Tsahal a tué un terroriste du Hamas ayant pris part au 7-Octobre présenté comme un journaliste
L'armée publie un site web exposant le 'nombre historique' de journalistes palestiniens liés selon elle au terrorisme ; d'autres frappes ont tué 3 chefs du Hamas et un terroriste du Jihad islamique palestinien
Un « journaliste » gazaoui qui, d’après l’armée israélienne, avait pris part au pogrom perpétré par le Hamas le 7-Octobre, a été tué mercredi dans une frappe aérienne israélienne dans le sud de la bande de Gaza. L’armée s’est par ailleurs engagée à révéler les liens entre des dizaines d’autres journalistes palestiniens morts durant la guerre et le terrorisme.
Cette frappe, qui a eu lieu à Khan Younès, a éliminé Mohammad al-Najar, présenté par les médias palestiniens comme un journaliste. Tsahal a, pour sa part, affirmé que Najar était membre de la branche armée du Hamas et qu’il avait participé au 7-Octobre, un assaut barbare et sadique au cours duquel les terroristes avaient tué plus de 1 200 personnes et pris 251 otages.
Selon l’armée, Najar avait récemment mené des attaques contre des soldats et des civils israéliens, et œuvrait à reconstituer les capacités militaires du Hamas.
Tsahal a souligné que ces activités « violaient systématiquement l’accord de cessez-le-feu ».
L’armée a par ailleurs annoncé qu’elle s’apprêtait à révéler le « nombre historique » de journalistes palestiniens tués pendant la guerre, dans la bande de Gaza, qui étaient en réalité des membres de groupes terroristes.
« Au terme d’une enquête approfondie, Tsahal dévoile aujourd’hui l’identité de Gazaouis tués pendant la guerre, décrits dans le monde entier comme d’innocents journalistes et professionnels des médias, mais qui occupaient pourtant des fonctions au sein des branches armées d’organisations terroristes, principalement le Hamas et le Jihad islamique palestinien », a fait savoir l’armée.
Les dix premiers dossiers concernant ces individus sont publiés par Tsahal sur un site web dédié. Chaque dossier comprend le nom et la fonction du journaliste/agent terroriste, ainsi que ses identifiants civils et militaires.
« Dans les prochaines heures, l’armée israélienne dévoilera de nombreux autres cas dans lesquels des individus présentés comme des journalistes innocents opéraient en réalité en tant qu’agents armés. Leurs noms seront publiés, accompagnés de renseignements, de documents, de photographies et d’autres preuves démontrant leur affiliation à des groupes terroristes. Leurs rôles au sein des branches armées de ces organisations seront également détaillés », a assuré Tsahal.
Une enquête du Times of Israel, publiée en juin, a permis d’établir que plusieurs individus, auparavant présentés comme des journalistes tués, étaient en réalité des terroristes actifs du Hamas et du Jihad islamique palestinien. Selon une étude distincte du Centre d’information sur le renseignement et le terrorisme Meir Amit publiée l’an dernier, la majorité des journalistes basés à Gaza et tués depuis le début de la présente guerre étaient des membres d’organisations terroristes ou étroitement liés à celles-ci.
Lors d’une autre frappe survenue mercredi, Tsahal a déclaré avoir tué un commandant du Hamas à Gaza-City.
L’armée a reconnu l’individu comme étant Ammar Mahmoud Muhammad al-Sharafi, dont elle a précisé qu’il occupait le poste de commandant de compagnie au sein de la branche armée du Hamas. Selon Tsahal, Sharafi menait également des attaques contre des soldats et des civils israéliens, tout en œuvrant à la reconstitution des capacités du Hamas.
Il a été tué pour « éliminer la menace qu’il représentait », a ajouté l’armée.
Les médias palestiniens ont, quant à eux, rapporté mercredi qu’une frappe israélienne à Gaza-City avait coûté la vie à quatre personnes. Les informations disponibles n’ont pas permis pas de déterminer immédiatement si Sharafi figurait parmi ces victimes, ni si d’autres personnes avaient été tuées à ses côtés.
Le même jour, un terroriste du Jihad islamique palestinien chargé des tirs de roquettes a été tué dans une frappe israélienne menée dans le sud de la bande de Gaza, a indiqué Tsahal.
Cette frappe, qui a eu lieu à Khan Younès, a coûté la vie à Bilal Mahmoud Suleiman Samiri, présenté par l’armée comme un terroriste de l’unité du Jihad islamique palestinien chargée des tirs de roquettes.
Selon Tsahal, Samiri aurait également participé à des attaques « en violation systématique du cessez-le-feu », ainsi qu’à des « embuscades visant les soldats de l’armée israélienne » déployés dans la bande de Gaza.
« Le terroriste a été neutralisé afin d’éliminer la menace qu’il représentait », a également ajouté Tsahal.
L’armée israélienne a en outre fait part de la mort de deux terroristes qui avaient participé au pogrom du 7-Octobre, dont l’un avait enlevé des otages, tués par des frappes israéliennes lancées plus tôt cette semaine contre la bande de Gaza.
Une frappe menée mardi à Gaza-City a coûté la vie à Muhammad Jamal Mahmoud Abu al-Shaar, identifié par Tsahal comme un commandant de cellule de la branche armée du Hamas.
Le 7 octobre 2023, Shaar avait pris part à l’invasion du kibboutz Beeri et à l’enlèvement des otages Sharon Hertzman-Avigdori, Noam Avigdori, Adi Shoham, Nave Shoham, Yahel Shoham et Shoshan Haran, a précisé Tsahal.
Une frappe distincte menée mardi à Jabaliya a tué Musab Abd al-Jalil Saqib Balbisi, présenté par l’armée israélienne comme un commandant du Jihad islamique palestinien.
Balbisi avait également participé au pogrom du 7-Octobre, a précisé Tsahal.
Ces deux terroristes avaient récemment été impliqués dans des attaques contre les soldats et les civils israéliens, « en violation systématique du cessez-le-feu » ; ils ont été tués « afin d’éliminer la menace qu’ils représentaient », a ajouté l’armée.
Ces frappes s’inscrivent dans le cadre d’une série d’opérations menées par Israël ces dernières semaines contre des terroristes du Hamas à Gaza. Tsahal accuse régulièrement le groupe terroriste de poursuivre ses attaques et de reconstruire ses infrastructures militaires, en violation du cessez-le-feu.
Si le cessez-le-feu conclu en octobre 2025 sous l’égide des États-Unis a permis de mettre fin aux combats majeurs dans l’enclave, il n’a toutefois pas mis un terme aux frappes menées par l’armée israélienne, des frappes qui, selon cette dernière, visent à contrecarrer les attaques des terroristes de Gaza.
Ces derniers mois, Tsahal a intensifié ses frappes contre des membres d’organisations terroristes à Gaza, notamment de nombreux terroristes impliqués dans le 7-Octobre et qui, selon l’armée, représentent une menace pour les soldats israéliens.
Au cours du seul mois de septembre, Tsahal a annoncé avoir tué 70 terroristes dans la bande de Gaza, notamment trois commandants de brigade, deux commandants de bataillon et neuf commandants de compagnie du Hamas.
L’armée israélienne a précisé que 17 des terroristes tués avaient pris part au 7-Octobre, enlevé des otages ou détenu des otages en captivité.
Ces 17 terroristes ont été tués grâce aux efforts déployés par l’unité Nili de l’agence de sécurité du Shin Bet, dont l’objectif est de traquer et d’éliminer tous ceux qui ont pris part à l’attaque menée par le Hamas et qui a déclenché la guerre à Gaza.
L’armée a expliqué que ces assassinats ciblés faisaient suite à « un travail prolongé de renseignement et d’opérations, qui a abouti à plusieurs opportunités en l’espace de peu de temps ».
Certains de ces agents et commandants étaient cachés dans des tunnels ou dans des zones densément peuplées, ce qui a obligé Tsahal à recourir à « une surveillance prolongée… afin d’établir avec un degré de certitude élevé leur identité et leur localisation, puis de créer les conditions nécessaires à une frappe de précision tout en minimisant les risques pour les civils », a expliqué l’armée.
Selon Tsahal, la plupart des frappes menées au cours du mois dernier ont visé des terroristes du Hamas impliqués dans la reconstitution des capacités du groupe terroriste, ainsi que des quartiers généraux clandestins et certains centres de contrôle civils du Hamas dans la bande de Gaza.
L’armée israélienne estime que le Hamas n’a plus l’influence qu’il avait avant le 7-Octobre, mais que le groupe terroriste « tente toujours de se reconstruire et de se réarmer ».
La bande de Gaza reste divisée en deux zones, l’une contrôlée par Israël et l’autre par le Hamas. Les négociations visant à obtenir le désarmement du groupe terroriste et la reconstruction de l’enclave n’ont enregistré que des progrès limités.
Israël a par ailleurs étendu son contrôle sur la bande de Gaza dans le cadre du cessez-le-feu, passant de 53 % initialement à près de 63 % aujourd’hui. Tsahal maintient une quarantaine de postes militaires dans la partie de l’enclave placée sous le contrôle d’Israël.