Rechercher
Illustration assistée par IA réalisée à partir d'une photo montrant des soldats de l'armée israélienne en opération dans la bande de Gaza, publiée par l'armée le 3 octobre 2025. (Crédit : Armée israélienne/Times of Israel)
Illustration assistée par IA réalisée à partir d'une photo montrant des soldats de l'armée israélienne en opération dans la bande de Gaza, publiée par l'armée le 3 octobre 2025. (Crédit : Armée israélienne/Times of Israel)
Analyse

Comment garder les humains à la pointe du combat à l’ère de la guerre technologique, s’interroge Tsahal

Tout en intégrant des innovations transformatrices – drones, IA et MDO-, les armées modernes apprennent à trouver un équilibre entre la technologie et le coût humain des combats

Stav Levaton est correspondante militaire pour le Times of Israel.

On ne manque jamais de guerre, et celles-ci semblent désormais omniprésentes. Selon l’Uppsala Conflict Data Program (UCDP), l’an dernier a enregistré le plus grand nombre de conflits interétatiques dans le monde depuis 1946, lorsque l’organisation a commencé à collecter des données.

Mais la guerre, en 2025, a souvent une signification très différente de celle qui était la sienne au cours des décennies précédentes en termes de lieu, de mode de combat et d’acteurs impliqués.

Alors que les drones et les instruments autonomes remplacent de plus en plus les êtres humains et la prise de décision humaine sur le champ de bataille, les armées modernes sont face à un défi : adopter de nouveaux outils et stratégies, tout en s’adaptant à un environnement en rapide évolution et en conservant des êtres humains dans l’équation.

Des soldats israéliens explorant les vastes réseaux de tunnels souterrains du Hamas à Gaza à l’utilisation innovante de drones par l’Ukraine contre la Russie, l’avenir de la guerre, mélange d’automatisation et de présence sur le terrain, s’écrit en temps réel.

Pour l’armée israélienne, qui a adopté les nouvelles technologies avec un enthousiasme peu commun, la nature fondamentale de cette évolution a conduit à une profonde remise en question interne. Désormais, l’armée envisage de repenser fondamentalement sa structure, s’efforçant de trouver des moyens de combattre de manière plus intelligente, plus rapide et avec moins de soldats, tout en veillant à ce que la technologie améliore, plutôt que remplace, le jugement humain.

Le chef d’état-major de Tsahal Aviv Kohavi, à droite, s’entretenant avec Nimrod Aloni, chef de la division de Gaza, près de la frontière avec la bande de Gaza, le 4 août 2022. (Crédit : Tsahal)

Le général italien Giulio Douhet, souvent considéré comme le père de la puissance aérienne stratégique pendant la Première Guerre mondiale, a dit : « La victoire sourit à ceux qui savent anticiper les changements dans la nature de la guerre, et non à ceux qui attendent que les changements se produisent pour tenter de s’y adapter. »

Une réflexion qui reste d’actualité plus d’un siècle plus tard. Les armées qui, comme Tsahal, accordent une grande importance au fait de rester à la pointe de la technologie, ont compris qu’anticiper les changements signifie se redéfinir, dès maintenant.

Tournée vers l’avenir, l’armée apprend à trouver un équilibre entre codage et courage, algorithmes et intuition, entre les machines et les hommes et les femmes qui les utilisent, dans une ère où les guerres se livrent autant à travers les réseaux, les capteurs et les logiciels qu’à travers la puissance de feu.

Le fantôme dans la machine

La dernière initiative de l’armée israélienne en matière d’adaptation remonte à 2019. Cette année-là, le chef d’état-major Aviv Kohavi a préconisé de s’affranchir de la dépendance vis-à-vis des formations terrestres à grande échelle dans le cadre d’un plan pluriannuel, qu’il a baptisé « Momentum ».

Au cœur de ce plan, il a placé le concept de « frappe multidimensionnelle », également connu sous le nom d’opérations multidomaines (MDO). Un concept qui vise à renforcer trois capacités interdépendantes : le renseignement tactique en temps réel pour détecter et engager des cibles ; une capacité de frappe aérienne élargie permettant d’atteindre rapidement plusieurs cibles de grande valeur ; et une transformation numérique radicale qui relie capteurs, unités de frappe et armée de l’air via des réseaux d’information avancés.

Ces innovations, ensemble, ont pour objectif de rendre les opérations plus rapides, plus précises et moins dépendantes de campagnes prolongées et nécessitant une importante quantité de main-d’œuvre.

Pour mettre tout cela en œuvre, le plan prévoit une refonte structurelle des forces terrestres de l’armée israélienne, passant des traditionnelles divisions à des unités plus réduites, conçues pour les manœuvres stratégiques et équipées de défenses améliorées, en particulier contre les missiles antichars.

Cette approche combinée souligne un objectif clair : la création d’une force terrestre plus agile et plus axée sur la technologie, capable d’opérer sans avoir recours à des mobilisations de troupes à grande échelle.

La vision de Kohavi fait toutefois face à un avenir incertain. Selon des informations non vérifiées, diffusées pour la première fois en avril par Kan, l’armée israélienne envisagerait de dissoudre cette « unité fantôme », celle-là même qui incarnait son concept de guerre multidimensionnelle, et de réaffecter ses ressources à d’autres formations d’élite.

L’armée israélienne n’a encore fait aucun commentaire public sur cette affaire.

Des soldats et un chien de l’unité Ghost de l’armée israélienne participent à un exercice d’entraînement de plusieurs semaines en juillet 2020. (Crédit : Armée israélienne)

L’unité fantôme est le fruit des efforts déployés par Kohavi pour mettre en place des unités compactes et polyvalentes, sortes de couteau suisse, capables de se déployer rapidement et d’effectuer une multitude de manœuvres afin de faire face à un large éventail de menaces. Contrairement aux formations de combat traditionnelles, elle associe un vaste éventail de capacités provenant de toutes les branches de l’armée, notamment l’infanterie, les avions de chasse, les hélicoptères d’attaque, les chars, le génie de combat, les drones, les chiens et la robotique.

Mais l’unité fantôme n’a pas seulement illustré une question de tactique. Elle s’inscrit dans une révolution plus large de la pensée militaire, que les stratèges appellent la guerre multidomaine.

Partout et simultanément

Selon Tim Sweijs, directeur de recherche au Centre d’études stratégiques de La Haye, la guerre multidomaine ressemble à un « vieux vin servi dans des bouteilles neuves ».

Cette idée, pour lui, se base sur des visions vieilles de plusieurs siècles de coordination entre les forces terrestres, aériennes et maritimes, mais s’étend désormais à des dimensions entièrement nouvelles, telles que l’espace et le cyberespace.

Un changement conceptuel qu’il attribue à « la révolution des capteurs — la capacité de tout voir, partout et simultanément —, associée à la révolution des technologies de l’information et de la communication ».

Des soldates israéliennes supervisant des caméras de surveillance dans un centre de commandement de la base militaire du kibboutz Reïm, dans le sud d’Israël, le 5 novembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)

« Ces deux avancées technologiques ont poussé les organisations militaires à dépoussiérer d’anciens concepts », a expliqué Sweijs.

L’objectif du MDO est de synchroniser tous les aspects de la guerre — cinétique et numérique, offensive et défensive — sur terre, en mer, dans les airs, dans le cyberespace et dans l’espace, tout en les reliant à des outils non militaires tels que les opérations d’information. Il s’agit donc de combiner les armes et effectifs traditionnels avec des activités telles que la cyber-perturbation, la surveillance par satellite et les campagnes d’information visant à façonner la perception de l’opinion publique et à influer sur la prise de décision de l’ennemi.

Imaginez une armée semant délibérément de fausses informations afin de convaincre un adversaire qu’aucune attaque n’est prévue. Une fois que l’ennemi a relâché sa vigilance, une action multidomaine étroitement synchronisée est lancée : les unités navales sécurisent le littoral, les satellites et les drones fournissent des images en temps réel aux commandants, les avions mènent des frappes ciblées alors que les moyens de guerre électronique affaiblissent les capacités de coordination de l’ennemi, une petite équipe mobile au sol s’empare de positions clés, et une cellule cyber à distance s’introduit discrètement dans les réseaux du groupe afin de confirmer les identités et d’intercepter les communications.

Une armée traditionnelle pourrait avoir besoin de plusieurs années pour planifier et coordonner une telle opération. Elle devrait passer par une multitude d’acteurs, de bureaucraties et de goulots d’étranglement critiques pour sa mission. Une armée utilisant une stratégie multidomaine pourrait, théoriquement, éviter tout cela, cette approche permettant une action rapide et simultanée dans tous les domaines évoqués, afin de submerger et de surprendre un adversaire.

Mais en pratique, la mise en œuvre du MDO se révèle beaucoup plus difficile.

Un soldat israélien observe le décollage d’un hélicoptère lors d’un exercice militaire en Haute Galilée, près de la frontière libanaise, le 7 février 2024. (Crédit : Photo de Jalaa MAREY / AFP)

« Ces armées, pour la plupart, sont encore très largement organisées selon une base de services », a fait remarquer Sweijs. Elles restent ainsi divisées en branches traditionnelles telles que l’armée de terre, l’armée de l’air et la marine. Chacune possède sa propre hiérarchie, sa propre culture et ses propres structures de commandement. « L’idée même de MDO est donc, certes, ambitieuse. Mais dans la réalité, elle est très difficile à mettre en œuvre… notamment parce que les différents services ne sont pas formés pour opérer dans ce type de contexte. »

Une certaine confusion persiste en outre au sujet du niveau auquel l’intégration multidomaine doit être mise en œuvre : au niveau des unités, comme dans le cas de l’unité Ghost israélienne, ou à des échelons opérationnels supérieurs. Sweijs a aussi souligné les défis liés à la « surcharge des commandants », avertissant que le MDO sur les petites unités exige souvent des niveaux de coordination impossibles à atteindre, risquant de créer une dépendance excessive à une connectivité constante.

Et pourtant, même les acteurs non étatiques, qui opèrent de manière asymétrique contre des armées bien établies, apprennent à exploiter l’approche multidomaine.

Si Sweijs a qualifié l’attaque perpétrée par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 de « horrible », il a néanmoins fait remarquer que « l’on pourrait considérer qu’il s’agissait d’une opération MDO », combinant une infiltration terrestre, aérienne et maritime avec des tirs de roquettes et une guerre de l’information.

Les campagnes menées par Israël, a-t-il ajouté, constituent certains des exemples les plus avancés de coordination multidomaine. En juin 2025, lors de son offensive contre l’Iran, l’armée israélienne a combiné des frappes cinétiques, des renseignements et des actions secrètes en une seule opération synchronisée. Des avions israéliens ont ainsi ciblé des sites de missiles, des sites nucléaires et des centres de commandement situés au cœur de l’Iran, guidés par des renseignements satellitaires produisant plus de 12 000 images haute résolution en temps réel.

Au sol, plus de 100 agents étrangers — dont certains auraient, selon certaines informations, exploité une base de drones à l’intérieur de l’Iran — ont contribué à neutraliser les systèmes de défense aérienne, en vue d’aider l’armée israélienne dans sa campagne. Dans le même temps, des unités cyber israéliennes ont infiltré les téléphones des gardes du corps et des chauffeurs des responsables iraniens, faisant de leurs appareils des traceurs permettant de conduire les équipes d’intervention vers leurs cibles.

Des avions de combat F-15 de l’armée de l’air israélienne survolent Israël pour aller frapper l’Iran, sur une photo publiée le 25 juin 2025. (Crédit : Armée israélienne)

Sweijs met cependant en garde contre le fait de considérer le MDO comme une fin en soi.

« Même si nous disposons d’unités plus petites, dispersées et décentralisées, dotées de capacités accrues, il y aura toujours une différence entre le combat rapproché et le combat en profondeur… et entre la manière dont vous les menez, mais aussi dont vous les commandez et les contrôlez. »

« Mener une guerre au sol contre le Hamas est différent de mener une guerre contre le Hezbollah, et encore très différent de mener une guerre contre l’Iran », précise-t-il.

Un avenir automatisé

Si la guerre multidomaine est le schéma global, l’IA et l’automatisation sont les mécanismes qui lui donnent vie. Pour Aviv Shapira, PDG et cofondateur de XTEND, une entreprise de technologie de défense qui fournit des systèmes de drones aux armées, et notamment à l’armée israélienne, les deux dernières années ont fourni une expérience grandeur nature de cette transformation.

« XTEND est, en quelque sorte, unique, en ce que nous avons eu le pouvoir et le privilège de sauver des vies ces deux dernières années », a déclaré Shapira.

Son entreprise développe un système d’exploitation qui permet à des soldats ayant reçu une formation minimale de contrôler à distance des essaims de drones et de robots. Les opérateurs sont ainsi placés hors de danger. Depuis le 7 octobre 2023, XTEND est l’un des plus grands fournisseurs de drones de l’armée israélienne, à qui l’entreprise propose des systèmes pour le renseignement, la reconnaissance, les frappes de précision et les opérations anti-drones.

Photo d’action du drone XTENDER de XTEND, utilisé pour la reconnaissance tactique en intérieur, date inconnue. (Crédit : XTEND)

« Tout le monde pense qu’il est possible de gagner une guerre avec l’armée de l’air, sans envoyer de troupes au sol », a-t-il indiqué. « Mais nous avons malheureusement constaté que ce n’est pas le cas. »

L’avenir, pour lui, réside dans la robotique de précision, à savoir dans des outils capables de réaliser ce que les soldats humains ne peuvent pas faire, dans des endroits où les soldats ne peuvent pas se rendre en toute sécurité.

L’intelligence artificielle, par ailleurs, fait rapidement évoluer le mode de fonctionnement de ces drones.

« Grâce à l’IA, les drones peuvent pour la première fois prendre des décisions en se basant sur tout ce qu’ils ont appris des opérations humaines », explique Shapira.

Aujourd’hui, la majorité des drones, dans le monde, sont encore pilotés manuellement, « parce que leur autonomie n’est pas encore suffisante », précise-t-il. Mais les progrès s’accélèrent. Dans les systèmes XTEND, la gestion du contrôle de vol et de la détection des cibles incombe déjà, à l’IA, même si les missions de frappe nécessitent encore l’approbation humaine.

« Lorsqu’il s’agit de tuer des cibles ennemies, l’IA doit faire l’objet d’un examen éthique », a souligné Shapira. « Nous avons créé un ordinateur volant doté d’une capacité de tir, et lorsque cet ordinateur est autonome, nous devons nous assurer qu’il ne commet pas d’erreurs. »

Mais, dès les premières semaines de la guerre à Gaza, les limites de l’IA sont clairement apparues.

Un homme montre les perturbations GPS sur son téléphone portable dans l’application Google Maps, Haïfa, 1er août 2024. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

« Lorsque la guerre a éclaté, nous étions convaincus de savoir ce que nous faisions », se souvient Shapira. « L’IA a complètement échoué parce qu’elle avait été entraînée sur des scénarios erronés… Personne n’avait prévu le spoofing des drones. »

Le spoofing désigne habituellement une activité consistant à déguiser une source de données en une autre afin de mystifier une cible. Pendant la guerre, Israël a eu recours à un spoofing GPS à grande échelle, émettant de faux signaux GPS dans le but de dissimuler le véritable emplacement de ses ressources et de semer la confusion parmi les roquettes et les drones hostiles.

Mais cette tactique a parfois, aussi, perturbé les systèmes amis, entraînant la perte des données de positionnement des drones autonomes XTEND ou une mauvaise interprétation de leur environnement. Les opérateurs humains ont donc dû intervenir, révélant les limites des systèmes entraînés par l’IA dans des conditions électromagnétiques imprévisibles.

Dans ces moments-là, la « touche humaine » — l’adaptabilité, l’intuition et l’improvisation — s’est avérée irremplaçable. Shapira reste toutefois persuadé qu’une fois correctement entraînée, l’IA finira par surpasser les performances humaines dans certains rôles de combat. « Lorsqu’elle sera devenue meilleure que l’humain, dit-il, alors je laisserai l’IA prendre les commandes. »

La main-d’œuvre transformée

Pour Azar Gat, conseiller académique du directeur exécutif de l’Institut israélien d’études sur la sécurité nationale, malgré tous les discours sur le remplacement des humains par les machines, de telles hypothèses méconnaissent l’histoire de la technologie elle-même.

Des soldats israéliens conduisent des chars à l’intérieur de la bande de Gaza en direction du sud d’Israël, le dimanche 5 octobre 2025. (Crédit : AP/Ariel Schalit)

« Ce que nous ont appris ces 200 ans de développement technologique, c’est que la main-d’œuvre ne diminue pas. Elle se transforme. » Tout comme les chars et les avions n’ont pas réduit la taille des armées au XXe siècle, les drones et l’IA ne supprimeront pas le facteur humain. Ils le redéfiniront.

« Les drones et autres systèmes robotiques vont remplacer l’activité humaine dans de nombreux rôles », a reconnu Gat. « Mais l’idée selon laquelle ceci signifie une réduction de la main-d’œuvre n’est pas pertinente. »

Gat estime ainsi qu’au lieu d’augmenter le nombre de fantassins, les armées réorienteront leurs effectifs vers l’exploitation, la maintenance et la programmation de systèmes autonomes de plus en plus complexes. Les humains, même si les machines prennent en charge une plus grande partie des combats physiques, restent donc indispensables.

« L’armée israélienne est aussi importante qu’elle l’était pendant la guerre du Kippour, et plus importante qu’elle ne l’était pendant la guerre des Six Jours », a souligné Gat, faisant référence aux conflits de 1973 et 1967. « Ce dont nous avons besoin, c’est d’une armée de taille variable, en fonction de la menace, qui soit entièrement technologique. »

Depuis les années 1980 et 1990, les effectifs globaux et le nombre de divisions de Tsahal ont été réduits de moitié. Une réduction que Gat considère comme une évolution et non comme une érosion.

Soldats israéliens au Liban, 1982. (Crédit : Michael Zarfati / Unité du porte-parole de l’armée israélienne)

« La tendance générale est à une modernisation technologique de l’armée », a-t-il ajouté. « Toutes les unités utilisent désormais des drones. »

Gat cite les guerres entre la Russie et l’Ukraine et à Gaza comme preuves que la puissance militaire moderne réside dans la sophistication technologique, et non dans la supériorité numérique.

« Les Russes ont échoué à obtenir la supériorité aérienne sur l’Ukraine, même s’ils disposent d’une très importante force aérienne », a poursuivi Gat. « Israël, en revanche, a réussi à imposer sa supériorité aérienne sur l’Iran pendant deux semaines, à une distance de 2 000 kilomètres. C’est totalement inédit. »

« Ces deux guerres ont montré qu’Israël avait une longueur d’avance sur les Ukrainiens et les Russes, à presque tous les égards », a-t-il affirmé.

Pour Gat, la dimension de la future de l’armée israélienne devrait dépendre des menaces qui émergeront après la guerre en cours – et non d’une nostalgie de la mobilisation de masse. « Tout dépend des scénarios envisagés. Contre qui allons-nous nous battre ? », a-t-il déclaré. « Nous en saurons peut-être davantage après la guerre. Le Hezbollah a été détruit… Le Hamas : nous devons voir ce qu’il en reste à Gaza. »

Le sang compte toujours

L’essence de la guerre, même si l’IA devient de plus en plus performante, reste humaine : émotionnelle, morale et politique. Pour Sweijs, c’est ce paradoxe qui définit le champ de bataille moderne.

Un soldat israélien porte le drapeau israélien à Gaza – 19 juillet 2014 (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

« La guerre, finalement, consiste à recourir à la violence pour atteindre des objectifs politiques, mais aussi à montrer à l’ennemi que vous êtes prêt à faire couler le sang pour atteindre vos objectifs », a-t-il souligné. « Les combats ne cesseront pas si vous ne frappez que des machines. »

Les guerres du futur se dérouleront dans tous les domaines, utilisant capteurs, algorithmes et systèmes autonomes. Mais la victoire dépendra toujours du courage, du jugement et du sacrifice.

Pour des armées comme Tsahal, parvenir à maîtriser cet équilibre entre automatisation et humanité pourrait être le test déterminant du siècle à venir, prouvant que, à l’ère des machines, il faut toujours des hommes pour remporter les guerres.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.