L’Iran déclare avoir exécuté un autre homme accusé de collaboration avec Israël

Soltanali Shirzadi Fakhr a été reconnu coupable d'avoir entretenu des liens à la fois avec le groupe d'opposition en exil Mujahideen-e-Khalq et avec les renseignements israéliens

Illustration : Le corps d'un condamné à la pendaison dans la ville de Qazvin, à environ 130 kilomètres à l'ouest de la capitale Téhéran, en Iran, le 26 mai 2011. (Crédit : Agence de presse Mehr, Hamideh Shafieeha/AP)

Jeudi, le site officiel d’information du pouvoir judiciaire iranien, Mizan Online, a rapporté que l’Iran avait exécuté un homme reconnu coupable d’avoir entretenu des liens à la fois avec le groupe d’opposition en exil, le Mujahideen-e-Khalq (MEK), et avec les services de renseignement israéliens.

Mizan a identifié l’homme comme étant Soltanali Shirzadi Fakhr, précisant qu’il était un membre de longue date du MEK et qu’il avait été reconnu coupable de collaboration avec les services de renseignement israéliens.

Sa condamnation à mort a été confirmée par la Cour suprême et l’exécution a eu lieu une fois les procédures légales achevées, a ajouté Mizan.

Cette exécution a fait suite à celles de Mehdi Farid, mercredi, d’Amirali Mirjafari, mardi, et de Mohammad Masoum Shahi et Hamed Validi, lundi.

Les autorités iraniennes ont exécuté au moins 1 639 personnes en 2025, soit le nombre le plus élevé depuis 1989, avaient indiqué mi-avril deux organisations de droits humains.

Ces dernières ont averti que le pays pourrait recourir encore davantage à la peine de mort après les manifestations anti-régime de janvier et la guerre contre Israël et les États-Unis.


Ce chiffre représente une hausse de 68 % par rapport aux 975 personnes exécutées en 2024 et inclut également 48 femmes pendues, selon le rapport annuel conjoint de l’organisation Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, et de l’organisation Ensemble contre la peine de mort (ECPM), basée à Paris.

« Si la République islamique survit à la crise actuelle, il y a un risque sérieux que les exécutions soient utilisées de manière encore plus intensive comme outil d’oppression et de répression », indique le rapport.

L’IHR, qui exige au moins deux sources pour confirmer une exécution, dont la majorité n’est pas rapportée par les médias officiels iraniens, souligne que ce chiffre constitue un « minimum absolu » du nombre de pendaisons en 2025.

Cela correspond à une moyenne de plus de quatre exécutions par jour.

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Ce total est de loin le plus élevé depuis que l’IHR a commencé à tenir ce décompte en 2008, et le plus important signalé depuis 1979, au début de la Révolution islamique.

Les organisations ont par ailleurs averti que « des centaines de manifestants détenus risquaient toujours la peine de mort et l’exécution » après avoir été inculpés de crimes passibles de la peine capitale à la suite des manifestations anti-régime de janvier. Celles-ci ont été réprimées par une vague de répression qui a fait des milliers de morts et entraîné l’arrestation de dizaines de milliers de personnes, confirmées par différentes organisations.

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