La photographe tabassée par des extrémistes juifs fustige Netanyahu qui remet en cause l’agression
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Heidi Levine, la photographe du Washington Post qui a été agressée hier par des partisans du mouvement pro-implantations en Cisjordanie, a raconté son histoire à la chaîne d’information N12.
Levine a expliqué qu’à son arrivée sur les lieux, elle a aperçu des hommes masqués portant des tzitzit. « Tout le monde a alors commencé à se disperser ».
C’est à ce moment-là, a-t-elle raconté, qu’elle a été prise à partie par un groupe d’hommes, qui, selon elle, étaient une vingtaine au moins.
« Ils m’ont jetée à terre, puis ils se sont mis à me frapper à coups de pied et à coups de bâton », a-t-elle poursuivi.
« Deux médecins et une infirmière soupçonnent que j’ai en fait été poignardée au niveau des fesses et aux alentours, peut-être avec un couteau », a-t-elle expliqué. « D’autres collègues m’ont rapporté avoir même observé que les colons fixaient désormais des clous sur leurs bâtons ».
« Ils m’ont arraché mes appareils photo des épaules. Ils ont cassé les sangles. À un moment donné, ils m’ont remise debout, mais ce n’était pas pour m’aider ; en réalité, ils essayaient de me voler encore davantage », a-t-elle précisé.
Puis, a-t-elle raconté, ils l’ont rejetée au sol, et ils ont continué à la frapper.
« Je pensais que je ne m’en sortirais pas », a-t-elle confié.
Levine a fustigé par ailleurs le Premier ministre pour avoir suggéré que les résidents d’implantations essayaient de l’aider à se relever : « C’est un mensonge abject, et c’est la pire des insultes. »
Ce sont les Palestiniens qui essayaient de repousser les extrémistes juifs, a-t-elle expliqué. Sans eux, « je serais probablement morte », a-t-elle ajouté.
« Monsieur le Premier ministre, vous devriez mieux regarder ces vidéos, voulez-vous ? Et les regarder avec toute votre attention. Vous verrez alors que personne n’essayait de m’aider, à part mes collègues », a-t-elle déclaré.
« Je ne vais pas laisser ce qui m’est arrivé hier m’arrêter », a-t-elle affirmé.
« Je ne vais pas laisser faire ces voyous, qui, j’ai le regret de le dire, sont, selon mes propres termes, dans mon esprit et dans celui d’autres personnes, des terroristes juifs au sens propre du terme, qui détruisent l’image de tous les Israéliens à travers le monde », a-t-elle indiqué.
« Car quand quelqu’un entend le mot “Israélien” ou le nom “Israël”, la seule chose qui lui vient à l’esprit, ce sont ces types qui m’ont fait ce qu’ils m’ont fait hier. J’ai assisté à tant d’enterrements de personnes qu’ils ont tuées », a-t-elle dit.
« Ils m’ont volé mon appareil photo, mon matériel, mes documents, mais ils ne m’ont pas volé mes convictions », a-t-elle affirmé.
la Communauté du Times of Israël !







