Un an après le cessez-le-feu, aucun hôpital de Gaza n’a pleinement repris ses activités – rapport
Tsahal souligne que le Hamas utilise les hôpitaux à des fins terroristes ; plusieurs établissements ont été évacués, endommagés ou détruits pendant les combats
Le dernier rapport publié jeudi par Physicians for Human Rights Israel (PHRI) examine la situation du système de santé de Gaza un an après le début du cessez-le-feu dans la bande de Gaza, conclu en octobre 2025, et constate qu’elle ne s’est améliorée que de façon marginale.
Tout au long de la guerre, Israël a à maintes reprises fourni des preuves montrant que le groupe terroriste palestinien du Hamas utilisait les hôpitaux et d’autres établissements médicaux de Gaza à des fins « militaires », notamment comme postes de commandement, sites de stockage d’armes et, de manière systématique, comme couverture pour son réseau de tunnels.
Pendant la guerre, l’armée israélienne a découvert des tunnels et des armes dans plusieurs complexes médicaux, notamment à l’hôpital Shifa de Gaza-City. Et de nombreux otages ont confié avoir été confinés dans des établissements hospitaliers.
Tsahal a également présenté des preuves de la présence d’infrastructures du Hamas dans d’autres établissements médicaux, notamment des tunnels à l’hôpital Rantisi, à l’hôpital indonésien et à l’hôpital européen, et a déclaré que des terroristes armés opéraient depuis l’enceinte même des hôpitaux. Le Hamas et les responsables de la santé de Gaza nient systématiquement que les hôpitaux aient été utilisés comme centres de commandement militaires.
En conséquence, pendant les combats, l’armée israélienne a évacué un grand nombre d’hôpitaux, y compris leur personnel et leurs patients, et certains ont été gravement endommagés ou détruits lors des affrontements entre le Hamas et Tsahal. L’hôpital Shifa, où le Hamas maintenait un centre de commandement, a été en grande partie détruit au cours de deux séries de combats intenses et a été reconstruit au cours de l’année écoulée.
Selon le rapport du PHRI, aucun hôpital de la bande de Gaza n’est aujourd’hui pleinement opérationnel.
En octobre 2025, seuls 14 des 36 hôpitaux de Gaza fonctionnaient partiellement. Un an plus tard, 20 hôpitaux étaient partiellement opérationnels, mais aucun ne fonctionnait à pleine capacité.
En octobre 2025, Gaza comptait 103 lits de soins intensifs. En juillet 2026, ce nombre n’avait augmenté que d’une unité, pour atteindre 104, selon le rapport.
Le rapport indique également que des patients à Gaza sont morts dans l’attente d’une évacuation médicale. Selon le ministère de la Santé de Gaza, contrôlé par le Hamas, entre octobre 2023 et le 2 juillet 2026, au moins 1 570 patients sont décédés alors qu’ils attendaient d’être évacués pour recevoir un traitement, dont 505 patients atteints de cancer et au moins 264 enfants.
Avant le 7-Octobre, les patients de Gaza pouvaient être transférés vers des hôpitaux de Cisjordanie et de Jérusalem-Est pour y être soignés. À la suite du pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023, Israël a toutefois interdit ces transferts. Cette interdiction est toujours en vigueur, alors que certains hôpitaux palestiniens, notamment à Jérusalem-Est, disposent de fonds spécifiques pour le traitement des patients palestiniens et ont depuis longtemps l’habitude d’accueillir des patients en provenance de Gaza. Aujourd’hui, les évacuations médicales depuis Gaza ne sont autorisées que vers des pays tiers.
Keren Shavit, coordinatrice de projets au sein du département chargé des Territoires palestiniens du PHRI, a déclaré au Times of Israel : « Depuis des années, ces hôpitaux traitent des patients de Gaza dans le cadre du système de santé palestinien, et ils sont prêts et capables de les accueillir. Dans de nombreux cas, les soins dont les patients ont désespérément besoin sont disponibles à seulement une ou deux heures de chez eux. Or, depuis octobre 2023, Israël a imposé une interdiction générale de transfert des patients de Gaza vers ces hôpitaux. »
Un recours déposé devant la Haute Cour pour contester cette politique n’a pas été rejeté d’emblée. La Cour a toutefois régulièrement examiné s’il y avait lieu d’intervenir dans la politique gouvernementale interdisant aux patients de Gaza de se rendre en Israël et en Cisjordanie pour y recevoir des soins.
Dans sa dernière décision, rendue en juillet 2026, la Haute Cour a refusé d’intervenir à ce stade et a enjoint à l’État de présenter un rapport de suivi sur cette politique avant le 21 décembre 2026.