Nucléaire iranien : Khamenei appelle à poursuivre la coopération avec l’AIEA
'Nous ne voulons pas aller vers l'arme nucléaire (...). Si cela avait été le cas, ils n'auraient pas été en mesure de nous arrêter', a assuré l'ayatollah Khamenei
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a appelé dimanche le gouvernement à continuer à coopérer avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), chargée de vérifier le caractère pacifique du programme nucléaire du pays.
« Je vous conseille vivement de rester en contact avec l’Agence [Internationale de l’énergie atomique] ; vous devez maintenir la coopération avec elle », a-t-il dit au cours d’une réunion avec les responsables du programme nucléaire.
La déclaration du chef d’État survient alors que la République islamique a relancé ces derniers mois ses contacts avec l’AIEA après avoir fortement limité ses échanges et débranché l’an dernier des caméras de surveillance sur ses installations nucléaires.
L’instance onusienne a fait état fin mai de « progrès » dans la coopération avec l’Iran, tout en avertissant que la République islamique avait nettement accru ces derniers mois son stock d’uranium enrichi.
De plus, l’AIEA a décidé de clôturer le dossier portant sur la présence de matière nucléaire sur un des trois sites non déclarés, vieille question qui empoisonne les relations entre les deux parties.
Dimanche, Khamenei a exhorté les responsables du programme nucléaire à « ne pas succomber à la pression » de « revendications infondées », sans fournir plus de précision.
« Vous voudrez peut-être conclure des accords dans certains domaines, pas de problème, mais l’infrastructure existante de l’industrie nucléaire ne devra pas être affectée », a-t-il ajouté.
Ces déclarations interviennent alors que des informations de presse font état de contacts indirects entre l’Iran et les États-Unis pour relancer les négociations autour de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 et abandonné par le président américain, Donald Trump, en 2018.
Ce pacte, connu sous l’acronyme JCPOA (Joint Comprehensive Plan of Action), visait à limiter les activités atomiques de l’Iran en échange d’une levée des sanctions internationales.
Lundi, le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a répété que l’administration Biden ne permettrait pas à l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire, ce dont Téhéran nie avoir l’intention.
« Nous ne voulons pas aller vers l’arme nucléaire sur la base de nos principes islamiques. Si cela avait été le cas, ils n’auraient pas été en mesure de nous arrêter », a assuré l’ayatollah Khamenei.
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