Netanyahu promet la chute du régime iranien et minimise les violences en Cisjordanie

Lors du 1er briefing sur la sécurité de ce type depuis le 7-Octobre, le Premier ministre met en garde contre les enjeux existentiels du scrutin de la semaine prochaine, s'engage à atteindre les objectifs de guerre et présente une nouvelle doctrine offensive, jugée “creuse” par l’opposition

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu tenant une réunion d'information sur la sécurité à l'intention des journalistes israéliens, le 18 octobre 2026. (Crédit : Mayaan Toaf/Bureau de la presse gouvernementale)

À quelques jours d’une élection qu’il a qualifiée à plusieurs reprises « d’existentielle », le Premier ministre Benjamin Netanyahu a convoqué des journalistes dans son bureau de Jérusalem dimanche pour sa première conférence de presse en présentiel sur les questions de sécurité depuis le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023.

Alors que les Israéliens se rendront aux urnes le 27 octobre, Netanyahu s’est engagé à renverser le régime iranien, a minimisé l’ampleur des violences commises par les résidents d’implantation en Cisjordanie malgré une levée de boucliers internationale croissante, et a averti que ces élections pourraient déterminer si Israël atteindra ses objectifs militaires ou s’il reviendra à ce qu’il a qualifié de politiques de sécurité ratées du passé.

Cette rare conférence de presse, qui a duré environ deux heures, a été boycottée par plusieurs médias de premier plan, dans un contexte de critiques de longue date concernant le manque d’ouverture de Netanyahu envers la presse israélienne.

Au cours de la présentation par Netanyahu de sa doctrine de sécurité nationale actualisée, ainsi que de la séance de questions-réponses qui a suivi, le Premier ministre a également abordé les efforts visant à désarmer le Hamas à Gaza et le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, l’isolement croissant d’Israël sur la scène internationale, ainsi que ses projets pour une nouvelle coalition de droite – en présentant à plusieurs reprises ses adversaires politiques comme inaptes à relever les défis susmentionnés.

Le chef du Conseil de sécurité nationale (NSC), Shmuel Ben Ezra, le secrétaire militaire de Netanyahu, Guy Markizeno, ainsi que plusieurs hauts conseillers et porte-parole, étaient présents lors de cette réunion d’information.

Les chefs de file de l’opposition, Yaïr Lapid et Gadi Eisenkot, ont par la suite fustigé la nouvelle doctrine de sécurité nationale du Premier ministre, la qualifiant d’opération électoraliste. Ils ont également mis en avant ce qu’ils ont décrit comme des échecs dans la réalisation des objectifs clés en matière de sécurité, de préparation militaire, de conscription des ultra-orthodoxes, de diplomatie internationale, ainsi que les défaillances ayant conduit aux événements du 7-Octobre.

Illustration : Un bureau de vote à Safed, lors des élections à la Knesset, le 1ᵉʳ novembre 2022. (Crédit : David Cohen/Flash90)

« Je crains pour l’avenir de l’État », a déclaré Netanyahu aux journalistes, avertissant qu’une victoire de ses adversaires politiques pourrait constituer « une tragédie pour des générations ».

À propos de l’Iran : « Je le ferai tomber »

Le principe central de cette nouvelle doctrine de sécurité nationale consiste à privilégier l’action offensive préventive plutôt que l’endiguement des menaces, un changement que Netanyahu a qualifié de rendu nécessaire par l’assaut barbare et sadique du 7-Octobre.

« Nous avons changé le Moyen-Orient parce que nous nous sommes changés nous-mêmes », a déclaré Netanyahu, affirmant que les campagnes militaires menées par Israël contre l’Iran et ses proxys régionaux après le 7-Octobre avaient démontré l’efficacité de cette approche plus agressive.

Il a déclaré aux journalistes que les ambitions nucléaires du régime iranien constituaient la principale menace en suspens, insistant sur le fait que le renversement du régime restait l’objectif stratégique clé, même après l’échec des campagnes menées par Israël contre Téhéran en 2025 et 2026.

« Le régime doit tomber, et je le ferai tomber », a-t-il affirmé.

Interrogé par le Times of Israel sur ce qu’il comptait faire différemment lors de la prochaine confrontation avec l’Iran, étant donné que les opérations passées n’avaient pas permis d’éliminer militairement le régime ni de convaincre l’opinion publique iranienne de renverser le gouvernement, Netanyahu a fait valoir que c’était la répression violente de la dissidence par le régime qui avait empêché tout soulèvement.

« Les Iraniens ne descendent pas dans la rue parce qu’on les tue », a-t-il déclaré, tout en affirmant que la détérioration de la situation économique en Iran commençait à susciter une pression publique croissante qui pourrait entraîner une reprise des manifestations.

Des motos passant devant des missiles iraniens et des banderoles arborant les portraits du guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei (au centre), ainsi que des anciens commandants des forces armées et scientifiques nucléaires tués lors de frappes israéliennes et américaines, sur la place Baharestan, à Téhéran, le 28 septembre 2026. (Crédit : Vahid Salemi/AP)

« Notre plan est très complet et très déterminé. Il vise à provoquer la chute du régime. C’est mon plan. C’est la directive que j’ai donnée à tous les services de sécurité, et c’est ce qui va se passer », a-t-il ajouté.

Selon Netanyahu, 90 % du travail nécessaire pour vaincre les ennemis d’Israël a déjà été accompli, mais il a à plusieurs reprises lié l’achèvement de cette tâche à sa propre réélection.

« L’enjeu de ces élections, c’est de savoir qui mènera cette tâche à bien », a-t-il déclaré.

Interrogé sur la possibilité pour Israël de poursuivre ses objectifs contre Téhéran sans le soutien de Washington, Netanyahu a souligné que les impératifs de sécurité israéliens ne dépendaient pas de l’approbation américaine.

La photojournaliste américaine Heidi Levine, photographiée dans un hôpital de Ramallah, en Cisjordanie, après avoir été blessée lors d’une attaque perpétrée par des extrémistes juifs du mouvement pro-implantations pendant la récolte annuelle des olives dans le village d’Abu Falah, près de Ramallah, le 16 octobre 2026. (Crédit : Flash90)

« Et dans la mesure où cela s’avérera nécessaire, nous agirons également de manière indépendante. Nous l’avons déjà fait, et si nécessaire, nous le ferons à nouveau. »

Violences des résidents d’implantation et répercussions diplomatiques

Interrogé sur les violences commises par des résidents d’implantation extrémistes en Cisjordanie, après que des agressions contre une journaliste du Washington Post et des diplomates européens ont suscité l’indignation internationale ce week-end, Netanyahu a reconnu que les émeutiers juifs enfreignaient la loi et portaient préjudice à Israël. Il a réaffirmé avoir fait intervenir l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet pour régler ce problème, mais a qualifié d’exagérée l’ampleur de l’attention et de la condamnation internationales.

« À mon avis c’est une énorme exagération », a-t-il déclaré, affirmant qu’Israël était la cible d’une vaste campagne de propagande internationale sur cette question.

« Nous sommes en réalité confrontés à une vaste campagne de propagande autour de ces jeunes émeutiers, qui nous causent un préjudice considérable ».

« Je pense que le véritable danger réside dans le fait que nous sommes en réalité confrontés à une vaste campagne de propagande autour de ces jeunes émeutiers, qui nous causent un préjudice considérable », a-t-il affirmé, ajoutant : « C’est pourquoi j’ai fait appel au Shin Bet pour la première fois, et nous prendrons des mesures supplémentaires pour éradiquer complètement ce phénomène. »

« Mais je ne vous dis pas que la propagande contre nous va cesser », a-t-il ajouté.

Dans un contexte de pression diplomatique croissante liée à la recrudescence de la violence des résidents d’implantation et à l’expansion des implantations en Cisjordanie, qui est devenue une source majeure de tensions entre Israël et plusieurs de ses alliés, Netanyahu a rejeté les mesures punitives européennes, y compris les sanctions, concernant ces questions. Il a affirmé que les pays qui agissaient ainsi se montraient en même temps trop indulgents envers l’Autorité palestinienne (AP) au sujet de son programme d’aides sociales, désigné sous le nom de « Pay-to-Slay » (payer pour tuer), qui consiste à verser des allocations aux terroristes condamnés et à leurs familles.

L’AP a mis en place un nouveau système d’aide sociale fondé sur les besoins pour remplacer ces paiements controversés, mais des questions subsistent quant à savoir si l’ancien système a véritablement été démantelé.

Le ministre des Affaires étrangères, Ed Miliband, s’adressant à la Chambre des communes pour annoncer l’interdiction de toute relation commerciale avec les implantations de Cisjordanie, le 8 septembre 2026. (Crédit : Chambre des communes)

Plus généralement, Netanyahu a rejeté les avertissements selon lesquels la détérioration de la position internationale d’Israël constituait une grave menace stratégique. Il a affirmé que le pays était la cible d’une offensive de propagande soutenue, mais que sa puissance militaire et économique croissante finirait par améliorer sa position diplomatique.

Concernant Gaza et le Liban

Netanyahu a réaffirmé qu’Israël n’autoriserait pas la reconstruction de la bande de Gaza tant que le Hamas n’aurait pas été désarmé et que l’enclave n’aurait pas été démilitarisée, malgré les pressions de l’administration Trump pour faire avancer son plan en vingt points concernant Gaza.

Il a déclaré qu’Israël avait accepté une « bulle émiratie » limitée dans une partie de sa zone de sécurité et approuvé certains travaux d’infrastructure liés à celle-ci, tout en insistant sur le fait que si la communauté internationale ne parvenait pas à mettre en place une force capable de désarmer le Hamas, Israël mènerait cette mission lui-même.

Le président américain Donald Trump s’exprimant lors d’un meeting électoral au Curtis D. Menard Memorial Sports Center, à Wasilla, en Alaska, le 13 octobre 2026. (Crédit : Lindsey Wasson/AP)

En réponse à une autre question du Times of Israel, concernant le Liban, à la veille d’un nouveau cycle de pourparlers sur la sécurité prévu cette semaine, Netanyahu a déclaré qu’Israël avait permis à l’armée libanaise de démontrer sa capacité à éliminer les infrastructures du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah dans deux zones pilotes, mais qu’elle n’avait jusqu’à présent « pas fait preuve de capacités suffisantes ».

Netanyahu a insisté sur le fait que si l’armée libanaise ne parvenait pas à éliminer la menace posée par le Hezbollah, Israël devrait s’en charger lui-même, et a laissé entendre que le démantèlement de ce groupe terroriste, d’une manière ou d’une autre, ouvrirait la voie à un accord de paix avec Beyrouth.

Relations avec les États-Unis, alliances régionales

Netanyahu a averti qu’Israël disposait d’une marge de manœuvre limitée pour faire avancer ses objectifs dans le cadre des relations globalement cordiales qu’il entretient avec le président américain Donald Trump, avant l’arrivée au pouvoir d’une administration américaine potentiellement moins bienveillante.

« Dans deux ans, un président, homme ou femme, pourrait arriver au pouvoir à Washington et se montrer très hostile à Israël. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir au cours de ces deux prochaines années et nous employer à nouer de nombreuses alliances dans notre région et au-delà », a-t-il souligné.

Il a cité l’Inde et les pays d’Amérique latine, qui ont largement basculé à droite, comme partenaires potentiels, tout en affirmant que la puissance croissante d’Israël suscitait des avances de la part de gouvernements arabes et européens, malgré leurs critiques publiques.

« Les pays européens nous condamnent, puis viennent nous demander des missiles Arrow [de défense aérienne]… quel culot ! », a-t-il ajouté.

Interrogé sur l’aide israélienne qui aurait été apportée à l’Arabie saoudite contre le groupe terroriste chiite yéménite des Houthis, soutenu par la République islamique d’Iran, Netanyahu a refusé de donner des détails sur une quelconque coopération. Il a toutefois indiqué que de nombreux pays de la région approchaient discrètement Israël et a ajouté que « le Premier ministre d’Israël doit être quelqu’un qui sait évoluer sur la scène internationale ».

Il a également reconnu des divergences avec Trump concernant le président turc Recep Tayyip Erdoğan et a décrit les efforts déployés pour empêcher Ankara d’étendre sa présence militaire en Syrie.

« J’espère que nous n’en arriverons pas à une confrontation directe », a déclaré Netanyahu, ajoutant qu’Israël se préparait à diverses éventualités.

Il a précisé qu’il était en contact avec le président russe Vladimir Poutine « lorsque cela s’avérait nécessaire », malgré les divergences concernant la coopération de Moscou avec Téhéran.

La prochaine coalition

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (au centre), au marché de Ramle, le 14 octobre 2026. (Crédit : Ilia Yefimovich/AFP)

Netanyahu n’a cessé de détourner les questions relatives à la sécurité nationale pour en faire des attaques contre ses rivaux politiques, affirmant qu’un changement de gouvernement risquerait de réduire à néant les acquis militaires d’Israël.

Il a exclu l’idée d’écarter le parti du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, d’une future coalition, précisant que, même s’il chercherait à maintenir les portefeuilles liés à la sécurité nationale sous le contrôle de son parti, le Likud, ses partenaires actuels de la coalition avaient bien fonctionné ensemble.

Il a également rejeté la perspective d’un gouvernement d’union nationale avec ses adversaires politiques, affirmant qu’il cherchait à former « un large gouvernement national », soulignant que « les dirigeants de gauche sont bien plus extrêmes que leurs électeurs » et faisant valoir que les divergences idéologiques entraveraient la prise de décision à un moment critique pour la sécurité du pays. (Le bloc anti-Netanyahu comprend le parti de droite Yisrael Beytenu, le parti Beyahad dirigé par le politicien de droite Naftali Bennett, ainsi que le parti centriste Yashar.)

Concernant la question controversée de la conscription militaire des ultra-orthodoxes, Netanyahu a répondu qu’il chercherait à faire adopter, après les élections, une loi visant à élargir le recrutement des Haredim. Il a souligné qu’il lui avait manqué une seule voix pour y parvenir avec le précédent projet de loi de sa coalition et a ajouté que « la plupart des députés ultra-orthodoxes étaient disposés à soutenir cette loi ». (Ses détracteurs ont fait valoir que cette législation aurait globalement maintenu l’exemption du service militaire pour la plupart des Haredim).

Des Gazaouis marchant dans une rue entourée de bâtiments détruits lors des frappes militaires israéliennes pendant la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza-City, le 6 octobre 2026. (Crédit : Jehad Alshrafi/AP Photo)

La doctrine de sécurité post-7-Octobre

Avant la séance de questions-réponses, Netanyahu a passé près d’une heure à présenter sa nouvelle doctrine de sécurité nationale israélienne, qui, selon lui, a considérablement évolué depuis celle qu’il avait exposée en 2018.

Son exposé a mis l’accent sur l’initiative offensive et l’action préventive plutôt que sur l’endiguement, parallèlement à un renforcement des défenses frontalières, de la supériorité militaire, des capacités de renseignement, de l’innovation technologique et d’une plus grande indépendance vis-à-vis des fournisseurs d’armes étrangers.

Selon Netanyahu, Israël devra accroître sa production nationale d’armes, notamment dans des installations souterraines, dans le cadre d’un investissement en matière de sécurité s’élevant à environ 450 milliards de shekels.

« Grâce à la puissance dont Israël a fait preuve », a-t-il déclaré, Jérusalem s’emploie actuellement à établir de nouvelles alliances « avec un très grand nombre de pays ».

« Aucun État palestinien ne verra le jour ici, car il servirait de base de lancement à l’Iran pour nous détruire », a-t-il réaffirmé.

Il a évoqué les menaces émergentes, telles que les missiles à guidage de précision, les drones, les systèmes maritimes sans pilote, la cyber-guerre, l’intelligence artificielle (IA) et les technologies quantiques, tout en identifiant l’axe chiite mené par l’Iran et l’axe des Frères musulmans mené par la Turquie comme principaux défis régionaux.

Netanyahu a également souligné la nécessité de renforcer les alliances régionales et internationales d’Israël tout en conservant sa capacité à agir de manière indépendante, même lorsque des partenaires proches sont en désaccord.

Des soldats de l’armée israélienne lors d’une opération dans le camp d’Al-Ain, en Cisjordanie, près de Naplouse, le 17 septembre 2026. (Crédit : Majdi Mohammed/AP)

« Nous allons devoir vivre l’épée à la main pendant de nombreuses années, et il est important que cette épée soit bien affûtée », a-t-il déclaré.

L’opposition fustige une doctrine « creuse »

Quelques heures après la réunion d’information, Lapid et Eisenkot ont tous deux accusé Netanyahu de tenter de détourner l’attention de son bilan plutôt que de tirer sérieusement les leçons du 7-Octobre.

Eisenkot, chef du parti Yashar et principal rival politique de Netanyahu, a qualifié le document de synthèse de deux pages publié par le bureau du Premier ministre après l’événement de « creux » et « rempli de slogans qui n’ont absolument rien à voir avec une doctrine de sécurité », accusant le Premier ministre de ne pas avoir atteint les objectifs centraux de la guerre malgré les succès remportés par les forces de sécurité israéliennes.

Le chef du parti Yashar et ancien chef d’état-major de l’armée israélienne, Gadi Eisenkot, rencontrant les familles d’anciens otages, d’otages tués pendant leur captivité dans la bande de Gaza et de victimes de l’attaque du 7 octobre à la « Soucca des familles », sur la Place des Otages, à Tel Aviv, le 27 septembre 2026. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Dans un message publié sur le réseau social X en hébreu, il a souligné la présence, selon lui, de 40 000 terroristes armés du Hamas toujours présents à Gaza, les efforts continus du Hezbollah pour reconstituer ses capacités armées, la détérioration de la situation sécuritaire en Cisjordanie et l’aggravation des divisions au sein de la société israélienne.

Eisenkot s’est engagé à ce qu’un gouvernement sous sa direction élabore et adopte officiellement une stratégie de sécurité nationale dans les 150 jours suivant son entrée en fonction, conformément à la législation qu’il a, selon ses dires, fait avancer aux côtés de l’ancien président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset, Yuli Edelstein.

Dans un autre message rédigé en hébreu, Lapid a également qualifié le discours de Netanyahu de « série de slogans grandiloquents et dénués de substance », remettant en cause l’accent mis sur la supériorité militaire alors que le gouvernement de Netanyahu continuait de faire avancer une législation visant à exempter de nombreux hommes ultra-orthodoxes du service militaire.

Il s’est également interrogé sur la manière dont l’accent mis par cette doctrine sur la préparation des services de renseignement pouvait être concilié avec le refus de Netanyahu de mettre en place une commission d’enquête nationale sur les événements du 7-Octobre, et sur la façon dont l’importance accordée aux alliances internationales s’accordait avec la détérioration de la position d’Israël à Washington et auprès de nombreux pays de la région.

Interrogé sur certaines de ces questions lors de son point presse, Netanyahu a de nouveau plaidé en faveur de la création d’une commission d’enquête à nomination politique sur les défaillances ayant entouré le 7-Octobre et a fait valoir que les secteurs militaire et industriel israéliens contribueraient à renforcer les relations futures malgré l’isolement actuel du pays sur la scène internationale.

Lapid s’est engagé à mettre fin à la « politique d’endiguement » de Netanyahu en excluant la Turquie et le Qatar des arrangements d’après-guerre concernant Gaza, en stoppant l’afflux de fonds qataris vers le territoire, en éliminant les capacités armées du Hamas et la présence résiduelle du Hezbollah au sud du Liban, et en intensifiant les opérations contre l’Iran, notamment en frappant son industrie pétrolière.

Il s’est également engagé à recruter 20 000 hommes ultra-orthodoxes d’ici deux ans, affirmant que la suppression des financements liés aux exemptions de service militaire permettrait à l’économie d’économiser 30 milliards de shekels par an, somme qui pourrait être réinvestie dans la défense.

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