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Trump promeut Stephen Miller, représentant de la droite dure, à un poste stratégique

Susan Wiles a été la plus ancienne chef de cabinet de Donald Trump ; son remplaçant, qui fait partie du cercle restreint du président, est l'un des principaux artisans des politiques d'immigration intransigeantes de l'administration

Stephen Miller, chef de cabinet adjoint de la Maison Blanche (à gauche), et Susie Wiles, chef de cabinet de la Maison Blanche, écoutant attentivement lors d’une réunion avec le président Donald Trump et le Premier ministre canadien Mark Carney en marge du sommet du G7, à Kananaskis, au Canada, le 16 juin 2025. (Crédit : Mark Schiefelbein/AP)
Stephen Miller, chef de cabinet adjoint de la Maison Blanche (à gauche), et Susie Wiles, chef de cabinet de la Maison Blanche, écoutant attentivement lors d’une réunion avec le président Donald Trump et le Premier ministre canadien Mark Carney en marge du sommet du G7, à Kananaskis, au Canada, le 16 juin 2025. (Crédit : Mark Schiefelbein/AP)

Stephen Miller, tenant d’une droite dure, arrive au poste stratégique de directeur de cabinet de la Maison Blanche, augurant d’une volonté de confrontation du président Donald Trump après la déroute de son parti aux élections de mi-mandat.

« La mission est plus claire que jamais : nous battre de toute notre âme pour soutenir le président et défendre cette magnifique république », a déclaré sur le réseau social X le fidèle conseiller du milliardaire républicain, qui prendra lundi ses nouvelles fonctions.

Sur son réseau Truth Social, Trump a donné un autre signe de sa détermination à contrecarrer la majorité démocrate qui dominera le Congrès à partir de janvier, en publiant vendredi soir une photo de lui titrée « M. VETO ».

Le président américain a annoncé vendredi la promotion de Stephen Miller, 41 ans, à la place de l’actuelle directrice de cabinet, Susie Wiles, 69 ans.

« C’est un vrai battant. Il est avec moi depuis le début […] et il est très loyal, intelligent », a déclaré Trump à des journalistes.

Susie Wiles « a fait un excellent travail », a écrit le républicain de 80 ans sur Truth Social, mais « je voulais faire un changement », a-t-il dit à la presse.

Stephen Miller, chef de cabinet adjoint de la Maison Blanche, s’exprimant tandis que le vice-président JD Vance (à droite) et le ministre du Travail Keith Sonderling l’écoutent, lors d’une conférence de presse consacrée au groupe de travail sur la fraude, qui s’est tenue au sein du bâtiment administratif Eisenhower, sur le site de la Maison Blanche, à Washington, le 8 octobre 2026. (Crédit : Tom Brenner/AP)

Pilote de la campagne 2024, Wiles fait les frais du premier grand remaniement après la victoire éclatante mardi du Parti démocrate aux élections parlementaires, interprétée comme un rejet en bloc des deux premières années du second mandat Trump, dont la brutale politique anti-immigrés inspirée par Miller.

Dans un entretien accordé à la chaîne CBS, qui sera diffusé dimanche, Trump a laissé présager d’autres mouvements à venir. « J’aime mon cabinet […] Mais je vais peut-être procéder à quelques changements », a-t-il déclaré dans un extrait de cet entretien diffusé vendredi.

Interrogé sur le cas de son ministre de la Défense, Pete Hegseth, fragilisé par son rôle dans la très impopulaire guerre en Iran, Trump a assuré qu’il lui maintenait sa confiance.

Chef d’orchestre

Susie Wiles, cheffe de cabinet de la Maison Blanche, participant à un événement consacré à la santé des femmes, dans la Roseraie de la Maison Blanche, à Washington, le 19 octobre 2026. (Crédit : Alex Brandon/AP Photo)

« Mon engagement pour le président et sa mission ne changeront jamais », a écrit sur X Wiles.

Première femme à occuper son poste, elle est aussi l’une des dernières à quitter des postes à haute responsabilité dans l’administration Trump. Le président a déjà renvoyé une ministre de la Justice, une ministre à la Sécurité intérieure et une directrice du renseignement, toutes remplacées par des hommes.

Traitée récemment d’un cancer du sein, Mme Wiles a annoncé en septembre être guérie.

Selon une source à la Maison Blanche, la directrice de cabinet a remis sa démission jeudi soir. Elle se trouvait dans une situation précaire depuis un certain temps, selon les médias américains.

Le président américain Donald Trump s’adressant aux journalistes lors d’une visite du chantier de la salle de bal de la Maison Blanche, à Washington, le 4 novembre 2026. (Crédit : Alex Brandon/AP Photo)

Le poste de « chief of staff » est hautement stratégique. Ce chef d’orchestre de l’action gouvernementale filtre les personnes ou les informations qui parviennent au président.

L’arrivée de Miller a été saluée par d’autres représentants de la droite dure au sein du gouvernement.

« Stephen Miller est un formidable patriote qui va faire de grandes choses », a écrit le vice-président JD Vance sur X.

Miller a pris la parole vendredi soir dans la résidence de M. Trump à Mar-a-Lago en Floride, devant un parterre de fidèles du Parti républicain. « C’est l’honneur de ma vie que d’être le chef de cabinet du président Trump », a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur le compte Truth Social du président.

« Je vous le jure et je vous le promets, Monsieur le président, je vous offre ma loyauté absolue, mon engagement inébranlable et mon dévouement total à votre réussite et à la réussite de ce pays », a-t-il ajouté.

Le quadragénaire est le porte-voix à la Maison Blanche des identitaires qui décrivent l’immigration comme une menace existentielle pour l’Amérique, présentée comme une nation blanche chrétienne.

Les démocrates ont dénoncé sa nomination, en faisant valoir que les élections de mi-mandat avaient également été une condamnation des méthodes de la police de l’immigration, ICE, qui mène une campagne d’expulsions massives.

« Stephen Miller est un xénophobe dangereux et un extrémiste fou qui a du sang américain sur les mains », a protesté Hakeem Jeffries, probable futur président de la Chambre des représentants.

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