Israël en guerre - Jour 139

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Le nouveau livre de la rabbin Diana Fersko, "We Need to Talk About Antisemitism", répond à une époque où la haine envers les Juifs suscite de plus en plus d'inquiétudes. (Crédit : Getty Images/JTA)
Le nouveau livre de la rabbin Diana Fersko, "We Need to Talk About Antisemitism", répond à une époque où la haine envers les Juifs suscite de plus en plus d'inquiétudes. (Crédit : Getty Images/JTA)
Interview

Des fidèles américains demandent à leur rabbin : « Pourquoi nous détestent-ils ? »

Le nouveau livre de Diana Fersko apporte des réponses réfléchies aux préoccupations de ses fidèles, notamment au sujet de la montée concomitante de l’antisémitisme aux États-Unis

JTA – Lorsque j’ai demandé à la rabbin Diana Fersko pourquoi elle avait décidé d’ajouter un livre de plus à la liste déjà longue de récents ouvrages sur l’antisémitisme, elle m’a parlé de Pessah.

Lors de cette fête, les Juifs racontent et répètent l’histoire familière de l’Exode, a-t-elle expliqué, et y ajoutent souvent des éléments. Les raisons de l’antisémitisme et les solutions à y apporter doivent également être racontées encore et encore, d’une manière qui, selon elle, « renvoie au passé et parle de ce qui se passe aujourd’hui ».

Son nouveau livre, We Need to Talk About Antisemitism (« Nous devons parler de l’antisémitisme »), a également pour thème la fête de Pessah. Une grande partie de l’antisémitisme contemporain, écrit-elle, est une question de « rétrécissement », de la même manière que l’identité des Israélites en Égypte (Mitzrayim, ou « le goulet » en hébreu) était restreinte à un « stéréotype juif spécifique, inflexible et incomplet ». Elle constate ce rétrécissement dans la façon dont des personnes, même bien intentionnées, s’attendent à ce que les Juifs aient une apparence ou un comportement particulier. C’est ce « rétrécissement » qui conduit l’extrême-droite à assimiler les Juifs à une conspiration visant à saper l’Occident. Et la gauche « rétrécit » – ou cantonne – les Juifs lorsqu’elle assimile les membres d’une communauté diverse et complexe à des Blancs qui profitent de leurs privilèges pour opprimer d’autres personnes, en particulier les Palestiniens, et qui n’ont pas le droit d’être des victimes.

Fersko est rabbin principale, depuis 2020, au Village Temple, une congrégation réformée de Manhattan. Elle a commencé au début de l’épidémie de coronavirus, et ses efforts pour impliquer les fidèles malgré le confinement ont fait l’objet d’un article dans le New Yorker.

Ses dix années de rabbinat ont également coïncidé avec une augmentation du nombre d’incidents antisémites, depuis les campagnes ignobles sur les réseaux sociaux jusqu’au meurtre de 11 Juifs dans une synagogue de Pittsburgh en 2018. Elle a écrit ce livre en partie pour répondre aux questions que lui ont posées les membres de sa congrégation.

« Depuis une dizaine d’années que je suis rabbin, j’ai dû prêcher sur l’antisémitisme », m’a-t-elle dit. « Les fidèles ont commencé à me raconter leurs histoires et à me poser leurs questions quotidiennement. J’ai eu l’impression que mes fidèles posaient des questions étonnantes auxquelles je ne pouvais pas répondre à la volée. Ils méritaient des réponses plus sérieuses, plus longues, et ils méritent un livre qui, je l’espère, les aidera à faire face à l’antisémitisme auquel ils sont confrontés au quotidien. »

Lors d’une conversation la semaine dernière, nous avons parlé de l’atmosphère pour les Juifs sur les campus universitaires américains, de la raison pour laquelle un éditeur a refusé son livre et de la raison pour laquelle la violence physique de la part de la droite est la plus grande menace à laquelle les Juifs sont confrontés.

Notre entretien a été édité et condensé dans un souci de clarté et de concision.

Le Times of Israel : Dans votre livre, vous évoquez de nombreux incidents antisémites récents, mais je voudrais comparer ce qui se passe aujourd’hui en Amérique à ce qui se passait, disons, au milieu du XXe siècle. Mes parents – et ceux de leur génération – se souviennent qu’ils ont dû changer leur nom de famille pour obtenir un meilleur emploi, qu’il y avait des clubs auxquels ils ne pouvait pas adhérer, que certaines écoles refusaient de les admettre. Selon votre expérience, quelles sont les principales façons dont les gens ressentent l’antisémitisme aujourd’hui ?

La réponse dépend de l’étape de la vie à laquelle on se trouve. Si vous êtes un adolescent, la réponse est : ce qui se passe sur les réseaux sociaux ou à l’école. Ce que j’ai constaté, c’est qu’il n’y a pratiquement aucun adolescent qui n’a pas vécu ou n’a pas été témoin d’un certain niveau d’antisémitisme direct et personnel. Pour eux, je pense que c’est comme la météo, c’est atmosphérique, c’est là, c’est tout. Et ce sont des choses auxquelles ils sont confrontés tout le temps – sur TikTok, sur Snapchat, dans les couloirs, etc.

Je l’ai également vu apparaître sur le lieu de travail, car notre société est de plus en plus dépendante de l’identité et de l’accent mis sur celle-ci dans notre cadre professionnel. Cela se produit lorsqu’on demande aux Juifs de se classer dans une catégorie avec laquelle ils ne sont pas tout à fait à l’aise, ou lorsqu’on leur refuse la possibilité de s’organiser et de se rassembler en tant que Juifs alors que d’autres groupes s’organisent et se rassemblent et ont envie de partager avec des personnes qui ont des expériences similaires.

Et oui, certains de mes fidèles les plus âgés m’ont dit : « Vous savez, ce n’est pas si mal ». J’espère que c’est vrai, mais la situation pourrait rapidement empirer. Et je pense que nous devons vraiment être très vigilants pour nous assurer que ce n’est pas le cas.

La rabbin Diana Fersko dans un épisode de « Desus & Mero ». (Crédit : Capture d’écran YouTube ; utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur le droit d’auteur))

Lorsque vous parlez des personnes qui se voient refuser la possibilité de se regrouper, vous racontez l’histoire des parents d’une école privée de New York qui voulaient former un groupe d’affinité juive, mais l’administration leur a dit que « ce n’était pas le moment ». Qu’est-ce que s’est imaginée l’administration ? Qu’est-ce qui les rendait si nerveux ?

J’ai entendu cette histoire à de nombreuses reprises, de la part de plusieurs personnes et selon différentes versions. Des parents juifs voulaient se réunir, comme les autres collectifs de l’école, dans un lieu où leur identité serait honorée et célébrée. L’administration, dans de nombreux cas, s’est opposée et a dit : « Ça ne renvoie pas une bonne image. »

Je pense qu’il existe une fausse idée selon laquelle les Juifs sont privilégiés, les Juifs sont proches du pouvoir, et que les rassemblements juifs nuisent en quelque sorte à d’autres types de justice – ce que je trouve très dérangeant car, bien sûr, les Juifs ont toujours été si étroitement liés à l’idée de justice.

« We Need to Talk About Antisemitism », de la rabbin Diana Fersko. (Autorisation)

Cela me rappelle un autre point de votre livre, lorsque vous écrivez qu’un éditeur a rejeté votre manuscrit parce qu’il « était centré sur les Juifs ». Que pensez-vous qu’il voulait dire ? 

J’ai cru comprendre que les Juifs n’avaient pas le droit de raconter leur histoire. Ou qu’en racontant nos histoires, nous réduisons le chemin vers la justice pour d’autres groupes, ce que je ne crois pas. Je crois certainement à la lutte croissante pour la justice [pour tous les groupes] et à la prise de conscience de l’injustice à laquelle nous sommes confrontés dans toutes nos communautés. Mais je pense que l’antisémitisme fait partie de cette prise de conscience. Nous devons reconnaître que l’antisémitisme est réel, qu’il est de retour et qu’il se présente sous de nombreuses troublantes et délicates formes. Et je pense que les Juifs ont le droit, l’urgence et le besoin de raconter leur histoire.

Comme vous l’écrivez dans votre livre, « le monde libéral n’a pas accepté l’idée que les Juifs ont une histoire significative à raconter. Ils sont surpris de constater qu’au lieu d’être associés à la notion de victime, les Juifs sont de plus en plus associés à des mots comme ‘privilégiés' ». 

Oui, cela semble choquant, car nous ne suivons pas les mêmes schémas que les autres minorités dans notre culture, n’est-ce pas ? Ce n’est pas nécessairement parce que nous sommes une minorité raciale. Nous ne sommes pas seulement une religion. Nous sommes aussi une ethnie, une histoire, un peuple et une culture. Nous ne tombons pas dans le genre de tri que la culture en général aime faire. C’est pourquoi nous sommes mal compris. Je pense qu’il faut une bonne dose d’éducation sur le fait que les Juifs sont un peuple, et simplement montrer aux gens qu’en réalité, les Juifs sont aujourd’hui moins en sécurité aux États-Unis qu’ils ne l’ont jamais été.

Vous le ressentez ? Les Juifs américains n’ont jamais été aussi peu en sécurité en Amérique ?

J’ai récemment participé à une réunion d’information avec différentes organisations et différents milieux à New York, où nous avons parlé avec le chef de la police. Tous les Juifs présents ont raconté qu’ils avaient été victimes de violences physiques – comme moi. J’ai reçu des cartes postales menaçantes par la poste à plusieurs reprises pendant plusieurs années. Ou encore quelqu’un à Brooklyn qui parlait du changement de ton dans son quartier et qui se sentait inquiet à l’idée d’accomplir des tâches quotidiennes comme marcher dans la rue. Je pense que la liberté d’être juif en public suscite beaucoup d’anxiété et de tension. Et je pense que c’est effrayant.

Je voudrais revenir au fidèle qui vous a dit : « Les choses ne vont pas si mal par rapport à l’époque où j’étais enfant. » Il est certain que les Juifs jouissent, en général, dans ce pays, de libertés et d’un confort matériel qu’ils n’ont jamais eus auparavant.

Lorsque j’ai commencé à parler d’antisémitisme depuis la bimah [l’estrade de la synagogue], c’est la principale réaction que j’ai eue. Je suis tout à fait d’accord : ce qui nous est arrivé a été une remarquable réussite. Et je pense que cela est merveilleux. Et je veux que ça reste ainsi. Je veux que les Juifs puissent être juifs, en public comme en privé, et qu’ils puissent être représentés dans les institutions culturelles, les universités, la médecine, les médias et tous les domaines imaginables.

Et je pense que nous devons être conscients que cela s’est déjà produit par le passé. Les Juifs ont déjà réussi – pas seulement en Allemagne, mais aussi à l’âge d’or de la période médiévale, lorsqu’ils prospéraient et vivaient avec les chrétiens et les musulmans dans la même région. Mais devinez quoi ? Cela n’a pas duré et ça s’est terminé de manière horrible dans la péninsule ibérique. Je ne pense donc pas que nous puissions nous bercer d’illusions et dire : « Ô, vous savez, nous sommes surreprésentés dans un certain domaine et nous n’avons donc pas à nous inquiéter. » Mais c’est effectivement un merveilleux fantasme.

Vous écrivez longuement et avec force sur l’extrémisme de droite et la violente menace qu’il représente, des meurtres de Tree of Life à Pittsburgh à la marche « Les Juifs ne nous remplaceront pas » à Charlottesville, en Virginie. Il s’agit d’une partie importante du livre et je ne veux en aucun cas la minimiser. Mais j’ai l’impression – et arrêtez-moi si je me trompe – que l’antisémitisme du moment que vous trouvez particulièrement déroutant se situe plutôt à gauche. Serait-ce, peut-être, parce qu’il vient d’un monde qui comprend vos alliés politiques sur tant d’autres questions ? 

Tout d’abord, je tiens à dire que je n’essaie pas d’établir une équivalence. La violence physique est la pire des choses. La violence physique est la plus grande menace et le plus grand préjudice, et je vois cela de la part du consortium néo-nazi plus que de tout autre groupe aux États-Unis. Je tiens donc à être claire à ce sujet.

Lorsque j’écris sur le monde libéral – et je ne veux même pas dire politiquement libéral, je veux simplement dire au sens large – c’est ce que je sais. C’est ce que je sais, c’est ce que je suis. Et franchement, c’est ce que j’aime. Ce sont les valeurs, les idées et les personnes avec lesquelles je peux vraiment me sentir chez moi. Et je veux que la communauté juive se sente chez elle, accueillie et comprise dans ces cercles. Lorsque je vois une expansion de l’antisémitisme dans ce monde, cela me préoccupe beaucoup, et je me sens obligée de m’exprimer en tant que dirigeante libérale.

Une manifestation du Ku Klux Klan contre le retrait d’une statue équestre du général confédéré Robert Lee d’un jardin public de Charlottesville, en Virginie, le 8 juillet 2017. (Crédit : Chet Strange/Getty Images/AFP)

Ce que les groupes juifs pourraient qualifier d’antisémitisme, les groupes de gauche et pro-palestiniens pourraient le défendre comme une critique sévère mais justifiée du bilan d’Israël en matière de droits de l’Homme. Comment faire la différence ?

Il n’y a pas de réponse parfaite, mais ce que je dis aux gens, c’est de se concentrer sur la finalité du sujet. S’il y a un résultat réel qui peut affecter les Israéliens ou les Palestiniens, j’ai tendance à m’y intéresser. Si nous voulons apprendre les uns des autres, il peut véritablement s’agir d’une discussion à avoir. Si le seul but est de générer de l’antisémitisme sur un campus universitaire, je ne pense pas que cette conversation vaille la peine d’être menée.

J’entends de plus en plus de personnes qui se sentent mal à l’aise d’être publiquement juives sur les campus universitaires. Et c’est tout à fait inacceptable.

Comment suggérez-vous qu’ils réagissent ?

Je dis aux jeunes et à leurs parents de trouver une communauté juive lorsqu’ils arrivent sur le campus. La première semaine, allez à Hillel ou dans un autre organisme juif, installez-vous là et faites-vous connaître, car ces conversations ne seront pas faciles. Et vous aurez besoin du soutien et des réactions de votre communauté pour savoir où vous en êtes, pour définir vos propres idées.

Vous écrivez sur l’accusation de double-loyauté, selon laquelle les Juifs sont suspects en raison de leur attachement à Israël. De même, vous citez des cas où des étudiants juifs libéraux sont exclus de coalitions progressistes au motif qu’en tant que sionistes, ils ne peuvent être « objectifs », non seulement sur Israël, mais aussi sur d’autres sujets qui préoccupent les progressistes. Comment expliquez-vous, disons à un public non-juif, que de nombreux Juifs souhaitent que leurs enfants s’identifient très étroitement à Israël, mais que cette proximité n’implique pas une double-loyauté ?

Vous savez, on peut aimer un membre de sa famille et penser à autre chose en même temps. Ce n’est pas un concept compliqué. Lorsque quelqu’un vient vous voir et vous accuse de ne pas pouvoir être objectif parce que vous êtes juif, c’est l’occasion de lui dire « en réalité, vous m’accusez de double-loyauté. C’est donc ça l’histoire de la double-loyauté. Et voici comment vous diminuez mon rôle en tant que participant civique au gouvernement étudiant, au dérèglement climatique, ou à n’importe quel type d’organisation, en vous basant sur le simple fait que je sois juif ». Je ne vois rien de contradictoire entre le fait d’être sioniste et celui d’être objectif.

Des graffitis antisémites près du campus de l’université de Virginie, à Charlottesville, en novembre 2016. (Crédit : Michaela Brown)

Vous parlez d’une certaine forme d’antisémitisme chrétien dans le livre, que l’on pourrait qualifier d’appropriation – il n’est pas questions de la mort de Jésus, mais presque du contraire : « Vous êtes comme nous », ce qui peut être une sorte de déni de la légitimité juive.

Historiquement, l’antisémitisme chrétien est une question de polarisation : vous n’êtes pas comme nous, nous sommes bons, vous êtes mauvais. Mais l’antisémitisme chrétien d’aujourd’hui est très différent. Il dit souvent que nous sommes les mêmes que les chrétiens. En grandissant dans le Connecticut, j’ai eu droit à beaucoup de ces remarques : « Que faites-vous pour le Noël juif ? » Il y avait une sorte de déni omniprésent d’identité, où l’on ne pensait pas que je participais à des rituels chrétiens.

C’est beaucoup mieux que l’antisémitisme chrétien du passé, mais je pense aussi qu’il faut en parler parce qu’il réduit notre identité en tant que peuple et élimine nos voix du discours public.

La résurgence de l’antisémitisme et de l’intolérance en général au cours des dernières années a coïncidé avec l’ascension et la présidence de Donald Trump, même si beaucoup de gens ne sont pas d’accord pour dire s’il en est la cause ou le symptôme. Le nom de Trump apparaît à peine dans votre livre. Selon vous, qu’est-ce qui a changé ces dernières années et qui a conduit au retour de l’antisémitisme ?

Je ne suis pas sûre d’être la meilleure personne pour répondre à cette question, mais je dirais que dans mon livre, j’ai interviewé des survivants de la troisième génération de la Shoah. L’une d’entre elles a répondu à cette question en disant que la haine s’est développée dans le cadre de l’expression sur les réseaux sociaux, où il est devenu normal de dire des choses horribles et haineuses en ligne ou de les lire sur soi-même. Je ne pense pas que ce soit la meilleure réponse à votre question, parce que je ne sais vraiment pas. Mais la vérité, c’est que je me bats aussi contre ce que je vois tous les jours.

Vous êtes à New York, qui compte une très grande communauté ultra-orthodoxe en pleine expansion et la plus grande population juive en général en dehors d’Israël. Voyez-vous un terrain d’entente entre les Juifs orthodoxes et non-orthodoxes dans la lutte contre l’antisémitisme, ou luttent-ils sur deux fronts différents ?

Je pense que nous devons combattre l’antisémitisme à tous les niveaux. Il y a beaucoup plus de niveaux que les Juifs libéraux et les Juifs haredim. Les libéraux peuvent eux aussi être divisés et subdivisés. J’aimerais voir le peuple juif se rassembler davantage, mais je pense que nous sommes sur la bonne voie. Je vois des signes d’espoir, de communauté et de positivité de la part de nombre de mes collègues rabbins, toutes confessions confondues, qui montrent que nous comprenons qu’il s’agit d’une menace sérieuse. Et nous sommes prêts et désireux de nous organiser les uns avec les autres pour la combattre.

Votre livre s’intitule We Need to Talk About Antisemitism. J’ai parfois l’impression que l’on parle déjà beaucoup d’antisémitisme – certes le judaïsme fait intégralement partie de mon quotidien professionnel – et j’ai entendu d’autres personnes dire qu’en se concentrant sur les menaces qui pèsent sur eux, les Juifs ignorent et ne parviennent pas à éduquer les jeunes sur les façons dont la judéité s’épanouit ou pourrait s’épanouir dans la diversité et la créativité qui sont les siennes.

Dara Horn (Crédit : Michael B. Priest)

J’apprécie beaucoup l’argument de Dara Horn [dans People Love Dead Jews (« Les gens aiment les Juifs morts »), son livre sur l’antisémitisme paru en 2021], qui consiste à dire que nous devons célébrer la vie juive. Je pense que c’est l’un des meilleurs moyens de lutter contre l’antisémitisme.

Je suis très intéressée par le fait que les Juifs fassent des choses juives d’une manière très affirmée et active. Je pense que cela ne fera que renforcer notre communauté, ce qui nous aidera à nous défendre en tant que Juifs lorsque nous en aurons besoin.

Les points de vue et les opinions exprimés dans cet article sont ceux de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement ceux de la JTA ou de sa société mère, 70 Faces Media.

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