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Des Palestiniens dénoncent une attaque méthodique, « coordonnée » après un assaut des extrémistes juifs

Des pro-implantations et des soldats, prétextant un vol de moutons par des habitants de Huwara dans un avant-poste voisin, ont inspecté les enclos, puis ils sont revenus pour emporter des dizaines d'animaux et agresser les habitants, selon des Palestiniens

Nurit Yohanan est la correspondante du Times of Israel pour le monde arabe et palestinien.

Saeed Odeh en compagnie d'un autre habitant de Huwara, près de l'enclos à moutons d'où, selon lui, des résidents d'implantations auraient volé son bétail. 7 juin 2026. (Crédit : Nurit Yohanan/Times of Israel)
Saeed Odeh en compagnie d'un autre habitant de Huwara, près de l'enclos à moutons d'où, selon lui, des résidents d'implantations auraient volé son bétail. 7 juin 2026. (Crédit : Nurit Yohanan/Times of Israel)

HUWARA, Cisjordanie — Saeed Hamous est à cran depuis samedi. Ce jour-là, raconte-t-il, des extrémistes juifs ont saccagé sa ville, Huwara, en Cisjordanie, et ils lui ont dérobé des dizaines de moutons.

Hamous avait acheté ces moutons et il les élevait pour en faire sa principale source de revenus. Il n’était en effet plus autorisé à travailler en Israël – ce qu’il faisait avant le pogrom perpétré par le Hamas, le 7 octobre 2023.

Depuis, le nombre de travailleurs palestiniens autorisés à entrer dans le pays depuis la Cisjordanie a été drastiquement réduit.

Les 37 moutons emportés par les extrémistes juifs constituaient la majeure partie de son troupeau, déclare cet homme de 63 ans.

« Lorsque quelqu’un vient pour vous priver de votre gagne-pain, vous êtes anéanti. Votre âme est complètement anéantie », a expliqué Hamous au Times of Israel cette semaine, à l’occasion d’une réunion à la mairie de Huwara.

Largement documenté par des vidéos, le raid de samedi semble correspondre au schéma habituel de violence qui est celui des partisans du mouvement pro-implantations, désormais monnaie courante en Cisjordanie. Les images montrent des dizaines d’extrémistes juifs masqués, arrivant à bord de pick-up, s’emparant des troupeaux, frappant les habitants et jetant des pierres sur les locaux et les automobilistes qui traversent la ville, laquelle se trouve sur un axe principal de la Cisjordanie.

Selon les habitants, ce raid aurait toutefois été plus organisé que les actes de violences, de harcèlement et de vols qui ont pu être précédemment commis par des extrémistes juifs, qui semblaient plus anarchiques.

Les résidents d’implantations seraient d’abord entrés à Huwara sous prétexte d’inspecter les enclos à bétail, affirmant qu’ils recherchaient des moutons volés, ont raconté les habitants. Pendant que certains revenaient pour emporter de force les animaux, d’autres se seraient livrés à des actes de violence dans toute la ville, suivant un scénario qui semblait avoir été planifié à l’avance.

L’incident a été « méthodique et coordonné ». Ce n’était « pas une attaque anarchique », a expliqué le maire de Huwara, Kamal Odeh, au Times of Israel. « Ils savaient où se trouvaient les moutons, combien il y en avait, et ils les ont emmenés. »

Des partisans du mouvement pro-implantations brisent les vitres d’un véhicule dans la ville palestinienne de Huwara, en Cisjordanie, le 6 juin 2026. (Crédit : Capture d’écran utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur le droit d’auteur)

Les habitants auraient perdu environ 60 moutons pendant l’attaque, sans compter les agneaux, pour un montant estimé à 300 000 shekels, a rapporté Odeh. Une jeep d’une valeur d’environ 20 000 dollars a aussi été volée dans un garage local.

Selon des médias proches du mouvement pro-implantations, les Israéliens seraient entrés dans la ville pour récupérer des moutons qui, ont-ils affirmé, avaient été volés dans un avant-poste voisin. Des affrontements auraient ensuite éclaté après que des Palestiniens ont commencé à leur jeter des pierres.

Dimanche, la chaîne publique Kan a toutefois fait savoir que le propriétaire des moutons prétendument volés avait indiqué dans la matinée de samedi à l’armée israélienne que ses moutons ne lui avaient pas été dérobés : ils s’étaient en réalité échappés de leurs enclos.

Aucune arrestation n’a été effectuée dans le cadre des violences survenues à Huwara. Deux suspects âgés d’une trentaine d’années ont néanmoins été interpellés le lendemain, soupçonnés d’avoir participé à l’attaque. « D’autres arrestations pourraient suivre », a affirmé la police dimanche.

Le lendemain, la détention des deux suspects, des résidents d’un avant-poste voisin, a été prolongée de trois jours.

À l’issue de l’audience de placement en détention, les avocats des suspects ont fait valoir que les bergers s’étaient trouvés en danger de mort alors qu’ils tentaient de récupérer, dans la ville, les moutons qui leur auraient été volés, et qu’ils étaient totalement étrangers aux violences qui s’étaient déroulées au même moment.

L’organisation d’aide juridique Honenu, qui représente les deux suspects, n’a pas répondu à la demande de commentaires du Times of Israel concernant les allégations selon lesquelles l’attaque aurait été organisée et coordonnée.

Compter les moutons

Les habitants de Huwara ont affirmé que des extrémistes juifs avaient emmené des moutons appartenant à deux Palestiniens de la ville depuis trois endroits différents. Les deux victimes ont décrit un scénario similaire : aux premières heures de la matinée de samedi, des partisans du mouvement pro-implantations se sont présentés chez eux et ont exigé d’inspecter les enclos, prétendant que des moutons volés s’y trouvaient.

Hamous a raconté au Times of Israel avoir reçu, vers 7 heures du matin, un appel de sa belle-fille, qui l’a informé que des résidents d’implantations se trouvaient près de la maison de son fils, située à côté de l’une des deux bergeries familiales.

Il s’est alors rendu sur place et a vu deux résidents d’implantations assis à l’entrée de la maison, « comme si elle leur appartenait ».

Zidan Hamis, un habitant de Huwara, montre une photo des moutons que des colons lui auraient pris, le 7 juin 2026. (Crédit : Nurit Yohanan/Times of Israel)

« Je parle un peu l’hébreu, alors je leur ai demandé : ‘Je peux vous aider ?’ Ils m’ont répondu : ‘Va-t’en, rentre chez toi' », a-t-il rapporté.

Craignant qu’ils ne l’agressent, Hamous s’est exécuté. Il a alors décidé d’appeler plusieurs habitants du village afin de les informer de la situation.

Plus tard, a-t-il ajouté, une patrouille de quatre soldats est arrivée, appartenant, d’après Hamous, à la Hagmar – l’unité de défense régionale israélienne qui est composée de résidents d’implantations réservistes. Ces unités ont souvent été mises en cause dans la hausse des violences en Cisjordanie.

Les soldats lui ont demandé de leur montrer les moutons. Hamous a ouvert l’enclos et leur a montré les animaux. Selon lui, les résidents d’implantations qui accompagnaient les soldats ont alors séparé dix moutons du reste du troupeau et lui ont ordonné de rentrer chez lui.

« Je suis rentré dans la maison et j’ai fermé la porte. Je sais de quoi ils sont capables. Ils veulent tabasser les gens, et si jétais resté, j’en aurais fait les frais », a-t-il indiqué.

Un résident d’implantations dans l’enclos à moutons de la famille Hamis à Huwara, le 6 juin 2026. (Autorisation)

Debout à côté de son enclos désormais vide, Saeed Odeh, 75 ans, a raconté au Times of Israel qu’il était en train de nourrir ses 25 moutons à l’intérieur de la bergerie vers 7 h 30, ce matin-là, lorsqu’il a regardé par la fenêtre et qu’il a vu des résidents d’implantations s’approcher.

« Mon cœur a fait un bond », a-t-il déclaré. « J’ai vu un gros pick-up noir avec, à bord, quatre [Israéliens]. Trois étaient masqués et armés de gourdins ; le quatrième avait le visage découvert. »

Les quatre hommes ont exigé d’inspecter les moutons. Odeh les a laissés entrer et il leur a montré les animaux, après quoi ils sont repartis. « Je me suis dit : ‘C’est fini, c’est terminé.' »

Mais ce n’était pas fini.

Environ 15 minutes après leur départ, plusieurs dizaines d’individus, tous masqués, munis de gourdins et, pour certains d’entre eux, armés, sont arrivés, accompagnés de soldats de l’armée israélienne. Ils lui ont de nouveau ordonné d’ouvrir l’enclos.

« Ils m’ont dit en arabe : ‘Ouvre l’enclos ou tu mourras.' »

Saeed Odeh montre les blessures à la bouche et à la main qu’il attribue à des coups portés par des résidents d’implantations, le 7 juin 2026. (Crédit : Nurit Yohanan/Times of Israel)

Odeh a indiqué que des extrémistes juifs l’avaient violenté alors qu’il tentait d’ouvrir l’enclos, par manque de patience. « J’ai essayé d’ouvrir la porte. Ils ont tenté de la défoncer. Je leur ai dit : ‘Ne la cassez pas’, et ils m’ont frappé à la main et au visage. Ils n’ont ni morale, ni humanité. »

Odeh a montré au Times of Israel son visage et sa main meurtris.

Le groupe a ensuite emmené tous les moutons jusqu’à l’avant-poste voisin, a expliqué Odeh.

À peu près au même moment, Hamous, qui se trouvait toujours chez son fils, a reçu un appel d’amis qui lui ont signalé que des résidents d’implantations étaient en train de voler des moutons dans l’enclos de son fils, situé à proximité, ainsi que dans un autre enclos lui appartenant, près de chez lui.

Il a alors quitté la maison de son fils. En arrivant à l’enclos proche de chez lui, il a découvert son matériel saccagé et presque tout son troupeau disparu. Les animaux restants portaient des traces de maltraitance.

« Ils ont frappé les moutons à la tête et en ont pris 37 — 27 dans l’enclos du bas et 10 dans celui du haut. » Il ne restait à la famille que quelques poulets et veaux, ainsi qu’une quinzaine de moutons que les Israéliens n’avaient pas emportés.

Les habitants agressés

Selon le maire, Odeh, d’autres groupes d’extrémistes juifs ont envahi la ville en 4×4 et en voiture, en plus de la vingtaine qui était venue pour le bétail.

L’arrivée de tels groupes, qui semblaient s’être rassemblés en peu de temps, démontre selon lui que l’attaque contre la ville avait été planifiée à l’avance.

L’armée israélienne, présente sur les lieux, est arrivée en même temps qu’eux, a-t-il affirmé. Elle a tenu les habitants à distance à l’aide de gaz lacrymogène alors même que les résidents d’implantations s’emparaient des animaux. Certains extrémistes juifs étaient armés et ont ouvert le feu sur les habitants, blessant plusieurs personnes, a ajouté le maire.

Des résidents d’implantations et des soldats près de l’enclos à moutons de la famille Odeh à Huwara, le 6 juin 2026. (Autorisation)

Neuf habitants ont été blessés, dont un par des tirs, a rapporté samedi le Croissant-Rouge palestinien.

Odeh, cependant, a pour sa part fait état d’un total de 23 blessés, contredisant ces chiffres. Parmi les blessés, des personnes ayant inhalé des gaz lacrymogènes, battues, souffrant de fractures ou touchées par des tirs.

Les hommes armés appartenaient à l’unité Hagmar locale, a poursuivi Odeh.

« Les forces sont intervenues pour disperser les rassemblements en utilisant des mesures antiémeutes », a quant à elle fait savoir l’armée israélienne.

L’armée n’a pas répondu aux questions du Times of Israel concernant l’implication présumée de soldats de l’unité Hagmar dans l’incident, leur rôle de protection des extrémistes juifs ou les informations faisant état de tirs sur des habitants.

Lundi, un habitant de Huwara était toujours hospitalisé en soins intensifs. Une vidéo le montre en train d’être passé à tabac par des résidents d’implantations et par un soldat qui semble leur prêter main-forte. L’homme a été blessé à la tête.

Sur la vidéo, on voit des résidents d’implantations armés et un soldat ordonner à un Palestinien de sortir de son véhicule. Tandis que celui-ci tente de discuter avec un extrémiste juif muni d’un gourdin, un soldat le jette à terre et lui assène des coups répétés à la tête durant plusieurs secondes, avant qu’un autre résident d’implantation ne les arrête. Pendant ce temps, des pro-implantations se battent avec un autre Palestinien, le rouant de coups de matraque et de poing jusqu’à ce qu’il s’effondre sur la route.

L’armée israélienne, en réponse à ces images, a déclaré : « Les actes montrés dans la vidéo sont graves et ne correspondent pas aux valeurs de l’armée israélienne. Cet incident fait actuellement l’objet d’une enquête. Une fois le soldat identifié, il fera l’objet de mesures disciplinaires et de sanctions de la part de la hiérarchie, suivant les conclusions de l’enquête. »

Une histoire de tensions

Huwara est depuis longtemps un foyer de tensions. Des tensions dues aux actes de violence commis par des extrémistes juifs pro-implantations, ainsi qu’aux attentats terroristes perpétrés par des Palestiniens contre des Israéliens. La ville est située le long de la route 60, le principal axe nord-sud de Cisjordanie ; jusqu’à ces dernières années, tant les Israéliens que les Palestiniens qui traversaient le territoire étaient donc contraints de passer par Huwara.

Lors de l’incident le plus connu, le 26 février 2023, deux frères israéliens, Hillel et Yagel Yaniv, résidents de l’implantation voisine de Har Bracha, ont été tués dans une fusillade alors qu’ils traversaient la ville en voiture.

Ce soir-là, des centaines de résidents d’implantations ont envahi Huwara, incendiant des maisons et des voitures, agressant des habitants et jetant des pierres.

En novembre 2023, le premier tronçon de la « route de contournement de Huwara » a été inauguré, déviant la principale voie de circulation à l’écart de la ville. Depuis lors, des rapports font régulièrement état de jets de pierres par des partisans du mouvement pro-implantations sur des Palestiniens de la région et d’incendies de biens. Aucun incident de l’ampleur des violences de février 2023 ne s’était néanmoins produit jusqu’à samedi.

Selon le maire, les résidents d’implantations ont sillonné la ville pendant environ trois heures dans la matinée de samedi. Ils sont repartis vers midi.

Même après leur départ, des soldats de l’unité Hagmar sont restés dans la ville, a déclaré Odeh.

Un Palestinien éteint un incendie sur le lieu d’une attaque perpétrée par des résidents d’implantations israéliens dans la ville de Huwara, près de Naplouse, en Cisjordanie, le samedi 6 juin 2026. (Crédit : AP Photo/Majdi Mohammed)

Selon les habitants, dans la soirée de samedi, d’autres soldats sont arrivés, accompagnés de représentants de l’Administration civile, l’unité du ministère de la Défense chargée des affaires civiles palestiniennes dans certaines zones de la Cisjordanie. Les Israéliens ont interrogé les habitants. Ils ont également saisi les caméras de sécurité de l’un des enclos à moutons.

D’après Odeh, les habitants ont l’intention de porter plainte dans les prochains jours auprès de la police israélienne, suite aux dégâts causés lors de l’attaque.

L’Union européenne a par ailleurs contacté la ville, et compte recueillir des informations sur l’attaque afin de déposer une plainte officielle auprès de l’État d’Israël, a-t-il ajouté.

Le maire s’est toutefois montré plutôt sceptique quant à l’issue de cette démarche.

« Aujourd’hui, en Cisjordanie, ce sont les résidents d’implantations qui commandent, pas la police ni l’armée », a-t-il déploré.

Occupation de maisons inachevées

Certains des assaillants, ont expliqué les habitants de Huwara, sont venus d’un avant-poste établi en avril 2025 sur ce que les résidents de la ville considèrent comme un terrain privé appartenant à des Palestiniens de la région.

Une partie de ce terrain se trouve en zone C, une zone entièrement contrôlée par Israël sur les plans sécuritaire et civil. Une autre partie est située en zone B ; Israël assure donc le contrôle des questions de sécurité, tandis que les Palestiniens détiennent l’autorité civile.

En avril 2025, l’organisation israélienne de défense des droits Yesh Din a adressé une lettre au chef du Commandement central, le major général Avi Bluth, au conseiller juridique pour la Cisjordanie, au chef de l’Administration civile et au conseiller juridique du ministère de la Défense, dans laquelle elle réclamait l’évacuation de cet avant-poste.

La plupart des autorités concernées n’ont pas répondu. L’Administration civile s’est contentée d’indiquer que l’affaire avait été transmise à ses services d’inspection, chargés de la lutte contre les constructions illégales, et qu' »ils allaient donner suite ».

Mais cette lettre est restée sans effet, et l’avant-poste est toujours en place.

Zidan Hamis, le fils de Saeed, dont la maison se trouve à tout juste quelques centaines de mètres de l’avant-poste, a montré au Times of Israel des maisons inachevées situées à proximité. Des maisons qui appartiennent à des habitants de Huwara et, dont, a-t-il affirmé, les résidents de l’avant-poste se sont emparés.

Des maisons situées en périphérie de Huwara qui, selon les Palestiniens, auraient été saisies par les résidents d’un avant-poste voisin, sur une photo du 7 juin 2026. (Crédit : Nurit Yohanan/Times of Israel)

Dans une lettre adressée en avril 2026 par Yesh Din à l’armée israélienne, à l’Administration civile et à l’establishment de la défense, l’organisation a affirmé que l’avant-poste volait également l’électricité et l’eau provenant de l’une de ces maisons, dont la construction est en phase finale.

Une fois encore, l’Administration civile a répondu que la question avait été transmise à son service d’inspection.

Iman Hamis, l’épouse de Zidan, a avoué être incapable de dormir depuis l’incident.

Tout au long de l’attaque, a-t-elle raconté, elle est restée enfermée chez elle, tentant de rassurer son fils de 4 ans.

« Il m’a dit : ‘J’ai peur.’ Je lui ai répondu : ‘N’aie pas peur, tu es un homme.’ Depuis, je passe mon temps à regarder par la fenêtre pour voir qui arrive. J’ai dit à Zidan : ‘Ne me laisse pas seule à la maison’, car j’étais seule quand ils sont arrivés. »

Elle a également dit craindre ce que l’avenir pourrait lui réserver. Si, par le passé, des résidents d’implantations s’étaient déjà approchés de la maison, ils n’avaient toutefois encore jamais volé de bétail ni attaqué quelqu’un, a-t-elle précisé.

« Notre maison est la dernière du village et ils se conduisent comme des barbares », a-t-elle ajouté. « Ils pourraient tout casser, ou mettre le feu à la maison. »

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