Le père d’une soldate tuée le 7-Octobre réclame de nouveau une enquête d’État

'Nous devons nous regarder dans le miroir', a déclaré Eyal Eshel, accusant le gouvernement de 'se livrer à une politique pathétique' au lieu de mettre en place une commission d'enquête nationale

Manifestants pro-démocratie et anti-gouvernement sur la Place Habima, à Tel Aviv, le 15 août 2026. (Crédit : Lior Segev/Mouvement de protestation pour la démocratie)

Eyal Eshel, dont la fille Roni, taztpitanit – ou soldate chargée de la surveillance -, a été tuée lors du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, a accusé le gouvernement, samedi soir, de « se livrer à une politique pathétique » au lieu de mettre en place une commission d’enquête nationale sur cette débâcle en matière de sécurité.

« Comme si les drapeaux pouvaient cacher le sang… comme si les slogans pouvaient cacher la vérité », a déclaré Eshel devant la foule d’environ 200 personnes rassemblée pour la manifestation anti-gouvernement hebdomadaire sur la place Habima, à Tel Aviv.

Il a dénoncé le fait que les inquiétudes soulevées par les taztpitaniyot, sacrifiées, concernant la reconstruction du Hamas à Gaza avaient été écartées. Des soldats auraient également écarté les inquiétudes des soldates de surveillance avant l’invasion du Hamas.

« Israël se trouve aujourd’hui dans une situation extrêmement difficile face au monde entier. Mais la vérité, c’est que le premier endroit où nous devons regarder, ce n’est pas le monde – nous devons nous regarder dans le miroir », a déclaré Eshel.

« Un pays qui n’enquête pas sur la plus grande catastrophe de son histoire ne pourra pas se reconstruire. »

« Il y aura une commission d’enquête nationale – rigoureuse, incisive et douloureuse – jusqu’à ce que la vérité éclate au grand jour », a-t-il ajouté.


Prenant la parole après Eshel, l’ancien chef de la police du district de Tel Aviv, Yossi Sedbon, a fustigé le gouvernement pour sa corruption présumée, son mépris envers le pouvoir judiciaire, ses liens personnels avec des criminels, ses efforts pour consacrer l’exemption des Haredim du service militaire, et son incapacité à lutter contre la flambée de la criminalité violente qui secoue les communautés arabes.

La foule a applaudi lorsque Sedbon a rendu hommage à l’ancien député Yoav Segalovitz, lui-même ancien haut responsable de la police, pour sa « décision personnelle et courageuse » de se présenter éventuellement aux élections législatives du 27 octobre sous la bannière du parti arabe traditionaliste Raam.

« Il considère les Arabes d’Israël comme faisant partie de la population de notre pays », a déclaré Sedbon, sous de nouveaux applaudissements.

Sedbon a ajouté que la responsabilité des défaillances des forces de l’ordre, sous le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, « n’incombe ni au ministre ni à la police, mais principalement au Premier ministre, qui a nommé une personne incompétente au poste de ministre chargé de la police ».

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