Mamdani reçoit l’activiste anti-Israël Mahmoud Khalil
Le maire de New York salue le leader des actions anti-Israël à l'université Columbia pour ce qu'il appelle son 'profond courage' et pour avoir 'protesté contre le génocide en cours en Palestine'
Lundi, le maire de New York, Zohran Mamdani, a reçu Mahmoud Khalil, figure de proue des manifestations anti-israéliennes à l’université Columbia, à l’occasion du ramadan, dans la résidence officielle du maire.
Arrêté par les autorités fédérales de l’immigration il y a un an, Khalil est accusé par l’administration Trump de représenter une menace pour les intérêts américains et d’avoir commis une fraude lors de sa demande de carte verte. Il a été détenu pendant plusieurs mois, jusqu’à ce qu’un tribunal ordonne sa libération, et il se bat depuis lors contre son expulsion devant les tribunaux.
Malgré ses propos radicaux, notamment ses appels à démanteler l’État juif, Khalil est devenu une cause célèbre parmi de nombreux démocrates. La répression des manifestants par l’administration Trump a également suscité l’inquiétude de nombreux Juifs traditionnels.
Le maire a déclaré dans un communiqué que son épouse, Rama Duwaji, et lui-même avaient accueilli Khalil et sa famille pour rompre le jeûne du ramadan et marquer le premier anniversaire de l’arrestation de l’activiste anti-Israël.
Mamdani a salué le « courage profond » de Khalil, affirmant qu’il avait été détenu « pour avoir exercé ses droits garantis par le premier amendement en protestant contre le génocide en cours en Palestine ».
Le maire accuse souvent Israël de « génocide », une accusation que l’État hébreu rejette fermement.
Si Mamdani affirme son attachement au droit international, aucun tribunal international n’a jamais reconnu Israël coupable de « génocide ».
« Mahmoud est New-Yorkais, et sa place est à New York », a déclaré Mamdani dans son message, accompagnant celui-ci d’une photo sur laquelle on voit Duwaji sourire à Khalil.
Le maire soutient Khalil depuis longtemps, qualifiant son arrestation d’atteinte à la liberté d’expression.
Khalil était l’un des organisateurs du Columbia University Apartheid Divest (CUAD), une alliance de groupes universitaires qui a mené les manifestations perturbatrices sur le campus de l’Ivy League après le début de la guerre à Gaza déclenchée par le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023.
Le CUAD, qui n’est plus reconnu par l’université Columbia, a loué la « résistance » violente des Palestiniens, notamment et explicitement, le 7-Octobre, au cours duquel quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël le 7 octobre 2023, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.
Le groupe a accueilli des personnalités pro-Hamas sur le campus, appelé à « l’éradication totale de la civilisation occidentale » et distribué de la propagande du groupe terroriste palestinien dans une bibliothèque du campus.
Khalil a servi de porte-parole du CUAD lors de ses négociations avec l’administration de Columbia.
Depuis sa libération, Khalil a justifié l’assaut barbare et sanglant du Hamas contre Israël et a rejeté les préoccupations concernant l’antisémitisme à Columbia.
En septembre, il a appelé à « l’effondrement » du « projet génocidaire sioniste et de l’idéologie de suprématie sur laquelle il repose ».
Malgré leurs opinions divergentes sur la plupart des questions, Mamdani entretient de bonnes relations avec le président américain Donald Trump, et lui a demandé de faire preuve de clémence envers Khalil.
Me Ramzi Kassem, le conseiller principal de Mamdani, est l’un des avocats de Khalil dans son procès contre l’administration Trump.
Cette visite survient après qu’il a été rapporté que Duwaji avait liké des messages sur les réseaux sociaux célébrant le 7-Octobre et qualifiant les viols d’Israéliens perpétrés par le Hamas de canular.
Les activités incendiaires sur les réseaux sociaux des membres de l’entourage de Mamdani, dont la plupart visent Israël, ont suscité de nombreuses controverses depuis le lancement de sa campagne pour la mairie.
Ce week-end, deux islamistes inspirés par le groupe terroriste sunnite État islamique (EI) ont lancé des bombes artisanales lors d’une manifestation anti-musulmans devant la résidence de Mamdani.
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