Tsahal cible les bunkers souterrains du Hezbollah dans le sud du Liban

Les médias d'État libanais rapportent que des avions israéliens ont tiré 'un grand nombre de missiles' ; les habitants du nord d'Israël déclarent avoir entendu les détonations

Illustration : Des panaches de fumée s'élevant à la suite d'une frappe israélienne sur la colline d'Ain el-Taher, dans le village de Nabatiyeh al-Faouqa, au sud du Liban, le 31 août 2025. (Crédit : Rabih Daher/AFP)

L’armée de l’air israélienne a mené une série de frappes aériennes de grande envergure contre des bunkers souterrains du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah dans le sud du Liban dimanche matin, a annoncé Tsahal.

L’armée a déclaré avoir frappé « les infrastructures militaires, y compris les infrastructures souterraines » du groupe terroriste, où elle avait identifié des activités du Hezbollah dans la région du château de Beaufort, dans le gouvernorat de Nabatiyeh.

Située dans la région de Nabatiyeh, cette forteresse croisée en ruines avait servi de base à l’armée israélienne pendant son occupation du sud du Liban (1978-2000).

« L’existence de ces sites et les activités qui s’y déroulent constituent une violation des accords conclus entre Israël et le Liban » en novembre, qui ont mis fin à une période de conflit ouvert, a ajouté Tsahal.

Au Liban, l’Agence nationale d’information (Ani) a rapporté une série de frappes « violentes » israéliennes contre les zones boisées d’Ali al-Taher, où des incendies se sont déclarés, et d’al-Debsha, dans la région de Nabatiyeh.

Selon l’Ani, les avions ont tiré « un grand nombre de missiles », provoquant de fortes explosions. D’épaisses colonnes de fumée se sont élevées au-dessus de la zone bombardée, d’après des images de l’AFP.

Les frappes ont provoqué d’importants dégâts, brisant les vitres de nombreuses habitations et de commerces, et provoquant des fissures dans plusieurs bâtiments, a ajouté l’agence.

Les habitants du nord d’Israël ont déclaré avoir entendu les impacts des frappes à des dizaines de kilomètres de distance.

Vendredi, l’armée israélienne a exprimé ses regrets après l’annonce par l’armée libanaise de la mort de deux de ses soldats dans l’explosion d’un drone israélien qui s’est écrasé la veille dans le sud du Liban.

Un cessez-le-feu conclu sous médiation américaine, a mis fin le 27 novembre 2024 à plus d’un an de conflit entre le Hezbollah et Israël, dont deux mois de guerre ouverte, au terme duquel le groupe terroriste créé et financé par la République islamique d’Iran, est sorti fortement affaibli.

Cet accord prévoit que seules l’armée libanaise et la force de paix de l’ONU soient déployées dans le sud du pays, à la frontière avec Israël, excluant ainsi la présence du Hezbollah et de l’armée israélienne.

Cependant, Tsahal continue de maintenir des troupes dans cinq positions frontalières jugées stratégiques dans le sud du Liban et mène régulièrement des frappes, principalement contre des sites et des cadres du Hezbollah.

Début août, sous la pression des États-Unis, le gouvernement libanais a chargé son armée d’élaborer un plan pour désarmer le Hezbollah d’ici la fin de l’année.

Cependant, le groupe terroriste chiite libanais refuse de désarmer et conditionne toute discussion sur son arsenal à l’arrêt des frappes de l’armée israélienne et au retrait de ses troupes du sud du Liban.

Mardi, à Beyrouth, l’émissaire américaine adjointe pour le Moyen-Orient, Morgan Ortagus, a affirmé que les autorités libanaises devaient à présent traduire « en actes » leur décision de désarmer le Hezbollah.

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