Liberman défend sa position sur le service militaire des Haredim et nie avoir torpillé Eisenkot
Le chef d'Yisrael Beytenu affirme que sa volonté de compromis sur la conscription des ultra-orthodoxes ne signifie pas qu'il renonce à ses principes et rejette toute responsabilité dans l'échec du chef de Yashar
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Après avoir essuyé des critiques depuis vendredi pour avoir fait volte-face sur l’une des questions centrales qu’il a défendues ces sept dernières années, le chef du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, a déclaré dimanche que sa volonté de faire des compromis sur l’enrôlement des ultra-orthodoxes dans l’armée israélienne « ne signifiait pas renoncer à ses valeurs et à ses principes ».
Dans un communiqué, Liberman a dénoncé ce qu’il qualifie de « série d’analystes, de porte-parole, de bots et de personnes intolérantes, parfois avec une connotation raciste notable », qui « attribuent toujours des motivations malveillantes et inventent des complots ».
Réitérant son refus d’un gouvernement s’appuyant sur les partis dirigés par des Arabes, Liberman a déclaré que « pour éviter de nouvelles élections et mettre fin à l’ère Netanyahu, il n’y a pas d’autre choix que de prendre des décisions difficiles sur des sujets où l’on peut faire preuve de souplesse pour parvenir à des accords ».
« Les accords ne signifient pas renoncer à ses principes, et les discussions ne signifient pas que les lignes rouges sont effacées », a-t-il affirmé.
« Je continue de croire que le bon modèle est celui du service militaire obligatoire pour tous. Dans le même temps, à la lumière des résultats électoraux, nous devons examiner la possibilité de parvenir à des compromis, y compris sur la base de grandes lignes élaborées par le passé. »
Il a évoqué une loi sur le service militaire qu’il avait proposée en 2018, affirmant qu’elle restait un point de départ raisonnable, même si elle devait être adaptée à la réalité post 7-Octobre.
« Je n’ai pas renoncé au principe du service [pour tous], ni à mon engagement à étendre les avantages et à améliorer le statut des réservistes et des militaires de carrière », a-t-il déclaré.
Il a rejeté les accusations selon lesquelles il serait obsédé par l’idée de devenir Premier ministre et saboterait les efforts de Gadi Eisenkot pour former un gouvernement : « Je ne me livre pas à des manœuvres politiques et je n’essaie de nuire à personne. »
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