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Nucléaire: l’Iran retire deux caméras de surveillance de l’AIEA

Ces caméras étaient un "geste de bonne volonté", a affirmé l'Organisation iranienne de l'énergie atomique sans préciser sur quel(s) site(s) elles se trouvaient

Un inspecteur de l'Agence internationale de l'énergie atomique installe du matériel de surveillance dans l'installation de conversion de l'uranium de l'Iran, juste à l'extérieur de la ville d'Isfahan, en Iran, le 8 août 2005. (Crédit : AP Photo/Mehdi Ghasemi, ISNA, Archive)
Un inspecteur de l'Agence internationale de l'énergie atomique installe du matériel de surveillance dans l'installation de conversion de l'uranium de l'Iran, juste à l'extérieur de la ville d'Isfahan, en Iran, le 8 août 2005. (Crédit : AP Photo/Mehdi Ghasemi, ISNA, Archive)

L’Iran a annoncé mercredi avoir retiré deux caméras de surveillance installées par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour surveiller ses activités nucléaires, dans le cadre de son bras de fer avec les pays occidentaux et les Etats-Unis.

Ces deux caméras « allaient au-delà des engagements de l’Iran dans le cadre de l’accord avec l’AIEA », a affirmé l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) dans un communiqué, sans préciser sur quel(s) site(s) elles se trouvaient.

Ces caméras étaient un « geste de bonne volonté » qui n’a pas été « apprécié » par l’AIEA mais considéré comme une « obligation », est-il ajouté.

Cette annonce intervient alors que les Etats-Unis et les trois pays européens parties à l’accord sur le nucléaire iranien (Royaume-Uni, France et Allemagne) ont déposé dans la nuit de lundi à mardi auprès de l’AIEA une résolution admonestant Téhéran pour son manque de coopération. Celle-ci doit être étudiée lors de la réunion du Conseil des Gouverneurs de l’agence onusienne entamée lundi à Vienne et qui doit se tenir jusqu’à vendredi.

Elle exhorte l’Iran à « coopérer » avec l’AIEA, se focalisant sur le dossier des traces d’uranium enrichi retrouvées, selon un rapport publié fin mai par l’organisation, sur trois sites non déclarés dans le pays.

Diverses machines à centrifuger bordent un hall de l’installation d’enrichissement d’uranium de Natanz, le 17 avril 2021. (Capture d’écran, Islamic Republic Iran Broadcasting – IRIB, via AP)

« L’Iran n’a pas d’activités nucléaires cachées ni de sites non signalés. Il s’agit (de la part des Occidentaux) de maintenir une pression maximale » sur la République islamique, a démenti mercredi Mohammad Eslami, chef de l’OIEA, cité par l’agence officielle Irna.

« Cette décision récente de trois pays européens et des Etats-Unis de présenter un projet de résolution contre l’Iran est politique », a-t-il poursuivi affirmant que « l’Iran a maintenu une coopération maximale avec l’AIEA ».

Si la résolution est adoptée cette semaine par le Conseil des gouverneurs, ce sera le premier blâme contre l’Iran depuis juin 2020.

Les négociations pour relancer l’accord nucléaire de 2015 entre Téhéran et les puissances mondiales ont été suspendues en mars alors qu’une entente semblait à portée de main.

Le pacte a accordé un allégement des sanctions contre l’Iran en échange de restrictions sur son programme nucléaire pour garantir que Téhéran ne puisse développer une arme nucléaire – ce qu’il a toujours nié vouloir faire.

Mais Washington s’est retiré de l’accord en 2018 sous la présidence de Donald Trump, jugeant le texte insuffisant et a rétabli les sanctions économiques contre Téhéran, qui, en riposte, s’est progressivement affranchi de ses engagements.

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