Israël en guerre - Jour 189

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  • Moran Zer Katzenstein, fondatrice du groupe de femmes Building an Alternative, au Centre d'opérations civiles, au centre de convention Expo Tel Aviv, le 19 octobre 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)
    Moran Zer Katzenstein, fondatrice du groupe de femmes Building an Alternative, au Centre d'opérations civiles, au centre de convention Expo Tel Aviv, le 19 octobre 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)
  • Des bénévoles aidant à trier et à emballer les articles donnés au Centre d'opérations civiles, au centre de convention Expo Tel Aviv, le 19 octobre 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)
    Des bénévoles aidant à trier et à emballer les articles donnés au Centre d'opérations civiles, au centre de convention Expo Tel Aviv, le 19 octobre 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)
  • Des bénévoles aidant à trier et à emballer des livres et des jouets donnés au Centre d'opérations civiles, au centre de convention Expo Tel Aviv, le 19 octobre 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)
    Des bénévoles aidant à trier et à emballer des livres et des jouets donnés au Centre d'opérations civiles, au centre de convention Expo Tel Aviv, le 19 octobre 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)
  • Par équipes, des volontaires traitent les demandes de la population, Or est à gauche, au Centre d'opérations civiles, au centre de convention Expo Tel Aviv, le 19 octobre 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)
    Par équipes, des volontaires traitent les demandes de la population, Or est à gauche, au Centre d'opérations civiles, au centre de convention Expo Tel Aviv, le 19 octobre 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)
  • Des demandeurs d'asile érythréens aidant à déplacer des cartons dans une vaste zone de tri souterraine au Centre d'opérations civiles, au centre de convention Expo Tel Aviv, le 19 octobre 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)
    Des demandeurs d'asile érythréens aidant à déplacer des cartons dans une vaste zone de tri souterraine au Centre d'opérations civiles, au centre de convention Expo Tel Aviv, le 19 octobre 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)
  • Eyal Naveh, une figure de proue des Frères d'armes au Centre d'opérations civiles, au centre de convention Expo Tel Aviv, le 19 octobre 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)
    Eyal Naveh, une figure de proue des Frères d'armes au Centre d'opérations civiles, au centre de convention Expo Tel Aviv, le 19 octobre 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

15 000 volontaires comblent le manque de leadership en aidant les victimes du Hamas

Les mouvements créés pour s’opposer à la refonte judiciaire se sont métamorphosés en une nuit en un effort sans précédent de sauvetage et d’aide aux civils

Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Au cours des jours éprouvants qui ont suivi le déferlement sur Israël de plus de 2 500 terroristes du Hamas qui ont tué plus de1 400 personnes, massacré des milliers d’autres, commis des actes de barbarie innommables sur des personnes de tous âges et enlevé au moins 212 personnes pour les emmener à Gaza, la société civile s’est rapidement mobilisée dans des proportions presque inimaginables.

Environ 15 000 Israéliens ont répondu à l’appel des mouvements qui se sont métamorphosés en une nuit, passant de militants anti-refonte judiciaire du gouvernement qui sèment la discorde à des coordinateurs d’une infrastructure massive pour secourir et soutenir les concitoyens en détresse.

Cette infrastructure, basée au centre de convention international Expo Tel Aviv depuis le lendemain des massacres, a ensuite facilité l’évacuation de 3 000 citoyens des localités frontalières de Gaza, dont 200 sous le feu de l’ennemi.

Jeudi matin, lorsque je me suis rendue au centre de convention, l’organisation avait distribué près des deux tiers des 12 526 articles d’équipement civil donnés, trouvé un logement pour près de 8 000 familles déplacées, distribué 120 000 portions de nourriture et 200 paquets de fournitures médicales, transporté 8 000 civils et soldats, organisé plus de 1 000 activités pour les enfants évacués et envoyé 150 ensembles d’équipement pour la shiva (période de deuil de sept jours) – gazebos, tables et chaises en plastique, ventilateurs, chauffe-eau et rafraîchissements. Elle a même sauvé 120 animaux de compagnie.

Moran Zer Katzenstein, fondatrice du groupe de femmes Building an Alternative, au Centre d’opérations civiles, au centre de convention Expo Tel Aviv, le 19 octobre 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

Pendant des mois, les organisations opposées à la refonte judiciaire, telles que Frères d’armes (composée de soldats de réserve), Building an Alternative (un groupe de femmes fondé par Moran Zer Katzenstein), et les groupes de protestation issus du milieu du high-tech, d’étudiants et d’avocats, ont été fustigées par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, ses ministres et une grande partie de la droite comme des traîtres gauchistes qui voulaient mettre à bas la démocratie israélienne et le pays.

Mais alors que le gouvernement se précipitait pour réagir à l’invasion du Hamas qu’il n’avait pas su prévoir, pas plus que les agences de sécurité israéliennes, ces groupes ont pu utiliser leurs réseaux nationaux et leurs compétences organisationnelles pour s’engouffrer dans la brèche.

Au Centre des opérations civiles de Tel Aviv, les bénévoles organisent tout, des fournitures médicales au soutien psychologique, en passant par l’habillement et l’équipement des personnes évacuées de la zone frontalière de Gaza – dont beaucoup ne sont parties qu’avec les vêtements qu’elles portaient sur le dos – jusqu’à un système qui réunit les familles et leurs animaux de compagnie.

« Dès 7h30 le samedi 7 octobre, nous avons commencé à recevoir de nombreux messages en provenance d’endroits comme Kfar Azza », explique Tamir Reicher, militante contre la refonte judiciaire. Ce jour-là, plus de 70 membres du kibboutz ont été assassinés par les terroristes, dont de nombreux enfants et bébés, certains d’entre eux ayant été décapités selon des témoignages.

Des volontaires dans un espace ouvert au Centre d’opérations civiles, au centre de convention Expo Tel Aviv, le 19 octobre 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

Travaillant d’abord à domicile, un groupe d’amis a rapidement mis en place une salle de crise à Kama Junction, dans le sud d’Israël, qui fonctionne toujours. Dès 11h du matin, ils envoyaient des volontaires, dont certains qui n’étaient pas armés, pour secourir les personnes assiégées par les terroristes.

Précision militaire

Le Centre d’opérations civiles de l’Expo Tel Aviv, qui a commencé à fonctionner le lendemain, est géré avec une précision militaire.

Sur une table à l’entrée se trouve une rangée de codes QR que les gens peuvent utiliser pour s’inscrire en tant que bénévoles, accéder au site web du centre ou faire un don d’argent.

Des bénévoles aidant à trier et à emballer les articles donnés au Centre d’opérations civiles, au centre de convention Expo Tel Aviv, le 19 octobre 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

Dans un immense parking souterrain, des centaines de bénévoles déchargent le matériel donné, le déballent, le trient et le réemballent dans des cartons pour le transporter dans tout le pays.

Dans la zone des vêtements, il y avait différentes sections pour les hommes, les femmes, les enfants et les bébés. Dans la section des femmes, par exemple, des panneaux collés au sol étaient alignés avec des cartons de « jupes longues et collants pour femmes religieuses », de « pyjamas pour femmes », d’écharpes, de chapeaux, de chaussettes ou de soutiens-gorges. Il y avait des lignes de cartons distinctes pour les différentes tailles de pantalons pour femmes.

Des bénévoles aidant à trier et à emballer des livres et des jouets donnés au Centre d’opérations civiles, au centre de convention Expo Tel Aviv, le 19 octobre 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

Il y avait des piles et des piles de jouets, de livres pour enfants et d’équipements pour bébés, ainsi que des lignes séparées pour les articles de toilette, les déodorants et le dentifrice, pour la nourriture pour bébés, les couches de différentes tailles et bien plus encore.

Des bénévoles aidant à trier et à emballer les articles donnés au Centre d’opérations civiles, au centre de convention Expo Tel Aviv, le 19 octobre 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

Identifier les disparus et les personnes enlevées

L’une des premières mesures les plus remarquables prises par le Centre d’opérations civiles a été de créer un espace où quelque 2 000 volontaires du secteur de la high-tech ont pu utiliser leurs compétences pour identifier les Israéliens disparus et enlevés, dont le nombre s’élève aujourd’hui à plus de 200.

« Pendant dix jours, nous avons été le seul point de contact pour les familles qui souhaitaient obtenir des informations sur leurs proches », a déclaré Hava Rotman de Building an Alternative.

L’unité de haute technologie, dirigée par la professeure Karine Nahon, spécialiste du cyberespace, a eu recours à l’intelligence artificielle (IA) pour tenter d’identifier les disparus. Des bénévoles ont passé au crible des heures de vidéos, image par image, à la recherche d’indices, et ont identifié des centaines de personnes disparues ou décédées afin que leurs familles puissent être informées.

Une partie d’une salle de situation où des experts en technologie ont cherché des Israéliens kidnappés et disparus, au Centre d’opérations civiles, au centre de convention Expo Tel Aviv, le 19 octobre 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

« Nous avons fait de la reconnaissance faciale, en faisant correspondre les réseaux sociaux avec le matériel visuel de différentes scènes, et nous avons utilisé l’IA pour identifier les vêtements. Nous avons même identifié des signes distinctifs tels que des tatouages, car certains corps avaient été décapités », explique Rotman.

« Les spécialistes de la haute technologie sont venus ici et ont inventé de nouveaux algorithmes pour trouver où étaient les personnes disparues » et ont pu réduire les noms de milliers de personnes disparues à quelques centaines, a-t-elle expliqué.

L’unité confie désormais le travail et le logiciel à l’État pour qu’il poursuive le travail.

L’unité chargée de trouver des logements aux personnes évacuées a également été démantelée au fur et à mesure que les institutions de l’État prenaient le relais. Cette tâche est désormais prise en charge par les autorités locales.

Par équipes, des volontaires traitent les demandes de la population, Or est à gauche, au Centre d’opérations civiles, au centre de convention Expo Tel Aviv, le 19 octobre 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

L’équipement militaire, qui était distribué directement aux soldats qui en avaient besoin, est désormais géré en collaboration avec le ministère de la Défense.

Changement d’orientation

Si la priorité était de sauver les familles du terrorisme dans le sud, l’accent est désormais mis sur les personnes endeuillées et sur les plus de 100 000 Israéliens qui ont été évacués et déplacés. (Un porte-parole de Tsahal a estimé ce nombre à un demi-million).

L’immense open space, avec des gens assis en groupes, devant des ordinateurs portables et des smartphones, à des tables ou dans des fauteuils, avait des airsde conférence sur la high-tech.

Tout du long se trouvaient de longues tables où des personnes traitaient les demandes de la population.

Le premier message du système (datant du samedi 7 octobre) est le suivant : « Famille bloquée dans le mamad [pièce sécurisée], des terroristes sont dans la maison », explique un jeune homme appelé Or.

« Aujourd’hui, les demandes sont plus concrètes. Je m’occupe actuellement d’une femme qui a été évacuée dans un hôtel de Tel Aviv et qui a besoin d’une aide psychologique. Nous avons les noms de psychologues (prêts à se porter volontaires) dans un groupe WhatsApp, que nous lui avons envoyé. »

Daniel Sweig, qui aide à organiser le transport de matériel civil par bus et par camion, au Centre d’opérations civiles, au centre de convention Expo Tel Aviv, le 19 octobre 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

Ailleurs dans le centre, les équipes de volontaires coordonnaient l’arrivée du matériel, l’associaient à ceux qui en avaient besoin et organisaient la logistique pour l’acheminer.

Daniel Sweig, qui travaille pour une start-up de Tel Aviv, est sorti de derrière une porte coulissante pour expliquer que presque toutes les compagnies de camions et de bus avaient proposé des véhicules pour transporter du matériel civil dans tout le pays et que des équipes de 18 personnes à la fois mettaient en place des solutions de transport en fonction des besoins. (L’utilisation de voitures privées était coordonnée dans une autre salle).

Des bénévoles aidant à trier et à emballer le matériel donné qui sera envoyé aux personnes évacuées dans tout le pays au Centre d’opérations civiles, au centre de convention Expo Tel Aviv, le 19 octobre 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

« Nous pouvons envoyer une machine à laver à des personnes qui ont perdu leur maison, ou 400 matelas à un endroit où séjournent des personnes évacuées, ou encore 5 000 portions de nourriture offertes par un restaurant de Tel Aviv », explique Sweig, qui ajoute : « Nous sommes des personnes qui n’ont pas encore été mobilisées [dans l’armée] mais qui préfèrent aider que rester chez soi. »

Yariv Wegrzyn, également originaire de Tel Aviv, était l’une des 15 personnes présentes dans une salle un peu plus loin, où l’accent était mis sur la collecte de fonds.

Yariv Wegrzyn, à droite, et Daffy Levy-Weiss au Centre d’opérations civiles, au centre de convention Expo Tel Aviv, le 19 octobre 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

Wegrzyn, qui dirige une organisation à but non lucratif qui utilise les sports nautiques comme outil éducatif et thérapeutique pour les populations ayant des besoins particuliers (son activité « secondaire » consiste à lever des fonds pour des entreprises en phase de démarrage), a expliqué qu’il s’était porté volontaire après avoir assisté à deux enterrements.

« Il n’y a pas de hiérarchie ici », a-t-il déclaré. « Beaucoup de gens viennent avec des capacités étonnantes. Les gens n’arrivent pas à comprendre comment 15 000 volontaires ont pu quitter leur maison pour prendre en main le pays. »

Dans un autre groupe, des volontaires passaient au crible et cataloguaient des messages et des fichiers de réseaux sociaux qui pouvaient être distribués à différents publics.

Deena Sokolov, originaire du Texas, catalogue des vidéo en anglais au Centre d’opérations civiles, au centre de convention Expo Tel Aviv, le 19 octobre 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

Jeudi, la bénévole Deena Sokolov, originaire du Texas et vivant actuellement à Even Yehuda, dans le centre d’Israël, passait son 50e anniversaire à organiser des documents en anglais.

Un peu plus loin se trouvait la tablette graphique, qui produit des documents tels que des panneaux directionnels, des autocollants et des brochures.

L’avocate Galia Scherf, dont le frère Ron a co-fondé l’association Frères d’armes (aujourd’hui rebaptisée Frères et sœurs pour Israël), travaillait avec une équipe chargée de distribuer des kits de shiva.

« Les personnes en deuil ont besoin de deux choses », explique-t-elle. « L’équipement pour une shiva à laquelle peuvent assister des centaines de personnes, et un soutien psychologique. »

Famille et amis assistant aux funérailles de cinq membres de la famille Kotz, Livnat et Aviv, et de leurs trois enfants Rotem, Yonatan et Yiftach, le 17 octobre 2023. (Crédit : Flash90)

« Parfois, les gens font shiva pour plus d’une personne », a-t-elle poursuivi. « Des familles entières ont été assassinées. »

Les bénévoles appellent les personnes endeuillées, envoient des personnes pour constituer un minyan si nécessaire (le quorum de dix hommes requis pour les prières) et les mettent en contact avec le Cercle des parents endeuillés, une organisation à but non lucratif.

Galia Scherf assise avec des bénévoles qui fournissent de l’équipement et un soutien émotionnel et psychologique aux personnes endeuillées, au Centre d’opérations civiles, au centre de convention Expo Tel Aviv, le 19 octobre 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

À l’extérieur, des demandeurs d’asile érythréens servaient de la nourriture pour tout le monde – 300 portions par jour – que les femmes de la communauté avaient préparée à la maison. Chaque jour, entre 150 et 170 de ces bénévoles viennent de différentes régions pour apporter leur aide ; jeudi, c’était au tour de ceux de Jérusalem.

Des demandeurs d’asile érythréens aidant à déplacer des cartons dans une vaste zone de tri souterraine au Centre d’opérations civiles, au centre de convention Expo Tel Aviv, le 19 octobre 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

Des dizaines d’hommes érythréens, vêtus de tee-shirts bleu clair signifiant leur opposition au régime érythréen, ont aidé à trier des cartons dans le parking souterrain.

Ce que les gens peuvent faire

Eyal Naveh, ancien combattant de la plus prestigieuse unité de Tsahal, Sayeret Matkal, et figure de proue des Frères d’armes, finissait de s’adresser à un groupe de représentants du gouvernement lorsque le Times of Israel lui a demandé ce que les gens pouvaient faire pour l’aider.

Eyal Naveh, une figure de proue des Frères d’armes au Centre d’opérations civiles, au centre de convention Expo Tel Aviv, le 19 octobre 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

« Venez faire du bénévolat, dit-il, et donnez du matériel pour les soldats – chaussettes, sous-vêtements, vêtements thermiques, chapeaux, tentes, kits de terrain pour faire du café, dons d’aliments secs, de produits d’hygiène tels que des déodorants… »

Les personnes à l’étranger peuvent envoyer ou donner de l’argent pour l’équipement.

« Et nous avons besoin de beaucoup de relations publiques. Les gens doivent comprendre que plus de 200 personnes ont été enlevées – des femmes, des enfants et des personnes âgées. Dans le Coran, il est interdit de prendre de tels otages. Parlez-en aux membres du Congrès, aux personnes que vous connaissez, aux médias – faites tout ce que vous pouvez pour que cette question reste à l’ordre du jour. »

Par la suite, un peuple moins polarisé ?

Le centre s’est transformé en une sorte de hotspot VIP. Jeudi, les visiteurs les plus en vue allaient du chef de l’opposition Yaïr Lapid à l’ancien Premier ministre Naftali Bennett, en passant par la femme d’affaires israélo-américaine et philanthrope Shari Arison. Le président de l’Agence juive, Doron Almog, dont deux membres de la famille ont été assassinés à Kfar Azza et dont quatre sont retenus en otage par le Hamas, était également présent (lien en hébreu).

Parmi les visiteurs précédents figuraient le chancelier allemand Olaf Scholz, le secrétaire d’État américain Anthony Blinken, le chef du parti Kakhol Lavan, Benny Gantz, ministre du gouvernement d’urgence national, et l’ancien chef d’état-major et ministre de la Défense, Moshe « Bougie » Yaalon.

Les activités du Centre des opérations civiles ont également conduit à un dialogue auparavant impensable avec certains de ceux qui s’opposaient fermement à des organisations telles que Frères d’armes avant que la guerre n’éclate.

Israël Cohen, un journaliste ultra-orthodoxe, a visité le centre et a écrit sur X : « Wow ! Ce groupe de patriotes pour Israël a mis en place une opération follement monstrueuse qui aide les blessés et les soldats, retrouve les disparus et aide les familles du sud. Et tout cela est entièrement bénévole. Bravo ! »

Le correspondant politique de la Douzième chaîne, Amit Segal, a également écrit sur X. Il a déclaré qu’il avait quitté le centre en pensant : « Quelle force cette nation a, quel courage. »

Yishaï Cohen, journaliste ultra-orthodoxe du site d’information haredi Kikar Shabbat, qui a refusé pendant six mois de parler aux membres des Frères d’armes, a interviewé cette semaine Noam Lanir, entrepreneur technologique et co-fondateur des Frères d’armes. « Si vous m’aviez dit il y a deux semaines que je m’assiérais avec vous pour discuter, je vous aurais dit : ‘Réveillez-vous de ce rêve, et vite' », a-t-il reconnu en introduction.

La semaine dernière, il s’est rendu dans la salle de crise de Beit Kama, où il a vu des militants du groupe Frères d’armes et des Israéliens orthodoxes travailler ensemble pour distribuer des colis aux personnes dans le besoin. « Après neuf mois de haine, nous avons compris que nous sommes frères », a-t-il souligné.

Aucune des personnalités présentes au centre de convention Expo Tel Aviv n’a voulu parler des échecs du gouvernement en ce moment. Le Premier ministre et la plupart des ministres sont restés à l’écart d’Expo Tel Aviv.

Gigi Levy-Weiss, à gauche, s’entretenant avec des visiteurs, dont Shari Arison, à la chemise colorée, au Centre d’opérations civiles, au centre de convention Expo Tel Aviv, le 19 octobre 2023. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

Gigi Levy-Weiss, ancien pilote de l’armée de l’air, l’un des principaux investisseurs technologiques du pays et l’une des figures de proue du mouvement High Tech Protest contre la refonte, a déclaré au Times of Israel : « Nous avons un peuple incroyable – ici, vous pouvez voir le cœur de l’esprit israélien. Il n’y a pas une seule personne à qui nous nous sommes adressés qui ne se soit pas portée volontaire pour nous aider, qui n’ait pas entendu ce que nous faisons et qui n’ait pas demandé à être impliquée. Les gens ouvrent leur cœur, leur maison et leur poche. »

« L’une des pires choses qui soient arrivées au peuple juif, et certainement à Israël, est l’occasion de tout remettre à zéro. Au-delà de la victoire sur nos ennemis et de l’assurance qu’une telle chose ne se reproduira plus jamais – et il ne fait aucun doute que nous gagnerons – j’espère que nous en sortirons en tant que peuple différent, moins polarisé, plus compréhensif de notre destin commun ici. »

« C’est le moment pour tous ceux qui veulent faire partie d’un Israël constructif, créatif, volontaire, bienveillant et coopératif. J’espère que les extrémistes seront isolés et que le reste d’entre nous s’unira. »

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