Les autorités fiscales proposent une nouvelle taxe pour les voyageurs à l’étranger
D’après le modèle de l’Autorité fiscale, ces montants supplémentaires représenteraient environ 4 à 5 % du prix moyen d’un billet
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Sharon Wrobel est journaliste spécialisée dans les technologies pour le Times of Israel.

Prendre l’avion pour l’étranger pourrait devenir encore plus coûteux, l’Autorité fiscale israélienne ayant proposé dimanche une nouvelle taxe sur tous les vols au départ de l’aéroport Ben Gurion de Tel Aviv.
Le document de synthèse détaillé rédigé par la division de la planification et de l’économie de cette autorité recommande une nouvelle taxe prélevée par avion, calculée en fonction du poids et de la distance parcourue. Cette proposition a été formulée en prévision des prochaines discussions sur le budget de l’État pour 2027.
Bien que cette taxe soit prélevée directement auprès des compagnies aériennes, elle devrait se répercuter directement sur les tarifs payés par les voyageurs.
Le montant de la taxe varierait entre environ 1 300 shekels par vol pour un petit avion de moins de 50 tonnes effectuant un vol intérieur, et jusqu’à environ 100 000 shekels par vol pour un gros avion de plus de 300 tonnes effectuant un vol long-courrier.
Selon le modèle proposé, cette taxe se traduirait par un surcoût d’environ 12 shekels par passager sur un vol intérieur, de 58 shekels par passager sur un vol moyen-courrier à destination principalement de l’Europe, et de 274 shekels par passager sur un vol long-courrier vers les États-Unis et l’Asie de l’Est.
D’après le modèle de l’Autorité fiscale, ces montants supplémentaires représenteraient environ 4 à 5 % du prix moyen d’un billet.
Si elle était adoptée, la taxe sur les transports aériens proposée pourrait générer 1,1 milliard de shekels de recettes fiscales annuelles, selon les estimations de l’Autorité fiscale.
Le secteur aérien représente environ 4 % des émissions de gaz à effet de serre d’Israël. Toutefois, contrairement à la plupart des autres secteurs économiques, il échappe en grande partie à toute taxation liée à son empreinte environnementale, fait valoir l’Autorité fiscale. Le kérosène est en effet entièrement exonéré de la taxe d’accise prélevée sur les carburants et les vols internationaux sont soumis à un taux de TVA de 0 %.
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