L’exposition d’objets ayant appartenu aux victimes du 7-Octobre bouleverse les visiteurs

« The Space That Remains », au Centre Peres, présente notamment la draisienne d’Ariel Bibas et le transat de son petit frère, Kfir

Photo prise lors de l'inauguration, le 3 octobre 2026, de l'exposition « The Space That Remains », qui se tiendra au Centre Peres du 7 au 15 octobre 2026. (Autorisation)

C’est une collection très émouvante d’objets personnels ayant appartenu aux victimes de l’attaque qui a été menée par le Hamas le 7 octobre 2023 que présente la nouvelle exposition « The Space That Remains », inaugurée à l’occasion du troisième anniversaire du pogrom perpétré par le groupe terroriste au Centre Peres pour la Paix et l’Innovation.

La collection comprend la draisienne qui appartenait à Ariel Bibas, ce petit garçon roux et âgé de 4 ans qui avait été capturé par le Hamas avant d’être assassiné, ainsi que le transat utilisé par son petit frère, Kfir, lui aussi tué pendant sa captivité.

Parmi les autres objets exposés figurent le fauteuil inclinable dans lequel s’installait chaque jour Itzik Elgarat, le voisin immédiat des Bibas au kibboutz Nir Oz, ainsi que la barre d’haltères qui appartenait à Ohad Yahalomi, déchiquetée par une grenade qui avait été lancée ce jour-là dans sa maison de Nir Oz.

L’exposition a été créée à l’initiative d’Ofri Bibas, sœur de l’ancien otage Yarden Bibas, dont la famille pleure encore la terrible perte de la femme et des enfants de son frère.

« C’est une exposition extrêmement personnelle, qui touche au plus profond de l’âme », a déclaré Efrat Duvdevani, PDG du Centre Peres.

L’exposition a ouvert ses portes le 3 octobre et sera accessible jusqu’au 15 octobre. Elle est le fruit d’une collaboration entre le Centre Peres et le Conseil d’octobre, un groupe composé de survivants de l’attaque et de familles endeuillées.

Ofri Bibas, tante en deuil, à l’exposition « The Space That Remains », qui se tient au Centre Peres du 7 octobre au 15 octobre 2026. (Autorisation)

Plusieurs personnalités de l’opposition politique, notamment l’ancien Premier ministre Yair Lapid, l’ancien chef d’état-major de l’armée israélienne Gadi Eisenkot et l’ancien Premier ministre Naftali Bennett, ont assisté à la soirée d’inauguration.

Deux jours plus tard, le président du parti HaDemocratim, Yair Golan, et Chili Tropper, membre du parti Yashar de Gadi Eisenkot, ont visité l’exposition.

L’exposition, qui se tient dans les galeries principales du centre, plonge les visiteurs dans la vie de ceux qui ont été assassinés.

Dans le hall d’entrée, un écran diffuse en boucle des films amateurs, des enregistrements et des vidéos des victimes datant des jours, des semaines et des mois précédant le 7 octobre 2023.

On retrouve Shlomi et Deborah (Shachar) Matias en train de jouer de la guitare et de chanter dans une soucca, avant de trouver la mort en protégeant leur fils de 16 ans dans leur abri de Holit.

Dans une autre vidéo, des membres de la famille Bira jouent avec leur chien et enregistrent des vidéos TikTok. Cinq membres de la famille Bira ont été tués le lendemain.

L’exposition est organisée autour de différents espaces présentant les effets personnels des soldats tombés au combat, ainsi que des objets ayant appartenu aux membres assassinés des kibboutzim. Elle se poursuit avec un espace consacré au massacre survenu lors du festival de musique électronique Nova, puis se termine avec une dernière section dédiée aux enfants et aux jeunes qui ont perdu la vie.

La benne jaune dans laquelle les participants à la rave Nova se sont réfugiés pendant des heures lors de l’attaque terroriste du Hamas du 7 octobre 2023, actuellement exposée dans le cadre de l’exposition « The Space That Remains », consacrée au 7-Octobre, au Centre Peres, jusqu’au 15 octobre 2026 (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)

Le béret de Roni Eshel, tatzpitanit tuée à la base militaire de Nahal Oz, est exposé près du stéthoscope et de l’uniforme de l’ambulancier Amit Mann, assassiné à l’infirmerie du kibboutz Beeri.

La section consacrée à Nova plonge les visiteurs dans les heures qui ont précédé l’attaque grâce à des vidéos de la rave, avec la musique et la piste de danse. Des étagères présentent les effets personnels des festivaliers : le skateboard de l’un, et l’exemplaire de Hersh Goldberg-Polin du livre de Viktor Frankl « Man’s Search for Meaning », ouvrage auquel il a fait référence avant d’être tué en captivité.

Un autre espace présente une reconstitution de Gan Tut, le jardin d’enfants du kibboutz Nir Oz, en hommage aux 44 enfants et adolescents tués le 7-Octobre.

À l’étage, l’auditorium du Centre Peres diffuse « Edut 7.10 » (Témoignage), une série de vidéos présentant des survivants du pogrom perpétré par le Hamas, qui décrivent ce qu’ils ont vécu et à quoi ressemble leur vie aujourd’hui.

L’exposition est ouverte jusqu’au 15 octobre. Les billets sont en vente sur le site Internet du Centre Peres.

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