Les raffineries de Haïfa fermeront en 2029, dit le responsable du développement de la baie de Haïfa
Pour Yuval Admon, qui travaille au sein du cabinet du Premier ministre, 2026 sera une année décisive pour réduire les délais ; le président du KKL-JNF s'engage à injecter 100 M de shekels dans la création d'un nouveau parc
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Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Les raffineries de pétrole Bazan de Haïfa, dont les écologistes et les habitants du nord réclament la fermeture depuis plusieurs décennies, cesseront leurs activités en 2029, a promis mardi le responsable de la direction d’État chargée de la réhabilitation de la baie de Haïfa.
À l’issue de la conférence annuelle de la Direction pour le développement de la baie de Haïfa, qui s’est tenue à l’université de Haïfa, Yuval Admon a déclaré que son équipe réaliserait cette année un travail « particulièrement complexe », en collaboration avec les nombreux ministères et autres organismes publics concernés, « visant à examiner de manière approfondie les mesures à prendre pour garantir la fermeture des raffineries en 2029, ainsi que les étapes nécessaires à la réalisation de cet objectif ».
En 2022, le gouvernement a voté la fermeture des raffineries de la baie de Haïfa et celle du complexe de stockage de pétrole situé à proximité, à Kiryat Haim, autant de sites polluants.
La direction, créée peu après sous l’égide du cabinet du Premier ministre, s’était fixé pour objectif de procéder à la fermeture des complexes d’ici 2029. Son rapport annuel pour 2025, publié en mars, a toutefois reporté cette date à 2031.
Admon espère désormais que des solutions pourront être trouvées pour ramener la date de mise hors service à 2029.
Le problème n’était pas d’ordre budgétaire, a expliqué Admon au Times of Israel après la conférence. « Les gouvernements prennent simplement leur temps », a-t-il ajouté.
La fermeture de l’industrie pétrochimique, ainsi que le nettoyage et la libération des terrains qu’elle occupe en vue de leur développement, sont essentiels pour faire de la région de la baie un pôle urbain capable de rivaliser avec Tel Aviv et de servir de moteur économique pour l’ensemble du nord d’Israël.
Le projet prévoit notamment la construction de 130 000 nouveaux logements, d’un nouvel hôpital, de rues piétonnes et de pistes cyclables, de plages, d’espaces verts, de canaux, ainsi que la création d’emplois verts et respectueux de l’environnement.
Mais Bazan ne peut être fermée tant qu’une infrastructure équivalente n’aura pas été mise en place pour importer, acheminer, stocker et distribuer les produits que cette raffinerie fabrique ou traite actuellement, à savoir des distillats (essence, diesel et kérosène), du gaz domestique (GPL), des condensats (un sous-produit du pétrole brut issu de l’industrie des gaz fossiles) et du bitume.
Deux contraintes majeures pèsent sur l’échéance de 2029, a expliqué Admon au Times of Israel. L’une concerne le stockage de 550 000 tonnes de distillats sous la chaîne du Carmel et l’autre, le stockage de 20 000 tonnes de gaz domestique à proximité de Kfar Masaryk, en Galilée occidentale. Ces deux sites se trouvent dans le nord d’Israël.
La mise en place des projets de stockage et de distribution des distillats, ainsi que les études environnementales en cours, prennent plus de temps que prévu, a fait savoir Admon. Une fois ces études achevées, l’Autorité des terres d’Israël les transmettra à l’autorité nationale de planification, après quoi le public sera invité à déposer ses objections, a-t-il poursuivi.
Les trois sites actuellement à l’étude se trouvent près de la prison de Kishon, entre Yokneam et Eliakim, ainsi qu’au moshav Ein Ayala. Le Conseil régional de Hof HaCarmel a déjà fait part de sa ferme opposition à ce dernier site.
Admon a fait remarquer que les sites de stockage existants devraient pouvoir être utilisés temporairement pour les distillats, permettant ainsi à Bazan de fermer ses portes en 2029.
Concernant le site dédié au gaz domestique, Amon a dit s’attendre à ce que le contrôleur général du ministère des Finances lance un appel d’offres international dans les mois à venir, suite à un document de préqualification qui a permis d’écarter les candidats non qualifiés et a révélé un vif intérêt.
Le Fonds national juif (KKL-JNF) entend jouer un rôle clé
Le projet de la baie de Haïfa est le plus grand de ce type jamais entrepris en Israël.
L’un de ses éléments centraux sera la création d’un parc de 600 hectares, soit deux fois la superficie du parc HaYarkon de Tel Aviv et près de deux fois celle de Central Park, à New York.
Ce parc, qui s’étendra sur la plaine inondable du Kishon, longera le cours de la rivière.
Située tout près de la côte méditerranéenne, l’Autorité du fleuve Kishon gère actuellement un parc de 1,5 hectares. Sa PDG, Sharon Nissim, a réalisé des plans pour son agrandissement, dans le but d’en faire un poumon vert de 100 hectares, s’étendant de la mer jusqu’à l’angle du complexe de la raffinerie Bazan.
La grande surprise de la réunion de mardi a été l’annonce faite par Eyal Ostrinsky, le président récemment élu du Fonds national juif (KKL-JNF), selon laquelle le conseil d’administration du KKL avait voté en faveur de l’injection, sur 3 ans, d’un montant de 100 millions de shekels dans le projet de Nissim, et qu’il ne s’agissait là que d’un début.
Ostrinsky a ainsi révélé que son organisation était en pourparlers avancés avec la municipalité de Haïfa concernant la création, la gestion et l’entretien de l’ensemble du parc de 600 hectares qui s’étend vers l’ouest jusqu’à la ville de Nesher, où se trouvent deux anciennes carrières appelées à devenir le cœur de cet espace vert.
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