Un accord de trêve est possible et nécessaire à Gaza, dit Lapid

Le chef de l'opposition a déclaré à Antony Blinken qu'Israël 'ne pourra pas se remettre' s'il laisse les 101 otages toujours retenus par le Hamas à Gaza

Le président de l'opposition Yaïr Lapid (à gauche) rencontrant le secrétaire d'État américain Antony Blinken, au Département d'État, à Washington, le 16 septembre 2024. (Crédit : Shahar Azran)

Le chef de l’opposition israélienne, Yaïr Lapid, a appelé lundi à Washington à conclure un accord de trêve à Gaza pour permettre la libération des 101 otages enlevés et toujours retenus par le groupe terroriste palestinien du Hamas dans la bande de Gaza, disant que les « intérêts politiques doivent être mis de côté ».

« Je pense que tous les intérêts politiques devraient être mis de côté pour cela. C’est bien plus important », a-t-il dit à la presse après avoir rencontré le secrétaire d’État américain Antony Blinken au Département d’État.

« Israël a besoin de l’accord sur les otages […] et aucun processus politique ni aucune turbulence politique ne doit affecter l’accord pour les otages. Nous devons les ramener à la maison », a-t-il ajouté.

« Nous ferons tout ce qui est nécessaire pour nous assurer qu’il y ait un accord pour les otages », a répété Lapid.

« C’est faisable. Nous pouvons conclure un accord pour les otages et nous devons le faire. »

Lapid, ancien Premier ministre, a renouvelé sa promesse de ne pas chercher à renverser le gouvernement de Benjamin Netanyahu.

Des manifestants anti-gouvernement, pro-accord pour les otages, rue Begin, à Tel Aviv, le 14 septembre 2024. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)

« Ne laissez pas le Hamas contourner un accord pour les otages », a déclaré Lapid à Blinken, avant d’ajouter que son parti fournira un filet de sécurité politique pour contrer les partis de la coalition d’extrême-droite qui menacent de faire tomber le gouvernement en raison d’un accord qualifié de « reddition ».

Tout en dénonçant le Hamas, il a déclaré que le gouvernement Netanyahu « devrait faire plus » pour parvenir à cet accord de « trêve contre libération d’otages ».

Depuis l’annonce le 1er septembre que le Hamas avait brutalement exécuté à bout portant six otages, dont un citoyen israélo-américain, l’administration du président Joe Biden a encore accentué ses efforts pour obtenir une trêve à Gaza, sans succès pour l’instant. Les pourparlers des pays médiateurs, États-Unis, Égypte, Qatar restent dans l’impasse.

read more:
comments