Israël en guerre - Jour 144

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Lilaq Logan, une commandante de Tsahal d'origine juive et israélite hébraïque, a publié des vidéos sur la guerre sur Instagram, où elle compte plus de 25 000 followers. (Crédit : JTA)
Lilaq Logan, une commandante de Tsahal d'origine juive et israélite hébraïque, a publié des vidéos sur la guerre sur Instagram, où elle compte plus de 25 000 followers. (Crédit : JTA)

Des Israéliens noirs contestent les accusations anti-Israël de racisme colonial

Avec des origines aussi variées que leurs personnalités en ligne, un nombre croissant d’influenceurs œuvrent à dissiper les mensonges des pro-Palestiniens depuis le 7 octobre

JTA – Dans une de ses dernières vidéo TikTok, Kalkidan Tegin a voulu faire une mise au point.

« Oui, il y a des Noirs qui soutiennent Israël », affirme avec emphase cette Israélienne éthiopienne de 20 ans devant la caméra ; « oui, il y a des Juifs noirs comme elle ». Non, elle n’est ni convertie ni adoptée.

Elle répond ensuite aux critiques selon lesquelles Israël maltraite ses citoyens noirs.

« En Éthiopie, mes grands-parents étaient détestés et ils ont littéralement été harcelés et chassés, simplement parce qu’ils étaient juifs, simplement pour leur religion », dit-elle. « J’ai vécu toute ma vie ici, en Israël, et je ne me suis jamais sentie haïe. Je ne me suis jamais sentie harcelée parce que j’étais noire ».

Avec un faux accent américain, elle ajoute : « C’est fou, non ? ».

Tegin, qui compte plus de 25 000 followers sur TikTok, fait partie d’un groupe d’Israéliens noirs âgés de 20 à 30 ans qui défendent vigoureusement Israël en ligne – et en anglais – depuis que les atrocités commises par le Hamas le 7 octobre ont déclenché la guerre en cours à Gaza.

Ils sont une composante informelle mais de plus en plus visible de la diplomatie publique israélienne, connue sous le nom de hasbara, qui cherche à défendre Israël contre les critiques et à redorer l’image du pays à l’étranger, et qui passe à la vitesse supérieure en temps de guerre. (TikTok, en particulier, est devenu un important champ de bataille en ligne. Selon une analyse récente, les hashtags pro-palestiniens surpassent largement les hashtags pro-israéliens sur la plateforme).

Dans des publications sur les réseaux sociaux et lors d’apparitions à la télévision, ils ont partagé des histoires sur la façon dont eux et d’autres Israéliens noirs ont été affectés par la guerre. Ils ont interpellé les Afro-Américains qui critiquent Israël, notamment ceux qui se rallient au mouvement Black Lives Matter (BLM). Ils se sont également opposés aux discours anti-Israël qui reposent sur la race et qui sont répandus par les militants pro-palestiniens, comme celui qui désigne les Israéliens comme des colonisateurs blancs et européens sur des terres qui appartiennent aux Palestiniens indigènes.

Outre Tegin, les créateurs de contenu noirs les plus en vue sont Titi Aynaw, mannequin israélien d’origine éthiopienne et ancienne Miss Israël ; Noah Shufutinsky, mieux connu sous son pseudonyme de rappeur Westside Gravy, un juif afro-américain qui a immigré en Israël l’année dernière ; Ashriel Moore, ancien participant à la version israélienne de l’émission de téléréalité « The Amazing Race » et militant de la communauté des Hébreux noirs ; Yirmiyahu Danzig, éducateur israélien d’origine caribéenne ; et Lilaq Logan, commandante de Tsahal d’origine à la fois juive et membre elle aussi de la communauté des Hébreux noirs.

Lilaq Logan, une commandante de Tsahal d’origine juive et israélite hébraïque, a publié des vidéos sur la guerre sur Instagram, où elle compte plus de 25 000 followers. (Crédit : JTA)

Bien qu’ils aient chacun leur propre politique et leur propre style de communication, ces créateurs ont déclaré dans des interviews qu’ils étaient motivés par le désir de sensibiliser le public à la diversité de la population israélienne. Tous, à l’exception d’Aynaw, qui n’a pas répondu aux demandes de commentaires, ont déclaré qu’ils créaient des contenus liés à Israël de leur propre initiative et que le gouvernement ne les payait pas pour faire de la hasbara en son nom (Tegin et Logan, comme tous les soldats en service actif, reçoivent un salaire de Tsahal pour l’accomplissement de leurs tâches militaires régulières).

« Je voulais ainsi montrer au monde que, aussi étrange que cela puisse paraître, il y a aussi pas mal de Noirs en Israël, et nous vivons bien, donc il n’y a pas besoin d’utiliser ma couleur de peau comme excuse pour critiquer le pays », a déclaré Tegin, qui vit à Haïfa, à la Jewish Telegraphic Agency.

Plus de 200 000 personnes d’origine africaine vivent en Israël, dont environ 170 000 Juifs éthiopiens, 30 000 demandeurs d’asile (principalement originaires d’Érythrée et du Soudan), 3 000 Hébreux noirs (des Noirs qui s’identifient comme étant les descendants des anciens hébreux mais qui ne sont pas reconnus comme Juifs selon la loi juive), et un nombre inconnu d’immigrants juifs noirs originaires des États-Unis et de pays africains. Il y a également des personnes qui s’identifient comme afro-palestiniennes et qui vivent à l’intérieur des frontières d’Israël.

Outre les demandeurs d’asile, toutes ces personnes ont des racines généalogiques ou spirituelles en Terre sainte. « La plupart d’entre nous considèrent notre retour sur la terre d’Israël comme prophétique », a déclaré lors d’une interview Moore, qui a été élevée dans la communauté des Hébreux noirs de Dimona. (Cette communauté, qui considère qu’Israël est situé dans le nord-est de l’Afrique, n’est pas liée aux groupes radicaux « Black Hebrew Israelite » aux États-Unis, dont les membres dénigrent les Juifs et Israël).

Ben Ammi Ben Israël célébrant la Pessah du nouveau monde avec ses adeptes à Dimona, en Israël, en mai 2013. (Crédit : Andrew Esensten/JTA)

« La plupart des gens considèrent Israël comme un État européen blanc, mais ils ne réalisent pas que nous sommes ici aussi, que nous sommes aussi concernés », a déclaré Moore, 32 ans. « Les roquettes ne font pas de discrimination entre les gens, et ceux qui cherchent à blesser les civils ne font pas non plus de discrimination entre nous. »

Parmi les 1 200 personnes – pour la plupart des civils – massacrées en Israël par les terroristes du Hamas le 7 octobre, on compte plusieurs Israéliens éthiopiens, dont Israël Chana, un garde de sécurité qui a été tué en défendant la ville d’Ofakim, dans le sud du pays. Des soldats et des réservistes des communautés juive et hébreue noires servent actuellement dans l’armée israélienne, et certains ont été déployés dans la bande de Gaza. Deux soldats éthiopiens, Aschalwu Sama et le parachutiste Yehonatan Yitzhak Semo, sont morts après avoir été blessés au combat.

La guerre a eu d’autres répercussions sur les communautés noires. Des dizaines de juifs afro-américains vivant ensemble dans la ville d’Ashkelon, dans le sud du pays, ont été contraints d’évacuer les lieux en raison des tirs de roquettes incessants en provenance de Gaza.

« Nous sommes venus d’Amérique dans le but d’exprimer pleinement notre judaïsme », a expliqué Monica Terry, qui a immigré de Kansas City en 2011 et travaille comme pharmacienne, dans une vidéo diffusée par Moore le 17 octobre sur Instagram, où il cumule plus de 80 000 followers. « Nous vivons à Ashkelon, juste à côté de Gaza, donc nous sommes habitués aux missiles et aux tirs occasionnels. Mais cette fois-ci, c’était différent. »

@iamkalkidan

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Moore explique que les membres de la communauté de Terry ont été temporairement hébergés dans une école à Herzliya, avant d’être accueillis par des familles israéliennes. Terry n’a jamais envisagé de retourner aux États-Unis. « C’est ici chez moi », dit-elle dans une autre vidéo. « Je compte bien rester ici, quoi qu’il arrive, quelle que soit la distance qui me sépare du front. »

L’attaque du Hamas a provoqué une onde de choc dans l’ensemble de la population israélienne. Pour les Israéliens noirs, la douleur psychologique a été aggravée par la prise de conscience que le soutien des Afro-Américains aux Palestiniens s’était renforcé, y compris celui de certains partisans du mouvement « Black Lives Matter » (BLM), par le biais de témoignages en ligne en faveur du Hamas.

Quelques jours après l’assaut du 7 octobre, une section indépendante de BLM à Chicago a publié un mème sur X (anciennement Twitter) avec l’image d’un individu en parachute et les mots « I Stand with Palestine« . Ce mème a été largement perçu comme une glorification des terroristes qui se sont infiltrés en Israël en deltaplane. D’autres comptes de réseaux sociaux affiliés à BLM ont publié des messages présentant l’assaut du Hamas comme « un acte de résistance » justifiable.

En réponse à la publication de BLM Chicago, que le groupe a supprimée, Aynaw, la première Miss Israël noire, a partagé une réponse émotionnelle sur Instagram, où elle a 113 000 followers. « Je me souviens de toi criant dans les rues, ‘Je ne peux pas respirer' », dit-elle dans la vidéo, rappelant le slogan scandé lors des manifestations pour la justice raciale de l’été 2020, suite au meurtre de George Floyd, un homme noir, par un policier blanc de Minneapolis. Elle conclut en disant : « Priez pour Israël, parce qu’aujourd’hui, nous ne pouvons pas respirer ».

Des manifestants israéliens comparent la violence policière contre les Afro-Américains au meurtre de Juifs éthiopiens, le 2 juin 2020. (Crédit : Sam Sokol)

Suite à cette vidéo, Aynaw, 31 ans, a été invitée sur Fox News, où elle a taxé les partisans de BLM qui refusaient de condamner le Hamas « d’hypocrites ». « Ils disent se soucier des Noirs, ils disent se soucier des droits de l’homme », a-t-elle souligné. « Qu’en est-il de mes droits en tant que femme noire en Israël ? »

Depuis au moins 2016, de nombreux Israéliens sont sceptiques à l’égard du mouvement décentralisé BLM, suite à la publication par le Movement for Black Lives, une coalition de 60 organisations dirigées par des Noirs, d’une plateforme accusant Israël de commettre un génocide à l’encontre des Palestiniens et d’être un État d’apartheid. Israël était le seul pays mentionné dans la section de la plate-forme consacrée à la politique étrangère, et les groupes juifs de tout l’échiquier politique l’ont condamnée.

Shufuntinsky, un rappeur qui a grandi à San Diego et qui vit maintenant dans la ville de Hadera, dans le centre du pays, a déclaré qu’il soutenait les principes qui sous-tendent BLM, mais pas une organisation en particulier. Depuis le 7 octobre, il est irrité par la « fausse équivalence » que certains militants établissent entre le mouvement pour la justice raciale aux États-Unis et la lutte nationale palestinienne.

« On ne peut pas dire ‘Black Lives Matter‘ [les vies noires comptent], puis regarder les deux côtés de ce conflit et soutenir ceux qui tuent les Noirs », a-t-il déclaré dans un message WhatsApp.

Shufuntinsky, 24 ans, dénonce dans une nouvelle chanson, sortie le 7 décembre soit deux mois après l’attaque meurtrière, les partisans de BLM qui sont « censés être mes alliés » mais qui ignorent le sort d’Israéliens comme lui. « Les vies noires comptent parfois, c’est ce que vous me dites », rappe-t-il. « Ma vie de Noir aurait pu se terminer et vous n’auriez jamais parlé de moi / Pourquoi ? Parce que je ne suis pas le bon type de Noir / Ça n’a rien à voir avec les Républicains et les Démocrates ».

Au lieu de cela, il rappe que cela a à voir avec la perception que « les juifs sont blancs ».

Le deuxième couplet renverse le récit de la colonisation juive d’Israël en renvoyant à la conquête musulmane du Levant au septième siècle. La chanson, a-t-il expliqué à la JTA, a pour but de « dénoncer le mythe du colonialisme » et de « jeter la lumière sur la communauté juive noire », qu’il a qualifiée de résiliente et de « très majoritairement sioniste ». (Shufutinsky travaille comme responsable de l’éducation et de la sensibilisation au sein du groupe pro-israélien StandWithUs, mais il enregistre et sort des albums de musique de manière indépendante).

Danzig, un autre Israélien noir élevé aux États-Unis, est un créateur de contenu multilingue qui compte plus de 46 000 followers sur Instagram. Il y parle de l’histoire juive et du sionisme en anglais et en arabe, et il a interpellé des célébrités américaines, dont le rappeur Kid Cudi, pour avoir qualifié de « génocide » le bombardement de Gaza par Israël dans une publication Instagram.

« Kid Cudi ne se soucie pas de la justice », explique-t-il dans une vidéo publiée le 6 novembre. « Il n’est qu’un pion dans la tentative explicite du Hamas de perpétrer un véritable génocide [des Juifs] entre le fleuve et la mer. »

Danzig, 28 ans, publie également des interviews de Palestiniens dans la rue, qu’il appelle ses cousins. Lors d’un de ces échanges, un Palestinien le traite « d’occupant » en arabe. Ce à quoi il répond : « Mon arrière-grand-père est né dans la Vieille Ville [de Jérusalem]. Je suis ici depuis toujours ! »

Fils d’un père israélien et d’une mère guyanaise, Danzig a fait son alyah en 2014 et a fondé l’année dernière une organisation pour les Israéliens des Caraïbes, d’Afrique de l’Ouest et afro-américains appelée Shachar (« Aurore »). L’un des objectifs de l’organisation est de faire connaître les membres de ces groupes dans les médias.

« Lorsque les gens parlent des Israéliens, de nos triomphes et de nos tragédies, ils parlent des Israéliens de couleur, même s’ils ne le réalisent pas », a-t-il confié à la JTA.

Yirmiyahu Danzig, devant à droite, avec des membres de Shachar, un groupe qu’il a fondé l’année dernière pour les Israéliens des Caraïbes, de l’Afrique de l’Ouest et de l’Amérique africaine. (Crédit : JTA)

Les critiques d’Israël ont laissé des commentaires sur les dernières vidéos de Danzig et d’autres créateurs noirs, demandant pourquoi ils défendraient un pays « raciste ». Cette question est délicate pour ces créateurs, qui appartiennent à des communautés qui, pour des raisons différentes, ont été victimes de discrimination et ont dû se battre pour être pleinement acceptées.

Dans un contraste poignant, Sama, l’un des soldats tués à Gaza, avait déjà été le sujet d’un article dans un journal israélien en 2009, lorsque les écoles israéliennes avaient refusé d’admettre ce jeune immigrant éthiopien en première année d’école primaire.

Ces dernières années, plusieurs manifestations d’Israéliens d’origine éthiopienne ont eu lieu pour protester contre le racisme et les brutalités policières. En juillet 2019, des dizaines de milliers d’Israéliens d’origine éthiopienne ont manifesté pendant plusieurs jours après la mort de Solomon Tekah, 18 ans, qui avait été abattu par un policier qui n’était pas en service à Haïfa. Certains ont brandi des pancartes « Je ne peux pas respirer » pendant les manifestations. En août dernier, des Israéliens d’origine éthiopienne ont bloqué une autoroute à Tel Aviv pour réclamer justice après la mort de Rafael Adana, un garçon israélien d’origine éthiopienne âgé de 4 ans, renversé et tué par une conductrice âgée à Netanya. Les disparités économiques entre Israéliens éthiopiens et non éthiopiens se maintiennent, les ménages éthiopiens gagnant moins que la moyenne des ménages.

Par ailleurs, les Hébreux noirs se battent depuis plus de deux ans avec le gouvernement israélien pour empêcher l’expulsion de dizaines de membres de la communauté qui n’ont pas de statut légal dans le pays. N’étant pas reconnus comme juifs, les Hébreux noirs ne peuvent prétendre à la citoyenneté en vertu de la loi du retour. En 2021, le gouvernement avait menacé d’expulser ceux qui étaient entrés dans le pays en tant que touristes et y étaient restés illégalement. Certains ont obtenu un permis de séjour temporaire l’été dernier, tandis que d’autres sont toujours dans l’incertitude. (La plupart des membres de la communauté ont une résidence permanente, et les jeunes sont tenus de s’enrôler dans Tsahal ; le gouvernement a étendu la citoyenneté aux soldats et à leurs proches).

Quant aux demandeurs d’asile africains, le gouvernement a placé des milliers d’entre eux dans des centres de détention et a cherché à les expulser en masse. Considérés par Israël comme des migrants économiques, très peu d’entre eux ont obtenu le statut de réfugié et les droits qui l’accompagnent. Le mois dernier, le ministre de l’Intérieur israélien a récompensé Molugata Tsagai, originaire d’Érythrée, en lui accordant le statut de résident pour avoir aidé à sauver la vie d’un officier de Tsahal qui avait été blessé par balle à Sderot lors de l’assaut du Hamas.

Avant le 7 octobre, de nombreux créateurs israéliens noirs publiaient des vidéos sur leurs griefs. Aujourd’hui, leur discours est différent.

« Nous reconnaissons les défauts de la société israélienne et nous en parlons ouvertement », a expliqué Danzig. « Rien de tout cela ne justifie l’appel génocidaire et raciste à la destruction d’Israël. Nous défendrons notre maison, parce que c’est la seule maison du peuple juif. »

Hors ligne, les communautés noires d’Israël se sont mobilisées pour soutenir les opérations humanitaires dans tout le pays. Des demandeurs d’asile se sont portés volontaires pour collecter de la nourriture et trier les dons destinés aux personnes déplacées par la guerre.

Yair Israel, qui dirige une entreprise de fabrication d’aliments végétaliens, a livré des repas gratuits aux soldats végétaliens et végétariens de Tsahal. (Crédit : JTA)

Les Hébreux noirs, réputés pour leur mode de vie sain, ont organisé des séances de guérison par le son à Dimona pour les Israéliens qui ont fui leurs maisons près de Gaza. Yair Israel, un membre de la communauté qui dirige une entreprise de fabrication d’aliments végétaliens, Otentivee, a livré des repas gratuits aux bases de Tsahal pour les soldats végétaliens et végétariens.

« Si vous voulez qu’un bon soldat se batte pour vous, il faut le nourrir correctement », a affirmé Israel. « J’ai parcouru tout le pays pour apporter de la nourriture aux gens. » Il estime avoir livré plus de 2 000 repas et collecté des fonds pour poursuivre le programme.

Logan, la commandante de Tsahal née d’un père juif et d’une mère Hébreu noire, dit avoir ressenti un fort sentiment d’unité en Israël depuis le 7 octobre. Sur Instagram, par contre, où elle compte plus de 27 000 abonnés, c’est une autre histoire. La jeune femme de 24 ans a expliqué que répondre à certains des commentaires pro-Palestiniens, revenait « à se disputer avec un mur ».

Elle n’en continue pas moins à publier régulièrement ses réflexions sur la guerre, vêtue de son uniforme de Tsahal et de ses tresses rouges. Le 18 décembre, elle a dénoncé Shaun King, un activiste de BLM, qui accuse Israël de génocide et dit avoir contribué à la libération de deux Américaines retenues en otage par le Hamas. (La famille des otages conteste la version qu’il a donnée de son implication.) « Êtes-vous vraiment pour Black Lives Matter ? Êtes-vous vraiment pour les droits de l’homme ? Ou êtes-vous à la recherche de la prochaine tendance ? » demande Logan dans une vidéo.

Dans l’une de ses vidéos les plus vues, elle raconte avoir été critiquée par les utilisateurs des réseaux sociaux à cause de son identité. Je ne voulais pas vraiment entrer dans le vif du sujet, mais j’ai reçu beaucoup de commentaires qui disaient : ‘Tu es noire, sœurette, tu n’as rien à faire [en Israël], laisse tomber' », dit-elle.

Elle a expliqué à la JTA qu’elle refusait de se taire. « Les gens laissent des commentaires sans avoir la moindre idée de ce que l’on ressent lorsqu’on est attaqué dans sa propre maison », a-t-elle déclaré. « La cause pour laquelle je me bats est plus importante. »

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