Autorité palestinienne: après le pay-to-slay, un nouveau système pour les allocations
Le versement des allocations sera désormais strictement conditionné à la situation financière des bénéficiaires et effectué via la PNEEI
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Le cabinet du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a publié un communiqué dans lequel il réaffirme qu’une fondation d’aide sociale récemment réorganisée est l’unique organisme habilité à verser des allocations sociales aux Palestiniens, après que le Times of Israel a révélé l’existence de récents paiements effectués via l’ancien mécanisme que ses critiques désignent sous le nom de « pay-to-slay » (payer pour tuer), car il récompense les prisonniers, notamment les terroristes condamnés, ainsi que les familles des terroristes décédés.
« L’Institution palestinienne pour l’autonomisation économique nationale (PNEEI) est la seule entité responsable » du versement des allocations financières aux bénéficiaires de l’aide sociale, conformément à la réforme signée par Abbas en février, peut-on lire dans le communiqué du cabinet du président.
Le communiqué précise que, dans le cadre de ce nouveau système, aucune allocation sociale ne sera versée à quelque groupe que ce soit à moins que celui-ci n’ait soumis une demande par l’intermédiaire de la PNEEI.
Cette annonce ne mentionne pas explicitement les prisonniers palestiniens détenus pour des atteintes à la sécurité ni les familles des personnes tuées lors d’affrontements avec Israël (les « martyrs »), un groupe important qui, jusqu’au début de cette année, bénéficiait de paiements mensuels fixes versés par l’Autorité palestinienne.
La présidence appelle « tous les bénéficiaires éligibles à pleinement coopérer » avec la PNEEI, afin de s’assurer que les allocations parviennent à ceux qui y ont droit.
Ce communiqué intervient plusieurs jours après qu’Abbas a annoncé avoir remplacé le ministre des Finances de l’Autorité palestinienne, Omar Bitar, sans fournir de motif.
Selon le Times of Israel, Bitar avait approuvé le versement d’allocations aux prisonniers, y compris aux nouveaux, par l’intermédiaire d’un ancien mécanisme qui récompensait les bénéficiaires en fonction de la durée de leur peine.
Au mois de février, Abbas a signé un décret qui mettait fin à cet ancien système et le remplaçait par un nouveau, cette fois-ci géré par la PNEEI, consistant à strictement conditionner le versement des allocations à la situation financière des bénéficiaires.
L’Autorité palestinienne a subi une pression massive de la part de ses soutiens occidentaux et arabes pour qu’elle mène à bien cette réforme. Le maintien de l’aide financière de nombreux pays reste d’ailleurs conditionné à sa capacité à la mettre en œuvre.
Un responsable de l’Autorité palestinienne, en divulguant le motif du licenciement de Bitar, a expliqué au Times of Israel que ce renvoi démontrait l’engagement d’Abbas en faveur de la réforme.
Mais cet incident a également révélé l’immense pression interne à laquelle l’Autorité palestinienne est soumise de la part des familles des prisonniers pour qu’elle maintienne l’ancien système.
la Communauté du Times of Israël !







