L’Iran exécute un espion présumé au service d’Israël
Amirali Mirjafari avait été condamné à la peine de mort, accusé d'avoir incendié une mosquée lors des manifestations anti-régime de janvier

Dubaï, Émirats arabes unis — L’Iran a exécuté un homme accusé d’être l’un des chefs d’un réseau lié aux services de renseignement israéliens et d’avoir incendié une mosquée à Téhéran lors des manifestations anti-régime de janvier, a rapporté mardi le site officiel d’information du pouvoir judiciaire iranien, Mizan Online.
Mizan a identifié l’homme comme étant Amirali Mirjafari, précisant qu’il avait été condamné pour avoir mis le feu à la mosquée Qolhak à Téhéran et pour avoir mené des activités anti-sécurité.
Sa condamnation à mort a été confirmée par la Cour suprême et l’exécution a eu lieu tôt mardi matin, a précisé Mizan.
Les autorités iraniennes ont exécuté au moins 1 639 personnes en 2025, soit le nombre le plus élevé depuis 1989, avaient indiqué lundi dernier deux ONG.
Ces dernières avaient alors averti que le pays pourrait recourir encore plus largement à la peine de mort après les manifestations anti-régime de janvier et la guerre contre Israël et les États-Unis.
Ce chiffre représente une hausse de 68 % par rapport aux 975 personnes exécutées en 2024, et inclut également 48 femmes pendues, selon le rapport annuel conjoint de l’organisation Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, et de l’organisation Ensemble contre la peine de mort (ECPM), basée à Paris.
« Si la République islamique survit à la crise actuelle, il existe un risque sérieux que les exécutions soient utilisées de manière encore plus intensive comme outil d’oppression et de répression », indique le rapport.
L’IHR, qui exige deux sources pour confirmer une exécution, dont la majorité n’est pas rapportée par les médias officiels iraniens, affirme que ce chiffre représente un « minimum absolu » du nombre de pendaisons en 2025.
Ce chiffre correspond à une moyenne de plus de quatre exécutions par jour.
Ce nombre est de loin le plus élevé depuis que l’IHR a commencé à le recenser en 2008, et il s’agit du nombre le plus élevé signalé depuis 1989, au début de la Révolution islamique.
Les ONG ont également averti que « des centaines de manifestants détenus risquaient toujours la peine de mort et l’exécution » après avoir été inculpés de crimes passibles de la peine capitale pour les manifestations de janvier 2026 contre les autorités, réprimées par une vague de répression ayant, selon les groupes de défense des droits de l’Homme, fait des milliers de morts et entraîné l’arrestation de dizaines de milliers de personnes.







