Attaque d’extrémistes juifs contre des diplomates européens en Cisjordanie : pour Netanyahu, il n’y a « pas de preuve probante »

Le ministre belge des Affaires étrangères condamne l’attaque ; L’Arabie saoudite annonce l’interception de drones au-dessus de Ryad et d’autres régions

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu assiste à une réception marquant l'inauguration de l'ambassade de Colombie à Jérusalem, organisée au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, le 14 octobre 2026. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

L’Iran dément les accusations saoudiennes d’implication dans les attaques houthies

Photo d'illustration : Un important panache de fumée noire s'élève de la zone de stockage de carburant de l'aéroport international King Khalid, à Ryad, en Arabie saoudite, le 19 septembre 2026. (Crédit : Photographe indépendant/Reuters)

Le ministère iranien des Affaires étrangères a réfuté vendredi les accusations de Ryad selon lesquelles Téhéran serait impliqué dans les attaques menées par les Houthis pro-iraniens en Arabie saoudite, tout en proposant de mener une médiation entre les deux camps.

« La République islamique d’Iran rejette toute allégation selon laquelle elle jouerait un rôle dans les opérations menées par les Houthis du Yémen », a déclaré dans un communiqué le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, renouvelant la proposition de Téhéran de servir de médiateur entre les Houthis et Ryad.

L’envoyé israélien affirme que le Premier ministre s’est engagé à freiner les violences des extrémistes juifs

L’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, s'adressant aux médias depuis le centre hospitalier Shaare Zedek de Jérusalem, alors que son fils Neria, réserviste de l'armée israélienne, est hospitalisé dans un état critique suite à de graves blessures subies lors d'une attaque à la voiture-bélier la veille, le 24 septembre 2026. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

L’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, a fait savoir à CNN que les auteurs d’actes de violence en Cisjordanie devaient être tenus pour responsables de leurs actes.

Interrogé sur les émeutes qui sont survenues dans la journée – une journaliste du Washington Post a été rouée de coups de pied et battue -Leiter a dit que « ceux qui commettent ces actes de violence doivent être traduits en justice ».

Il a ajouté que si Israël » n’a pas encore obtenu la note minimale requise dans sa poursuite de ces justiciers juifs, alors nous devons faire mieux, et je suis convaincu que nous y parviendrons ».

Leiter a noté qu’il a entendu, lors de réunions gouvernementales, le Premier ministre s’exprimer « avec force pour mettre un terme à cela ».

La photojournaliste, Heidi Levine, a affirmé que des « terroristes juifs » l’ont attaquée lors d’affrontements avec des Palestiniens dans une oliveraie, même si le cabinet du Premier ministre a déclaré qu’il cherchait toujours à établir qui était responsable de ces violences.

Interrogé sur l’état de santé de son fils, Neria, qui a été gravement blessé lors d’une attaque à la voiture bélier en Cisjordanie le mois dernier, Leiter a raconté qu’il « n’est plus sous ventilation artificielle ni sous respirateur. Nous avons bon espoir qu’il se remettra, mais ses blessures sont très graves. Pour l’instant, il est toujours plongé dans un coma profond ».

Yémen: les Houthis tirent deux missiles près de l’aéroport d’Aden, ville sous contrôle des forces gouvernementales

Les combattants houthis du Yémen ont revendiqué vendredi les tirs de deux missiles qui se sont abattus près de l’aéroport d’Aden, ville où s’est réfugié le gouvernement soutenu par l’Arabie saoudite, ont annoncé des sources policières.

Un journaliste de l’AFP a entendu deux fortes explosions aux abords de l’aéroport. Les Houthis, combattants pro-iraniens en guerre contre le gouvernement yéménite et son allié saoudien, ont affirmé qu’ils visaient un centre de commandement saoudien.

La relance des vols directs entre les États-Unis et le Liban se heurterait à un obstacle

Des voyageurs vérifient les heures de départ alors que de nombreux vols sont annulés à l'aéroport international Rafik Hariri de Beyrouth, au Liban, le 28 février 2026, plusieurs compagnies aériennes ayant annulé leurs vols en raison du conflit opposant les États-Unis, Israël et l'Iran. (Crédit: AP/Hassan Ammar)

L’agence des Nations Unies en charge de l’aviation a constaté que le principal aéroport du Liban ne disposait pas d’une certification valide, selon le résumé d’un rapport qui a été consulté par Reuters, ce qui constitue un revers pour l’initiative prise par le président américain Donald Trump en faveur de la relance des vols directs entre les États-Unis et Beyrouth.

Trump avait fait cette annonce au mois de juillet et il a signé, le mois dernier, un décret qui ordonne au gouvernement américain d’autoriser les vols directs entre les États-Unis et le Liban, mettant ainsi un terme à une suspension qui durait depuis quatre décennies, suite au détournement du vol TWA 847 et à son atterrissage forcé à Beyrouth en 1985.

Si l’Administration fédérale de l’aviation (FAA) et l’Administration de la sécurité des transports (TSA) des États-Unis doivent encore procéder à des contrôles de sécurité avant que les vols puissent reprendre, l’ambassade du Liban à Washington a qualifié le décret de Trump de « première étape importante vers le rétablissement d’une liaison aérienne directe entre le Liban et les États-Unis ».

Cependant, la mission d’assistance technique de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) des Nations unies, qui a été dépêchée au Liban au mois de juillet dernier, a identifié des lacunes à l’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth ainsi que dans le système aéronautique.

Ces conclusions, qui, selon deux hauts responsables du secteur proches du dossier, devraient retarder la reprise des vols, compliquent les efforts visant à donner suite au décret qui avait été signé par Trump après sa rencontre avec le président libanais Joseph Aoun. Washington soutient Aoun dans sa volonté de désarmer le groupe terroriste du Hezbollah, soutenu par l’Iran.

L’agence a transmis au Liban son rapport interne, établi à la demande de l’Autorité libanaise de l’aviation civile (LCAA), au mois de septembre.

La Costaricaine Rebeca Grynspan conserve une légère avance dans la course à la présidence de l’ONU

Rebeca Grynspan, alors secrétaire ibéro-américaine, prend la parole à Antigua, au Guatemala, le 16 novembre 2018. (Crédit: AP/Oliver de Ros)

Un sondage informel qui a été réalisé par le Conseil de sécurité de l’ONU a placé l’ancienne vice-présidente costaricaine Rebeca Grynspan en tête dans la course au poste de 10e secrétaire général de l’ONU, et ce avec une légère avance, selon deux sources proches du dossier.

Grynspan, fille de deux réfugiés juifs qui avaient fui la Seconde Guerre mondiale, a conservé une avance assez constante dans les sondages informels.

Un diplomate a indiqué que Grynspan et les six autres candidats à la tête des Nations unies ont tous reçu un vote de « désapprobation », équivalant de fait à un veto, de la part d’un membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU lors du dernier sondage informel.

Tsahal a tiré un missile intercepteur à la suite d’une « erreur d’identification » au Liban

L’armée israélienne a affirmé avoir lancé, il y a peu, un missile intercepteur suite à une « erreur d’identification » au-dessus d’un secteur du sud-Liban où les soldats sont actuellement déployés.

Aucune sirène n’a retenti, aucune menace n’ayant pesé sur les civils israéliens.

Plusieurs incidents de ce type se sont produits ces dernières semaines.

Attaques des Houthis : le Royaume-Uni déconseille tout voyage non-essentiel en Arabie saoudite

Des visiteurs en Arabie saoudite attendant dans le terminal de l'aéroport international King Khalid, à Ryad, en Arabie saoudite, le 10 mars 2026. (Crédit : Fayez Nureldine/AFP)

Le ministère britannique des Affaires étrangères a indiqué qu’il déconseillait tout voyage non-essentiel en Arabie saoudite, à la suite des attaques qui sont actuellement menées par les Houthis du Yémen contre ce pays.

Le chef du CENTCOM dit que les proxys de l’Iran transfèrent des fonds au CGRI suite à une pénurie de liquidités

L’amiral Brad Cooper, chef du Commandement central américain, témoigne lors d’une audition de la commission des forces armées de la Chambre des représentants au Capitole, le 19 mai 2026, à Washington. (Crédit: AP/Rod Lamkey, Jr.)

L’amiral Brad Cooper, le chef du Commandement central américain, a cité des informations qui laissent croire que « des milices alignées sur l’Iran dans toute la région retiennent les paiements destinés à leurs soldats afin de réinjecter de l’argent » dans le Corps des gardiens de la révolution islamique.

« Le régime islamique ressent clairement des difficultés économiques et, par conséquent, le Corps des gardiens de la révolution islamique montre de plus en plus de signes de désespoir », a commenté Cooper dans une déclaration vidéo qui a vanté la campagne militaire américaine contre l’Iran.

Il a aussi souigné que « le détroit d’Ormuz est contrôlé par les États-Unis et par nos partenaires régionaux, pas par l’Iran ».

Le CGRI affirme qu’un pétrolier a explosé après avoir heurté une mine dans le détroit d’Ormuz

Des navires naviguant près du détroit d'Ormuz, au large de la côte orientale des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (Crédit : AFP)

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé qu’un pétrolier a explosé et qu’il a pris feu après avoir heurté une mine navale alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz, selon les médias iraniens.

Selon ces informations, le pétrolier transportait plus de deux millions de barils de pétrole brut et il tentait de franchir illégalement cette voie navigable stratégique en empruntant un itinéraire non autorisé par l’Iran.

Le soutien iranien serait à l’origine des avancées des Houthis et des attaques contre l’Arabie saoudite

Des partisans des autorités houthistes brandissent leurs armes lors d'une manifestation contre l'intervention saoudienne au Yémen, à Sanaa, le 9 octobre 2026. (Crédit: Mohammed HUWAIS/AFP)

L’Iran a intensifié son aide militaire aux rebelles houthis du Yémen, aidant le groupe à mener des attaques de plus en plus sophistiquées à l’encontre de l’Arabie saoudite et de ses alliés yéménites, a rapporté le Wall Street Journal, qui a cité des sources proches des services de renseignement saoudiens et yéménites.

Selon cet article, Téhéran a fourni des renseignements, une formation, des conseils tactiques et une assistance pour des frappes aux missiles et aux drones, aidant ainsi les Houthis à réaliser de rapides avancées territoriales.

Le groupe soutenu par l’Iran contrôle désormais le littoral yéménite le long du détroit stratégique de Bab al-Mandeb – un passage qui est déterminant pour les expéditions de pétrole saoudien – et il a pris pour cible des pétroliers, des infrastructures énergétiques et des aéroports saoudiens.

Une attaque qui a visé l’aéroport international de Ryad le week-end dernier a fait au moins 13 morts.

Cette coopération croissante souligne la capacité de l’Iran à exercer des pressions sur l’Arabie saoudite et sur d’autres États du Golfe par le biais de proxys terroristes, alors que les États-Unis cherchent à mettre un terme à la guerre avec la république islamique.

« Le lien est très, très fort sur le plan opérationnel », a expliqué au Journal Danny Citrinowicz, ancien chercheur en chef sur l’Iran au sein de Tsahal, qui a décrit cette relation comme un « intérêt stratégique commun qui ne repose pas sur une relation client-mécène, mais plutôt sur une coopération stratégique ».

L’Iran soutient les Houthis dans leur conflit contre l’Arabie saoudite depuis des années, en leur fournissant des armes et en déployant des hommes du Corps des gardiens de la révolution islamique et du Hezbollah pour former le groupe à la fabrication et à l’utilisation de missiles et de drones.

Des extrémistes juifs attaquent des cueilleurs d’olives palestiniens à Deir Jarir

Des partisans du mouvement pro-impantations ont ouvert le feu sur des Palestiniens qui récoltaient des olives ainsi que sur des militants qui les accompagnaient dans le village de Deir Jarir, en Cisjordanie, au nord-est de Ramallah, selon les médias palestiniens.

Selon ces informations, les extrémistes juifs ont tiré à balles réelles sur les Palestiniens, les forçant finalement à quitter leurs terres.

L’agence de presse officielle palestinienne WAFA a signalé que les résidents d’implantations agissaient sous la protection des soldats de l’armée israélienne.

Cette dernière n’a pas répondu à une demande de commentaire.

Une vidéo qui circule actuellement sur internet montre des extrémistes juifs en train de lancer des pierres en direction d’un véhicule palestinien dans la région de Deir Jabrir.

Cette attaque a eu lieu au lendemain d’une autre attaque perpétrée par des partisans du mouvement pro-implantations dans ce même village. Trois Palestiniens avaient été blessés alors qu’ils récoltaient des olives, a noté l’agence WAFA.

Un pétrolier touché par un projectile non identifié au large de l’Arabie saoudite – agence maritime

Un pétrolier a été touché hier par un projectile non identifié à 68 milles marins au nord-est de Jubail, en Arabie saoudite, a indiqué l’Agence britannique des opérations commerciales maritimes (UKMTO).

Tous les membres d’équipage sont sains et saufs et ont été évacués, a-t-elle précisé, ajoutant qu’aucun impact environnemental n’a été signalé.

Un Palestinien tué lors d’une frappe près d’une école de Gaza-City

Un Palestinien a été tué lors d’une frappe israélienne survenue aux abords d’une école de Gaza-City, ont fait savoir les médias proches du Hamas, dans la bande de Gaza.

L’attaque au drone qui a eu lieu à proximité de l’école Dar al-Arqam, dans le quartier d’Al-Tuffah, a coûté la vie à Majid al-Subagh, selon les médias palestiniens.

Les environs de l’école avaient déjà été pris pour cible par Israël par le passé, l’armée israélienne ayant précédemment affirmé que le site était utilisé par le Hamas pour ses activités.

Tsahal n’a pas répondu à une demande de commentaire.

Cisjordanie: Des extrémistes juifs tuent une vingtaine de moutons appartenant à des Palestiniens – médias palestiniens

Des partisans du mouvement pro-implantations ont poignardé à mort une vingtaine de moutons qui appartenaient à des Palestiniens lors d’une incursion dans une ferme du village de Kafr Malik, en Cisjordanie, au nord-est de Ramallah, selon les médias palestiniens.

L’agence de presse officielle palestinienne WAFA a précisé que des résidents d’implantations sont entrés au sein de l’exploitation agricole, qui se trouvait à la périphérie du village, et qu’ils ont tué les animaux à coups de couteau.

Des images qui ont été diffusées sur Internet montrent ce qui semble être les conséquences de l’attaque, avec les carcasses mutilées de nombreux moutons entassées les unes sur les autres.

Cisjordanie : des soldats dépêchés dans un village après qu’un Israélien a été blessé lors d’un affrontement

L’armée israélienne a indiqué que des soldats et des agents de la police des frontières ont été dépêchés dans le village de Beit Lid, en Cisjordanie, à la suite d’informations faisant état d’un « affrontement entre des civils israéliens et plusieurs Palestiniens dans la région ».

Un civil israélien a été blessé et transporté à l’hôpital pour y être pris en charge, et « les informations qui ont fait état d’autres blessés sont en cours de vérification », a précisé Tsahal.

« Les forces mènent des opérations de recherche dans la région », ont ajouté les militaires.

Égypte : Sissi annonce que son mandat prendra fin en 2030

Le président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi participe à une session du format «"BRICS Plus Outreach" à New Delhi, en Inde, le 13 septembre 2026. (Crédit: Alexander Kazakov, Sputnik, photo du pool du Kremlin via AP)

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a fait savoir que son mandat présidentiel prendrait fin en 2030 et que la question de son départ de la fonction était « réglée » et qu’elle « ne ferait plus l’objet de discussions », réaffirmant que la Constitution égyptienne ne ferait l’objet d’aucun nouvel amendement.

Sissi, qui dirige l’Égypte depuis 2014, s’était vu accorder la possibilité de rester en fonction jusqu’en 2030 en vertu d’amendements constitutionnels qui avaient été approuvés par le Parlement égyptien en 2019.

S’il mène son mandat actuel à son terme, il aura occupé la présidence pendant 16 ans.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

L’Arabie saoudite exécute cinq Saoudiens reconnus coupables d’infractions « liées au terrorisme »

L’Arabie saoudite a exécuté cinq ressortissants saoudiens qui ont été reconnus coupables « d’infractions liées au terrorisme », notamment pour avoir rejoint une organisation étrangère non-précisée qui avait été désignée comme terroriste, pour avoir attaqué les forces de sécurité et pour avoir soutenu des attentats sur le territoire du royaume, a indiqué le ministère de l’Intérieur.

Liberman exhorte les électeurs anti-Netanyahu à ne pas gaspiller leurs voix en votant pour des petits partis

Le député Avigdor Liberman, chef du parti Yisrael Beytenu, présidant une réunion de faction de la Knesset, à Jérusalem, le 18 mai 2026. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Le président d’Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, a exhorté les électeurs à ne soutenir qu’un seul des quatre partis du bloc des factions sionistes d’opposition qui prônent le service militaire pour les hommes ultra-orthodoxes. Il avait accusé, samedi, son homologue de l’opposition, Gadi Eisenkot, de chercher à former un gouvernement avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu après les élections du 27 octobre.

« J’appelle mes collègues du bloc favorable au Service à se concentrer sur deux messages seulement », a écrit Liberman dans un message qui a été posté sur le réseau social X, appelant à ce que le taux de participation dépasse les 76 % et appelant les Israéliens à « voter uniquement pour l’un des quatre partis du bloc, et à ne pas gaspiller leurs voix pour des partis marginaux ».

Cet appel est intervenu au lendemain des accusations portées par Liberman à l’encontre d’Eisenkot, dont le parti Yashar est en tête du bloc d’opposition dans les sondages. A cette occasion, il avait affirmé que ce dernier tenterait de détourner des voix des partis alliés afin de renforcer sa position en vue d’éventuelles négociations de coalition avec Netanyahu.

Eisenkot, qui a publiquement exclu de former un gouvernement avec Netanyahu, a rejeté ces accusations, les qualifiant de « manipulation médiatique » et il a conseillé aux Israéliens de « ne pas se laisser déstabiliser par les bruits de fond », affirmant qu’il visait « une majorité claire de plus de 61 sièges sionistes en faveur du changement ».

Yoseph Haddad (Amkha Yisrael) dit que le Likud lui a proposé une place parmi les 10 premiers de sa liste électorale

Yoseph Haddad, membre du parti Amkha Yisrael, s’exprime lors d’une conférence de presse à Tel Aviv, le 2 septembre 2026. (Crédit: Avshalom Sassoni/Flash90)

L’activiste arabe israélien Yoseph Haddad, qui se présente à la Knesset sous la bannière du parti de droite Amkha Yisrael d’Ofer Winter, a confié que le Likud lui avait proposé une place parmi les dix premiers de sa liste électorale ainsi qu’un poste ministériel, une tentative de dernière minute pour le recruter.

« Jusqu’à la dernière minute… le Likud m’a proposé une place parmi les dix premiers de sa liste électorale et m’a promis un poste de ministre », a déclaré Haddad lors d’un événement qui était organisé à Kfar Saba.

Haddad a aussi critiqué le Likud pour ses attaques à l’encontre du parti de Winter, affirmant que ce dernier franchira le seuil électoral, même si les sondages indiquent le contraire.

Rejetant les suggestions qui ont laissé entendre que Winter pourrait s’allier au président d’Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, Haddad a dit que son parti rejoindrait un gouvernement dirigé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, mais uniquement s’il s’engageait à instaurer la conscription militaire pour les hommes ultra-orthodoxes.

« Nous ne rejoindrons aucun gouvernement qui ne garantisse pas l’enrôlement militaire pour tous. Nous nous battrons pour les droits de ceux qui servent », a affirmé Haddad.

L’Iran dit soutenir « un processus politique » pour résoudre le conflit entre Ryad et les Houthis

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s'adressant à la presse lors de la 81ᵉ session de l'Assemblée générale des Nations unies au siège de l'ONU, le 25 septembre 2026. (Crédit : Yuki Iwamura/AP Photo)

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a déclaré samedi que son pays soutenait un « processus politique » dans le conflit opposant les Houthis pro-iraniens du Yémen à l’Arabie saoudite.

« Nous soutenons la souveraineté, l’indépendance, l’unité et l’intégrité territoriale du Yémen, ainsi que celles de l’Arabie saoudite. Nous soutenons un processus politique inclusif et global, qui constitue la seule voie réaliste et durable pour résoudre le problème », a-t-il déclaré lors d’un discours tenu à Bagdad devant l’Organisation de la coopération islamique (OCI).

Des extrémistes juifs entrent dans un village palestinien pour récupérer du bétail prétendument volé, volant également des moutons — Tsahal

Des partisans du mouvement pro-implantations israéliens armés ont fait irruption, dans la matinée, dans un village palestinien du sud de la Cisjordanie pour récupérer du bétail qui, selon eux, leur avait été volé – même si un responsable militaire a affirmé que les Israéliens avaient également dérobé des moutons aux Palestiniens.

Des images qui ont été diffusées par les médias palestiniens montrent les résidents d’implantations, armés de fusils d’assaut, entrant dans le hameau sur des quads. Selon certaines informations, les Israéliens auraient fait irruption dans un bâtiment où était gardé le bétail et ils auraient emporté les moutons avec eux.

En réponse à une demande de précisions, l’armée a indiqué que des soldats et des agents de la police des frontières avaient été dépêchés sur place « à la suite d’un violent affrontement survenu après des signalements de vol de bétail appartenant à des civils israéliens ».

Les forces ont tiré des coups de semonce en l’air pour « mettre un terme aux heurts » et des agents de police sont ensuite entrés dans le secteur sous escorte de Tsahal afin de recueillir des éléments de preuve dans le cadre d’une enquête.

« Tous les détails de l’incident, y compris l’identité des personnes impliquées, font actuellement l’objet d’un examen », a déclaré l’armée.

Un responsable militaire a précisé que l’identité des Israéliens armés n’était pas connue et qu’il n’est pas encore possible de déterminer si les quads appartenaient à des instances de sécurité.

Ce responsable a ajouté que l’armée israélienne avait connaissance de « vols de bétail commis par les deux camps » et que les moutons volés appartenant à des Palestiniens leur seront restitués ultérieurement.

Des diplomates européens auraient été agressés par des extrémistes juifs en Cisjordanie

Des diplomates européens auraient été agressés par des partisans du mouvement pro-implantations israéliens en Cisjordanie il y a peu.

La Radio militaire a fait savoir que des véhicules appartenant à des diplomates français, belges et polonais avaient été pris pour cible par des extrémistes juifs dans le village de Taibe, alors qu’ils se trouvaient sur place pour la récolte des olives.

D’après des images qui ont été diffusées par la station, l’un des véhicules diplomatiques a été visé par des jets de pierres et sa vitre a été brisée.

Une vidéo montre l’un des diplomates allongé au sol.

La radio militaire a précisé que, d’après des témoignages, sept résidents d’implantations, le visage masqué, sont arrivés sur les lieux sur des quads. Ils ont encerclé le véhicule diplomatique, exigé de voir les pièces d’identité des occupants de la voiture et ils ont brisé la vitre d’un véhicule appartenant au consulat belge.

Attaque de diplomates européens par des extrémistes juifs : Le gouvernement « nous noie tous dans un océan de terreur », dit Yair Golan

Yair Golan, président du parti HaDemocratim, assiste à un événement de campagne électorale de son parti à Tel-Aviv, le 24 septembre 2026. (Miriam Alster/Flash90)

Le chef du parti HaDEmocratim, Yair Golan, a accusé le « gouvernement Netanyahu-Smotrich » de « nous noyer tous dans un océan de terreur » après des informations qui ont fait état d’une attaque lancée par des partisans du mouvement pro-implantation à l’encontre de diplomates européens en Cisjordanie.

« Ma position est claire : nous devons lutter contre le terrorisme juif avec une main de fer, tout comme nous luttons contre le terrorisme palestinien. Il faut rétablir le recours à la détention administrative à l’encontre des terroristes juifs dangereux, conformément à la loi ; les foyers terroristes doivent être démantelés, les avant-postes illégaux évacués, les émeutiers arrêtés et traduits en justice », a-t-il écrit sur le réseau social X.

Le parlement égyptien va se réunir à la demande de Sissi pour décider d’un soutien à Ryad- média d’Etat

Le Parlement égyptien se réunira dimanche en séance extraordinaire à la demande du président pour décider d’une éventuelle assistance à la défense de l’Arabie saoudite, si celle-ci la demandait face aux attaques des Houthis pro-iraniens du Yémen.

La Chambre des représentants « tiendra une séance extraordinaire demain en réponse à l’appel du président Abdel Fattah al-Sissi », qui s’était dit plus tôt samedi prêt à aider Ryad, a rapporté le journal d’Etat Al-Ahram.

Tsahal condamne l’attaque d’extrémistes juifs contre des diplomates européens

L’armée israélienne a condamné « la grave agression » qui a été lancée aujourd’hui par des partisans du mouvement pro-implantations à l’encontre des diplomates européens dans le village de Taybeh, en Cisjordanie, tout en précisant que la visite n’avait pas été coordonnée avec l’armée.

« Les militaires condamnent fermement cet acte de violence grave qui s’est produit dans la région de Taybeh, au cours duquel des représentants diplomatiques ont été attaqués par des émeutiers israéliens », a expliqué l’armée.

Elle a indiqué que des policiers entraient actuellement dans la zone, escortés par Tsahal, afin de recueillir des preuves et de prendre des dépositions dans le cadre d’une enquête.

« La visite du consulat n’avait pas été coordonnée avec l’armée », a précisé cette dernière, tout en ajoutant que « une telle coordination est importante pour prévenir ce type d’incidents ».

Une enquête préliminaire menée par l’armée a révélé qu’aucun soldat n’était présent sur les lieux au moment de l’attaque.

Un signalement de l’agression violente a été transmis par un civil israélien qui accompagnait les diplomates à un numéro de téléphone de la brigade régionale de l’armée. Toutefois, Tsahal a précisé que la salle des opérations de la brigade « est destinée à recevoir uniquement les signalements du personnel de sécurité, et non ceux de civils ».

« La salle des opérations reçoit chaque jour des dizaines de rapports opérationnels et ne répond qu’au personnel autorisé, et non aux civils », a dit l’armée, ajoutant que « d’autres canaux désignés sont à la disposition des civils pour déposer des plaintes ».

« Toutes les circonstances entourant l’incident feront l’objet d’un examen », a-t-elle poursuivi.

L’Arabie saoudite annonce l’interception de drones au-dessus de Ryad et d’autres régions

Des immeubles et des chantiers de construction se profilent à l'horizon, à Riyad, en Arabie saoudite, le 14 octobre 2026. (Crédit: AP Photo/Baraa Anwer)

L’Arabie saoudite a annoncé samedi l’interception de quatre drones au-dessus de la région de Ryad et d’autres zones du royaume, sous le feu depuis début octobre d’attaques quasi-quotidiennes des Houthis pro-iraniens du Yémen.

« Interception et destruction de quatre drones dans les heures passées au dessus des régions Ryad, de l’est et du sud » du pays, a écrit sur X le porte-parole de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite, le général Turki al-Malki.

La police annonce l’ouverture d’une enquête sur une vidéo montrant l’agression de diplomates européens par des extrémistes juifs

La police israélienne a annoncé avoir ouvert une enquête sur une vidéo montrant des diplomates européens agressés par des partisans du mouvement pro-impantations dans le village de Taybeh, en Cisjordanie.

« Dès réception de ces images, la police a ouvert une enquête, et le ministère des Affaires étrangères a également été saisi afin de localiser les victimes, de recueillir des témoignages et d’identifier les suspects afin qu’ils puissent être traduits en justice », a indiqué la police.

La police israélienne a ajouté qu’elle « condamne toute forme de violence et mènera ces enquêtes à leur terme afin de s’assurer que toutes les personnes impliquées dans ces incidents soient traduites en justice ».

Le ministre belge des Affaires étrangères condamne l’attaque d’extrémistes juifs contre des diplomates européens

Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prevot, a condamné « avec la plus grande fermeté » l’attaque perpétrée par des extrémistes juifs à l’encontre des diplomates européens dans le village de Taybeh, en Cisjordanie, et il s’est engagé à faire pression sur l’Union européenne pour qu’elle impose des sanctions aux responsables de ces violences.

« Un maire français a été agressé et un véhicule belge endommagé. Notre équipe est saine et sauve », a-t-il écrit sur X.

« Les Palestiniens sont confrontés à cette violence tous les jours. Les colons s’en prennent également aux journalistes qui en rendent compte et aux diplomates. Récolter des olives, couvrir l’actualité ou exercer des fonctions diplomatiques ne devrait jamais exposer quiconque au risque d’une agression », a-t-il ajouté.

« En tant que puissance occupante, les autorités israéliennes doivent protéger les Palestiniens, garantir la sécurité des diplomates et des journalistes, et traduire les responsables en justice. Il faut mettre fin à l’impunité dont bénéficient les colons violents », a-t-il poursuivi.

« La Belgique continuera à faire pression pour que l’UE impose des sanctions à l’encontre des responsables de ces violences et de ceux qui les soutiennent », a-t-il continué.

« Ces violences ne peuvent être dissociées de la politique illégale de colonisation menée par Israël. La Belgique condamne l’expansion des colonies et les tentatives visant à expulser de force les Palestiniens de leurs terres. L’occupation du territoire palestinien doit cesser ».

L’Arabie saoudite annonce l’interception de drones au-dessus de Ryad et d’autres régions

L’Arabie saoudite a annoncé samedi l’interception de quatre drones au-dessus de la région de Ryad et d’autres zones du royaume, sous le feu depuis début octobre d’attaques quasi-quotidiennes des Houthis pro-iraniens du Yémen.

« Interception et destruction de quatre drones dans les heures passées au dessus des régions Ryad, de l’est et du sud » du pays, a écrit sur X le porte-parole de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite, le général Turki al-Malki.

Saar condamne l’attaque d’extrémistes juifs contre des diplomates européens

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, a condamné l’attaque qui a été lancée par des extrémistes juifs contre des diplomates européens dans le village de Taybeh, en Cisjordanie, mais il a déploré que la visite de la délégation « n’ait pas été coordonnée au préalable avec Tsahal ».

« Une enquête policière a été ouverte, et des experts de la police scientifique du district de Judée-Samarie se trouvent déjà sur place pour recueillir des preuves. Le ministère des Affaires étrangères est en contact avec les ambassadeurs des pays concernés afin d’aider les forces de l’ordre, qui s’efforcent d’identifier les agresseurs et de les traduire en justice », a écrit Saar sur le réseau social X.

« Sans minimiser la gravité de l’incident, il est regrettable que la visite n’ait pas été coordonnée au préalable avec l’armée israélienne. Une telle coordination aurait pu contribuer à garantir la sécurité des visiteurs ».

Les détracteurs accusent le gouvernement de tolérer, voire d’encourager, la violence, qui a entraîné le déplacement de dizaines de familles palestiniennes.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et d’autres ministres ont régulièrement minimisé cette violence croissante, la qualifiant de problème marginal, en affirmant que la quasi-totalité des incidents étaient le fait de quelques centaines de jeunes dévoyés.

Eisenkot qualifie les attaques d’extrémistes juifs de « terrorisme juif sous l’égide du gouvernement israélien »

Le président de Yashar, Gadi Eisenkot, a affirmé que les attaques lancées par les partisans du mouvement pro-implantations en Cisjordanie constituent un « terrorisme juif sous l’égide du gouvernement israélien », après que des diplomates européens ont été agressés aujourd’hui en Cisjordanie.

« Une fois de plus, en l’espace d’une seule journée, des groupes de délinquants violents s’en prennent à des citoyens étrangers — et cette fois-ci, à des diplomates et à des responsables officiels », a-t-il déclaré.

Eisenkot a affirmé que ces attaques « réduisent à néant les derniers lambeaux de légitimité dont dispose encore l’État d’Israël, mettent en danger les forces de sécurité et nuisent au projet d’implantation en Judée-Samarie, ainsi qu’à la sécurité nationale ».

Pour un maire français agressé par des pro-implantations, l’incident montre la tolérance du gouvernement face à la violence

Un maire français, victime aujourd’hui d’une agression de la part de partisans du mouvement pro-implantations en Cisjordanie, a déclaré à l’AFP que cet incident témoignait de la tolérance dont fait preuve le gouvernement israélien de droite face à la violence des résidents d’implantations.

« Si les colons se comportent comme ils le font, c’est qu’il existe une certaine tolérance de la part du gouvernement israélien », a estimé Bernard Baudoux, maire de la commune d’Aulnoye-Aymeries, dans le nord de la France, après avoir été agressé alors qu’il effectuait une visite de courtoisie dans la ville de Taybeh.

Herzog présente ses excuses à la photographe battue par des extrémistes juifs

Le président Isaac Herzog arrivant à Bakou, en Azerbaïdjan, le 14 octobre 2026. (Crédit : Maayan Toaf/Bureau de la presse gouvernementale)

Le président Isaac Herzog s’est entretenu avec la photographe du Washington Post, Heidi Levine, qui a été passée à tabac par des partisans du mouvement pro-implantations hier en Cisjordanie. Il a condamné ces actes de violence qu’il a qualifiés de « scandaleux et révoltants ».

« J’ai été profondément troublé moralement pendant Shabbat à cette pensée. Je vous fais part de ma profonde tristesse et je vous présente mes excuses pour ce que vous avez enduré », a déclaré le président à Levine lors d’un entretien téléphonique, selon un communiqué qui a été publié par son bureau.

« Le comportement méprisable de ces criminels ne reflète en rien les citoyens et les valeurs de l’État d’Israël », a-t-il affirmé à la photographe, des propos repris par le communiqué.

Le président a exhorté les forces de l’ordre à ouvrir une enquête et à poursuivre les responsables en justice.

Le bureau de Netanyahu s’exprime sur l’attaque de Taybeh

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu assiste à une réception marquant l'inauguration de l'ambassade de Colombie à Jérusalem, organisée au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, le 14 octobre 2026. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a appelé à la prudence concernant les informations qui ont fait état d’une attaque de partisans du mouvement pro-implantations contre des diplomates européens dans le village de Taybeh, en Cisjordanie. Il a précisé qu’une enquête policière était en cours.

La déclaration qui a été faite par le Premier ministre a semblé semble contredire le communiqué qui a été émis par l’armée, qui a condamné ce qu’elle a qualifié d’attaque « grave » contre les diplomates.

« Nous appelons à la prudence avant de tirer des conclusions des informations d’aujourd’hui – informations qui ont laissé entendre que des diplomates européens auraient été attaqués par des Israéliens masqués en Judée-Samarie », a indiqué le bureau du Premier ministre dans un communiqué qui a été diffusé sur X, tout en ajoutant que les actes de violence à l’encontre des diplomates étaient « inacceptables ».

« Plus l’accusation est grave, plus il faut des preuves irréfutables », a précisé le cabinet du Premier ministre.

Le communiqué a exposé une série de faits concernant l’incident : les diplomates « se sont rendus dans une zone sensible, théâtre d’affrontements par le passé, sans coordination préalable avec Tsahal » ; parmi eux se trouvait Bernard Baudoux, un maire membre du Parti communiste français et fervent défenseur de la cause palestinienne ; des images montrent des individus masqués s’approchant d’un véhicule diplomatique, tandis que d’autres images montrent une vitre brisée et une personne allongée au sol.

« Ces images ne suffisent pas à elles seules à établir la chronologie complète des événements ni la responsabilité individuelle », a précisé le bureau de Netanyahu. « Ces circonstances font toujours l’objet d’une enquête ».

Le cabinet du Premier ministre a souligné que la police israélienne menait des investigations « afin d’établir les faits et d’identifier les responsables ».

Le bureau de Netanyahu a également exprimé ses inquiétudes quant à une « campagne coordonnée visant à diffamer Israël et les résidents juifs de Judée-Samarie pendant la récolte annuelle des olives ».

La photographe tabassée par des extrémistes juifs fustige Netanyahu qui remet en cause l’agression

Heidi Levine, photographe au Washington Post, à l'hôpital Beilinson, à Petah Tikva, le 17 octobre 2026. (Capture d'écran de la chaîne d'information N12)

Heidi Levine, la photographe du Washington Post qui a été agressée hier par des partisans du mouvement pro-implantations en Cisjordanie, a raconté son histoire à la chaîne d’information N12.

Levine a expliqué qu’à son arrivée sur les lieux, elle a aperçu des hommes masqués portant des tzitzit. « Tout le monde a alors commencé à se disperser ».

C’est à ce moment-là, a-t-elle raconté, qu’elle a été prise à partie par un groupe d’hommes, qui, selon elle, étaient une vingtaine au moins.

« Ils m’ont jetée à terre, puis ils se sont mis à me frapper à coups de pied et à coups de bâton », a-t-elle poursuivi.

« Deux médecins et une infirmière soupçonnent que j’ai en fait été poignardée au niveau des fesses et aux alentours, peut-être avec un couteau », a-t-elle expliqué. « D’autres collègues m’ont rapporté avoir même observé que les colons fixaient désormais des clous sur leurs bâtons ».

« Ils m’ont arraché mes appareils photo des épaules. Ils ont cassé les sangles. À un moment donné, ils m’ont remise debout, mais ce n’était pas pour m’aider ; en réalité, ils essayaient de me voler encore davantage », a-t-elle précisé.

Cette photographie, extraite d’un clip vidéo, semble montrer Heidi Levine, photojournaliste au Washington Post, évacuée des lieux après avoir été agressée par des colons israéliens extrémistes en Cisjordanie, le 16 octobre 2026 (Crédit: Agenzia Fotogramma/ipa-agency.net/Sipa USA via Reuters)

Puis, a-t-elle raconté, ils l’ont rejetée au sol, et ils ont continué à la frapper.

« Je pensais que je ne m’en sortirais pas », a-t-elle confié.

Levine a fustigé par ailleurs le Premier ministre pour avoir suggéré que les résidents d’implantations essayaient de l’aider à se relever : « C’est un mensonge abject, et c’est la pire des insultes. »

Ce sont les Palestiniens qui essayaient de repousser les extrémistes juifs, a-t-elle expliqué. Sans eux, « je serais probablement morte », a-t-elle ajouté.

« Monsieur le Premier ministre, vous devriez mieux regarder ces vidéos, voulez-vous ? Et les regarder avec toute votre attention. Vous verrez alors que personne n’essayait de m’aider, à part mes collègues », a-t-elle déclaré.

« Je ne vais pas laisser ce qui m’est arrivé hier m’arrêter », a-t-elle affirmé.

« Je ne vais pas laisser faire ces voyous, qui, j’ai le regret de le dire, sont, selon mes propres termes, dans mon esprit et dans celui d’autres personnes, des terroristes juifs au sens propre du terme, qui détruisent l’image de tous les Israéliens à travers le monde », a-t-elle indiqué.

« Car quand quelqu’un entend le mot “Israélien” ou le nom “Israël”, la seule chose qui lui vient à l’esprit, ce sont ces types qui m’ont fait ce qu’ils m’ont fait hier. J’ai assisté à tant d’enterrements de personnes qu’ils ont tuées », a-t-elle dit.

« Ils m’ont volé mon appareil photo, mon matériel, mes documents, mais ils ne m’ont pas volé mes convictions », a-t-elle affirmé.

Netanyahu met en doute l’agression d’une photographe américaine par des extrémistes juifs

La photojournaliste américaine Heidi Levine, photographiée dans un hôpital de Ramallah, en Cisjordanie, après avoir été blessée lors d'une attaque perpétrée par des extrémistes juifs du mouvement pro-implantations pendant la récolte annuelle des olives dans le village d'Abu Falah, près de Ramallah, le 16 octobre 2026. (Crédit : Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a mis en doute l’agression présumée d’une photojournaliste américaine par des extrémistes juifs en Cisjordanie, malgré l’existence d’une vidéo qui montre clairement l’attaque, tout en condamnant simultanément la violence des partisans du mouvement pro-implantations, un « fléau » qui doit être éradiqué.

Dans ses premières déclarations publiques sur l’incident, Netanyahu a déclaré à i24NEWS que les informations faisant état de telles agressions s’avéraient être parfois inexactes, lorsqu’il a été interrogé sur l’agression de la photographe du Washington Post, Heidi Levine, qui a été rouée de coups par des hommes masqués alors qu’elle couvrait hier la récolte d’olives palestinienne près de Ramallah.

« On nous a souvent rapporté que certaines choses s’étaient produites, et il s’est avéré ensuite que les faits n’étaient pas exactement tels qu’ils avaient été présentés », a-t-il déclaré.

Lorsque l’intervieweur a insisté, en évoquant les images de l’agression et le témoignage de Levine elle-même, Netanyahu a répondu : « Je ne sais pas. Nous sommes en train de vérifier ».

Netanyahu a toutefois condamné de manière plus générale la violence des extrémistes, déclarant : « Je ne suis pas disposé à accepter que des groupes se fassent justice eux-mêmes », et ajoutant : « J’ai fait intervenir le Shin Bet. Nous éradiquerons ce fléau ».

Il a aussi ajouté que cette violence « ternit l’image d’une grande partie des résidents d’implantations qui respectent la loi et qui comptent parmi les personnes les plus intègres que nous ayons. »

Selon un dirigeant des implantations, ce sont des « provocateurs et des terroristes » qui causent la violence en Cisjordanie

Le président du conseil régional de Binyamin, Yisrael Ganz, annoncé comme le prochain président du Conseil de Yesha, organisation faîtière d'autorités municipales des implantations de Cisjordanie, le 6 mai 2024. (Baruch Greenberg)

Alors que de violentes agressions ont été perpétrées ces derniers jours par des partisans extrémistes du mouvement pro-implantations, Israel Ganz, le président du Conseil de Yesha, l’organisation-cadre des implantations, affirme que ce sont les militants palestiniens de défense des droits de l’Homme qui sèment la violence en Cisjordanie.

« Depuis deux jours, des groupes de provocateurs et de terroristes sèment le chaos, avec la récolte des olives comme prétexte », a déclaré Ganz.

Ganz, qui dirige également l’autorité chargée des implantations du Conseil régional de Benjamin, a assuré que ces personnes rechercheraient les « points de friction » dans le but de « semer le trouble dans la région, et de provoquer des affrontements ».

« Dans de nombreux cas, ce sont eux les véritables agresseurs. Ils se déchaînent et ils s’en prennent aux Israéliens », a poursuivi Ganz, ajoutant que leurs activités devaient être stoppées.

Ganz a fait ainsi référence aux organisations et militants israéliens et étrangers qui mènent des actions dites de « présence protectrice » durant lesquelles ils accompagnent des ouvriers agricoles palestiniens sur leurs terres pour les aider lorsqu’ils sont confrontés aux forces de sécurité israéliennes, et pour documenter les violences commises par des extrémistes juifs.

Toutefois, malgré les affirmations de Ganz, il y a très peu de preuves attestant du fait que ces militants se livreraient à des actes de violence.

Ganz a par ailleurs critiqué avec réserve la violence des extrémistes, soulignant que « les Israéliens qui recourent à la violence font le jeu de ces derniers ; ils font du tort aux personnes, aux implantations et à l’État ».

Il a exhorté la police à « prendre ses responsabilités » et à faire respecter l’ordre.

« Une force de police capable de lutter contre le crime organisé doit pouvoir arrêter les lanceurs de pierres et les organisateurs de troubles à l’ordre public préalablement identifiés, qu’ils soient Israéliens, Arabes ou étrangers, plutôt que de se contenter de condamnations et d’affirmer qu’une enquête a été ouverte une fois l’incident terminé », a fait valoir Ganz.

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