée n’a été réalisée jusqu’à présent, et les négociations se poursuivent », a ajouté la source.

Mardi dernier, le président américain Donald Trump avait déclaré qu’Israël avait accepté la dernière proposition de cessez-le-feu, qui prévoit la libération en cinq étapes distinctes de dix otages vivants et de dix-huit otages morts, en échange d’un cessez-le-feu de 60 jours, d’un afflux d’aide humanitaire dans la bande de Gaza et de la libération de nombreux prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël.

Le Hamas a donné ce qu’il a qualifié de « réponse positive » à cette proposition. Cependant, le groupe terroriste a souligné qu’il avait des réserves quant au caractère temporaire de la trêve proposée et a maintenu plusieurs de ses revendications, dont la fin définitive de la guerre.

Le bureau de Netanyahu a jugé « inacceptables » les conditions posées par le Hamas, qui portaient également sur les mécanismes d’aide et le retrait des troupes de Tsahal.

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