Les victimes du 7 octobre

Yaïr Yaakov, 59 ans : mécanicien qui aimait les « choses simples de la vie »

Assassiné par des terroristes du Jihad islamique palestinien au kibboutz Nir Oz le 7 octobre, son corps a été emporté à Gaza et rapatrié en Israël par Tsahal le 11 juin 2025

Yaïr Yaakov, assassiné par des terroristes du Jihad islamique palestinien au kibboutz Nir Oz le 7 octobre 2023 ; son corps a été emporté à Gaza et ramené en Israël par l'armée le 11 juin 2025. (Crédit : Autorisation)

Yaïr « Yaya » Yaakov, 59 ans, originaire du kibboutz Nir Oz, a été assassiné par des terroristes du Jihad islamique palestinien le 7 octobre 2023 et son corps a été emporté à Gaza.

Yaïr et sa compagne, Meirav Tal, se cachaient dans leur mamad – abri antiatomique – lorsque des terroristes ont fait irruption dans leur maison et ont fait sauter la porte à coups de grenades, blessant gravement Yaïr.

« Aidez-moi, ils nous ont tiré dessus, Yaya est blessé. Appelez la police », a déclaré Meirav à sa famille dans un message vocal.

Yaïr a été assassiné et son corps a été emporté à Gaza. Meirav a également été enlevée. Deux des enfants de Yaïr, Or et Yagil, âgés respectivement de 16 et 12 ans, qui étaient alors chez leur mère, ont également été pris en otage. Sa fille aînée, Shir, qui se trouvait dans son propre appartement, a miraculeusement survécu car les terroristes n’ont pas réussi à enfoncer sa porte.

Meirav, Or et Yagil ont été relâchés dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu de novembre 2023. Alors que Yaïr avait été vu vivant lorsqu’il avait été pris en otage, les autorités israéliennes ont confirmé en février 2024 qu’il avait été tué lors de l’assaut barbare du 7 octobre et que son corps avait été emporté.

Le 11 juin 2024, l’armée israélienne a retrouvé son corps à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, et l’a rapatrié en Israël.

Il a été enterré au kibboutz Nir Oz le 20 juin. Il laisse derrière lui ses trois enfants, Shir, Or et Yagil, sa compagne Meirav, sa mère Shoshana, ainsi que ses frères et sœurs Yarden, Yoram et Yaniv.

Yaïr est né à Ofakim en 1964 dans une famille juive karaïte qui avait immigré d’Égypte. Aîné d’une fratrie de quatre enfants, Yaïr a décidé à l’âge de 14 ans qu’il voulait passer ses années de lycée dans le village agricole pour jeunes Mikve Israel.

Après avoir obtenu son baccalauréat, il s’est enrôlé dans la brigade Nahal, au sein d’une unité basée au kibboutz Magen, près de la frontière avec Gaza, où il est resté plusieurs années.

En 1995, après son mariage avec Renana, il s’est installé au kibboutz Nir Oz, où ils ont élevé leurs trois enfants. Yaïr a d’abord travaillé dans l’agriculture au sein du kibboutz, s’occupant des systèmes d’irrigation, puis il est devenu contremaître dans plusieurs fermes.

Par la suite, il a travaillé comme mécanicien dans le kibboutz voisin d’Alumim, où ses collègues ont raconté qu’il arrivait toujours tôt au travail avec son café turc préféré.

Après avoir divorcé de Renana, Yaïr a rencontré Meirav, originaire de Rishon Lezion, et ils ont passé huit ans ensemble, formant une famille recomposée.

« C’était mon meilleur ami, nous avions une maison qui rayonnait de joie », a déclaré Meirav lorsque son corps a été retrouvé.

« C’était un homme à l’ancienne, un vrai mensch [un homme de valeur]. Nous aimions regarder les couchers de soleil ensemble ; il s’occupait de tout. Il rêvait de faire un grand voyage en camping-car une fois à la retraite. »

« Nos petits moments, notre quotidien me manquent », a-t-elle ajouté.

« Au moins, je lui ai dit que je l’aimais juste avant qu’il ne me soit enlevé. »

« Mon père était un homme simple, avec un grand cœur. Il aimait la terre de ce pays, les champs, la nature, les petites choses simples de la vie. Il nous a toujours appris à apprécier ce que nous avions, à sourire, à être heureux, à essayer d’être joyeux, même lorsque les choses sont difficiles » a déclaré son fils, Or.

« Notre père était toujours là pour nous. La famille était la chose la plus importante à ses yeux. Tout ce qu’il voulait, c’était nous voir heureux… Il est difficile d’imaginer que nous ne pourrons plus jamais nous asseoir avec lui, lui parler ou le prendre dans nos bras. »

Pour lire d’autres hommages sur les victimes des massacres du Hamas du 7/10/2023 et de la guerre qui s’en est suivie, cliquez ici.

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