MAJDAL SHAMS — Assis sous un porche donnant sur l’artère principale animée de Majdal Shams, Qasem Sabbagh a offert une tasse de café turc à ses invités, puis leur a fait part de ses réflexions sur l’évolution des mentalités chez les Druzes du plateau du Golan.
Des décennies durant, les Druzes du Golan sont restés fidèles à la Syrie. Ils ont résisté à toute intégration à Israël, qui s’était emparé de ce plateau stratégique en 1967 avant de l’annexer de facto en 1981. Mais depuis deux ans, une transformation fondamentale s’est opérée chez les 29 000 habitants de Majdal Shams et des trois villes druzes voisines, Mas’ada, Ein Qiniyye et Buq’ata, sous l’effet de deux épisodes traumatisants aux origines géopolitiques distinctes, mais dont les conséquences tragiques ont touché l’ensemble de la communauté.
Le premier de ces événements fut l’attaque à la roquette menée en juillet 2024 par le groupe terroriste du Hezbollah, à la solde de l’Iran – et proche allié de l’ancien président syrien Bachar al-Assad – contre un terrain de football local, qui a coûté la vie à 12 enfants druzes ; puis, en juillet 2025, le massacre de plus de 2 000 Druzes à Soueïda, en Syrie, perpétré par les forces fidèles à l’actuel président syrien, Ahmed al-Sharaa.
« Quand nous étions enfants, on nous apprenait à nous définir comme Syriens », a déclaré Sabbagh, 50 ans, dont le travail consiste à assurer la protection des oiseaux à proximité des éoliennes locales. « La société druze a connu un véritable bouleversement. »
Ces deux épisodes tragiques ont provoqué un « bouleversement très profond pour les Druzes du Golan », a fait valoir Lorena Kizel Khateeb, 29 ans, PDG druze de l’association « Together Vouch for Each Other » (en hébreu, B’Yachad Arevim Zeh L’Zeh), qui a succédé à Yosef Haddad à ce poste.
L’une des conséquences de ce changement a été une hausse spectaculaire des demandes de naturalisation déposées par les Druzes du Golan depuis 2025, après des décennies durant lesquelles la grande majorité d’entre eux avaient plutôt opté pour le statut de résident permanent, lequel leur garantissait une couverture médicale complète, l’accès à l’éducation et un statut juridique.
La prise du plateau par Israël avait déchiré des familles, séparées par une frontière hostile et une zone tampon patrouillée par l’ONU.
Les personnes qui s’étaient retrouvées du côté israélien sont restées fidèles à la Syrie, en partie parce qu’ils redoutaient qu’un changement d’allégeance n’entraîne des représailles contre leurs familles de l’autre côté de la frontière. Ils ont également cherché à maintenir des liens étroits avec la Syrie, dans l’espoir que le Golan revienne un jour à Damas.
Malgré l’état de tension qui persistait entre Israël et la Syrie, les étudiants druzes ont continué à fréquenter l’université de Damas jusqu’au déclenchement de la guerre civile syrienne, en 2011. Des mariages étaient arrangés de part et d’autre de la frontière, et des femmes druzes du Golan israélien partaient s’installer dans des villages syriens.
Les célèbres pommes du plateau du Golan, ainsi que d’autres produits agricoles, faisaient également le trajet, franchissant la frontière dans le cadre d’accords spéciaux pour être vendus sur les marchés syriens.
Ces liens familiaux et communautaires sont toujours présents. Mais contrairement aux années précédentes, les Druzes des deux côtés de la frontière ne considèrent plus la réunification comme un retour sous la domination syrienne. Ils se méfient du gouvernement islamiste de Shaara, et voient de plus en plus Israël comme le protecteur de leur communauté.
Depuis 1981, Israël offre la pleine citoyenneté à ses résidents druzes. Jusqu’à récemment, la grande majorité d’entre eux la rejetait, préférant le statut de résident permanent.
Mais en 2025, les demandes de citoyenneté déposées par les Druzes ont considérablement augmenté et, selon des données recueillies au début de cette année, quatre Druzes du Golan sur dix sont désormais naturalisés
Et si la plupart des Druzes continuent d’espérer une réunification avec leurs familles de l’autre côté de la frontière et de la zone tampon patrouillée par l’ONU, ils ne la conçoivent plus comme s’inscrivant dans le cadre d’un retour en Syrie.
« Sous Assad père, le sentiment que la Syrie était la patrie était très fort, et la loyauté envers la Syrie faisait partie intégrante de l’identité de chacun », a déclaré Khateeb au Times of Israel, en référence à Hafez al-Assad, qui a dirigé la Syrie de 1971 jusqu’à sa mort survenue en 2000. « La tragédie qui est survenue sur le terrain de football a marqué le premier tournant émotionnel et cognitif. Ce drame a renforcé l’idée que la sécurité des habitants du Golan passe avant tout par Israël, le pays dans lequel ils vivent, plutôt que par des notions de loyauté envers un État situé de l’autre côté de la frontière. »
Un an plus tard, les meurtres de Soueïda sont venus précipiter ces changements.
Après le massacre de Soueïda, « l’espoir s’est éteint en nous », a expliqué Sabbagh. « Nous sommes tous très déçus. Je ne pourrai jamais appartenir à un pays qui ne respecte pas son propre peuple. Ici, en Israël, ma famille est respectée. C’est ici que je veux être. »
Le mois dernier, le dirigeant druze syrien Hikmat al-Hijri a une nouvelle fois appelé cette minorité à se séparer de la Syrie et à former une « confédération » avec Israël, le « seul pays » capable de les protéger d’un nouveau bain de sang.
« Un loup déguisé »
Les Druzes, mouvance mystique qui a fait scission avec l’islam chiite au XIe siècle, seraient environ un million dans le monde. La plupart vivent en Syrie, au Liban, en Turquie, en Jordanie et en Israël. La Galilée abrite quelque 150 000 Druzes qui, contrairement aux Druzes du Golan, ont depuis longtemps prêté allégeance à Israël, notamment en effectuant leur service militaire.
Si les adeptes gardent secrets bon nombre des principes de leur religion, ils considèrent Abraham, Moïse, Jésus et Mahomet comme des prophètes. Cette religion n’accepte pas les convertis et rejette l’autodétermination nationale ; ses communautés sont fidèles au pays dans lequel elles vivent.
Bien qu’ils aient soutenu Assad pendant la majeure partie de la guerre civile syrienne, les Druzes ont d’abord nourri des espoirs après son éviction par Sharaa.
À la tête d’un groupe rebelle auparavant lié à Al-Qaïda, Sharaa a pris le contrôle de la Syrie en l’espace de quelques jours à la fin de l’année 2024, poussant Assad à prendre la fuite vers Moscou et marquant le début d’une nouvelle ère pour ce pays déchiré par la guerre.
Ce renversement spectaculaire est survenu peu après qu’Israël a accepté de mettre fin à plusieurs semaines de combats au Liban voisin, combats qui avaient considérablement affaibli le Hezbollah, privant ainsi Assad du soutien d’un proxylourdement armé et soutenu par l’Iran, qui l’avait aidé à se maintenir au pouvoir pendant plus de 13 ans de guerre civile.
Dans un premier temps, les responsables israéliens ont considéré Sharaa avec méfiance, du fait de ses liens avec des groupes extrémistes.
Les Druzes du Golan ont, quant à eux, affirmé avoir retrouvé une nouvelle fierté à l’égard de leur identité syrienne suite à la chute d’Assad, notamment après que Sharaa s’est engagé à respecter les minorités syriennes. Des célébrations ont éclaté à Majdal Shams et les habitants se sont dits optimistes pour l’avenir.
Mais cette liesse n’a pas duré. Les relations entre les Druzes syriens, qui représentent environ 3 % de la population du pays, et les islamistes désormais au pouvoir se sont tendues – même si les affrontements armés, sporadiques, s’apaisaient rapidement avant de pouvoir s’aggraver.
« Lorsque le régime est tombé en Syrie, bon nombre de personnes ont d’abord été soulagées. Mais ensuite, tout a changé », a raconté Butsama, une Druze du Golan âgée de 20 ans, qui a demandé que son nom de famille ne soit pas divulgué.
Les relations se sont définitivement rompues en juillet 2025, après le déclenchement de combats armés dans la province de Soueïda, au sud de la Syrie, entre la population druze locale et des clans bédouins, sur fond d’enlèvements réciproques. Sharaa a dépêché des forces dans la région, officiellement pour mettre fin aux affrontements. Mais ces forces ont en réalité pris le parti des clans, perpétrant des massacres décrits aujourd’hui par les habitants comme « le 7-Octobre druze ».
Plus de 2 000 personnes ont ainsi été tuées en l’espace de quelques jours, parmi lesquelles 789 civils druzes, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Une commission formée par le gouvernement syrien a indiqué avoir recensé 1 760 personnes tuées.
Les forces gouvernementales et leurs alliés avaient alors été accusés d’exécuter des civils et d’autres exactions. Dans une vidéo diffusée depuis Soueïda, on voit des hommes armés en uniforme militaire interroger un homme non armé sur son identité. Lorsqu’il répond qu’il est Syrien, les hommes armés lui demandent : « Comment ça, Syrien ? Tu es sunnite ou Druze ? » Lorsque l’homme répond qu’il est Druze, les individus en uniforme ouvrent le feu et le tuent.
Ces massacres ont suscité une vive indignation parmi les Druzes d’Israël, dont les représentants ont exhorté le gouvernement à intervenir dans le conflit pour protéger leurs frères syriens.
Israël a réagi en lançant des frappes aériennes sur le sud de la Syrie et Damas, avec l’objectif déclaré de forcer le retrait des forces responsables des attaques visant les civils druzes.
Dans un village de Galilée, des Druzes de la région ont mis en place une cellule de crise afin d’organiser l’acheminement de produits médicaux, de nourriture et de marchandises en Syrie. Les habitants suivent de près les menaces qui pèsent sur les Druzes vivant en Syrie.
De nombreux Druzes ont perçu les attaques du gouvernement à Soueïda comme le prolongement d’une vague de violences communautaires qui avait éclaté plus tôt sur la côte syrienne. Les affrontements entre les forces du nouveau gouvernement et les partisans d’Assad avaient dégénéré en une vague de meurtres par vengeance ciblant les membres de la minorité alaouite, à laquelle appartient Assad.
Suite aux massacres de Soueïda, Sharaa s’est engagé à traduire les agresseurs en justice ; il a également réaffirmé son engagement à protéger les droits des groupes minoritaires en Syrie.
Les pays occidentaux, avec lesquels le gouvernement de Sharaa a réussi à resserrer les liens, semblent avoir été rassurés par ses promesses.
Le mois dernier, les États-Unis ont retiré la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme – une nouvelle étape vers la levée des sévères restrictions économiques imposées à Damas, et une mesure perçue comme un vote de confiance envers Sharaa.
Mais les Druzes n’accordent pour leur part guère de crédit aux engagements de Sharaa.
Adham Safadi, un habitant de Majdal Shams qui a perdu sa fille lors de l’attaque à la roquette du Hezbollah, a qualifié Sharaa de « loup déguisé ».
« Nous ne pouvons qu’espérer qu’ils se débarrassent de lui avant qu’il n’enlève son costume », a-t-il lancé.
Pour Khateeb, le bain de sang de Soueïda est « le catalyseur le plus important » du revirement des Druzes.
« Du jour au lendemain, les Druzes ne se demandaient plus seulement ‘à qui sommes-nous fidèles ?’, mais aussi ‘qui nous protège vraiment lorsque nous sommes en danger ?’ », a-t-elle déclaré. « Les liens historiques avec la Syrie ne signifient pas nécessairement que l’avenir se déroulera comme ils l’avaient prévu. »
Cette évolution des mentalités s’est manifestée de la manière la plus concrète dans les chiffres relatifs à la citoyenneté. Si Israël offre la pleine citoyenneté aux Druzes du Golan depuis 1981, pendant trois décennies, les naturalisations sont restées rares.
Les demandes de citoyenneté israélienne émanant des Druzes ont commencé à augmenter en 2021, pour atteindre 500 à 600 par an entre 2022 et 2024.
En 2025, la tendance a explosé, avec 3 750 dossiers déposés. En mars 2026, près de 40 % des Druzes vivant dans les quatre villes du Golan étaient des citoyens israéliens naturalisés, selon les données du ministère de l’Intérieur.
« Demander la nationalité israélienne était auparavant presque considéré comme un acte de trahison », a expliqué Khateeb. « Aujourd’hui, de plus en plus de gens comprennent qu’ils peuvent conserver une forte identité druze et un lien profond avec leurs racines tout en choisissant la nationalité israélienne pour des raisons de sécurité, d’avenir, de droits et d’appartenance au lieu où ils vivent, ainsi que pour apporter leur contribution à la sécurité du pays. »
Si Sabbagh et son épouse n’ont pas encore présenté de demande de naturalisation — ce qui signifie qu’ils ne pourront pas voter aux élections nationales à la Knesset —, lui s’investit pleinement dans la vie civique locale. « Ce qui se passe à la Knesset ne m’intéresse pas vraiment », a-t-il reconnu. « Mais je voterai aux élections locales, car je peux voir et ressentir ce qui se passe au niveau local. »
« On est bien ici »
Pour la jeune génération de Druzes du Golan, la situation reste « extrêmement complexe », a indiqué Butsama, qui s’apprête à faire sa rentrée en génie mécanique au Technion – Institut israélien de technologie, à Haïfa.
« Nous traversons une crise identitaire depuis toujours », a-t-elle ajouté. « Nous avons de la famille ici, et nous en avons en Syrie. Presque toute les familles d’ici ont des proches des deux côtés de la frontière. »
Pourtant, la tragédie survenue sur le terrain de football et le massacre de Soueïda ont fait évoluer « les ressentis et l’idéologie des gens », a-t-elle noté.
Un autre habitant, qui travaille dans une pizzeria locale et qui a souhaité garder l’anonymat, a fait remarquer que, malgré un coût de la vie élevé en Israël, « on est bien ici. Même s’ils ouvraient la frontière, je resterais ici. Ici, les gens vous respectent et vous laissent tranquilles. »
Les jeunes ne se contentent pas de rester en Israël. Ils contribuent également à ses forces armées, a fait remarquer Safadi.
« Pour ceux qui sont nés avant 1967, les liens familiaux avec la Syrie faisaient que les gens avaient peur de demander la nationalité israélienne », a expliqué Safadi, qui est âgé de 50 ans. « Mais aujourd’hui, de plus en plus de jeunes s’engagent volontairement dans l’armée israélienne et dans la police » – des fonctions qui exigent la nationalité israélienne.
En mars, le sergent-chef Maher Khatar, 38 ans, du Corps du génie de combat, a été tué aux côtés du sergent-chef Or Demry près de l’avant-poste de Tzivoni – l’un des cinq avant-postes mis en place par Tsahal au Sud-Liban après la signature de l’accord de cessez-le-feu avec le Hezbollah, en novembre 2024. Les deux hommes ont été touchés par un tir de mortier ou un missile lancé par le Hezbollah alors qu’ils se rendaient sur place à bord de bulldozers D9 pour secourir un char enlisé. Les funérailles de Khatar ont été les premières funérailles militaires organisées dans la ville.
Safadi est lui-même ambulancier au sein du Magen David Adom. Il est intervenu sur le terrain de football qui a été touché par une roquette du Hezbollah en début de soirée le 27 juillet 2024. Il s’est souvenu s’être précipité sur les lieux après avoir reçu l’appel d’urgence.
Lorsque Safadi est arrivé sur le parking, quelques minutes seulement s’étaient écoulées depuis que la roquette Falaq-1, de fabrication iranienne, avait frappé le terrain de football. Une épaisse fumée l’enveloppait.
Il a raconté avoir prié pour que sa fille de 11 ans, Venes, ait changé d’avis, après lui avoir dit qu’elle allait au terrain de football.
Il a franchi le portillon pour entrer sur le terrain et a regardé à sa droite. C’est alors qu’il l’a vue, gisant entre Alma Fakher Eldin et une autre de ses amies, Iseel Nashaat Ayoub, toutes deux âgées de 12 ans.
Safadi savait qu’il ne pouvait rien faire pour sauver les trois fillettes. Il a demandé une couverture pour les recouvrir, puis est allé s’occuper des blessés. Huit minutes plus tard, lorsque les soldats de l’armée israélienne sont arrivés sur les lieux pour apporter leur aide, il est revenu s’asseoir auprès de sa fille.
« Notre famille était si heureuse avant cette tragédie », a déclaré Safadi. « Aujourd’hui, je n’arrive même plus à participer aux fêtes de mariage. Je félicite les mariés, puis je m’en vais. Ma femme est une mère brisée. Douze familles sont en deuil ici. Tout Majdal Shams vit désormais avec ce chagrin. C’est une ville en deuil ; les habitants sont anéantis. »
Selon Safadi, les familles endeuillées se rassemblent souvent le soir sur le terrain de football remis à neuf. On y trouve désormais des arbres et des fleurs fraîchement plantés, ainsi que des monuments commémoratifs dédiés aux douze enfants.
L’abri anti-bombes qui se dressait autrefois près du terrain de football a été déplacé vers une aire de jeux voisine. Le jour de l’attaque, les enfants n’ont eu que six secondes pour s’y réfugier, a rappelé Safadi, et ils n’y sont pas parvenus.
« Ceux qui se trouvaient d’un côté du terrain ont survécu », se souvient Safadi. « Et ceux qui étaient de l’autre côté ont été tués. »
Pour honorer la mémoire des victimes, les familles endeuillées ont créé une association caritative qui se consacre à l’éducation et au sport au sein de la communauté. Elles ont ainsi déjà octroyé 100 bourses pour aider les jeunes habitants à poursuivre des études supérieures.
Malgré la tragédie, Safadi s’est dit optimiste. Il a exprimé l’espoir que les frontières fermées qui divisent actuellement sa communauté seront bientôt rouvertes.
« Je veux que les Israéliens voient les Libanais et les Syriens, et qu’ils comprennent que les Arabes ne sont pas des terroristes », a-t-il expliqué. « Mon rêve, ce sont des frontières ouvertes : que les Syriens et les Libanais puissent venir ici, et découvrir à quoi ressemble vraiment la vie. Nous voulons des frontières ouvertes, sans terrorisme et sans guerre. »
En juin, al-Sharaa a déclaré dans une interview que son pays œuvrait à la mise en place d’un accord de sécurité avec Israël, qui, selon lui, pourrait à terme ouvrir la voie à une paix globale entre les deux États voisins.
Par ailleurs, Israël et le Liban ont signé le 26 juin un accord-cadre négocié par les États-Unis, visant à ouvrir la voie à un éventuel accord de paix.
« Si la paix règne, les gens se sentiront, je pense, encore plus libres de choisir leur identité sans crainte ni pression », a affirmé Khateeb. « On peut être Druze, respecter ses racines, sa famille et ses liens historiques avec la Syrie, tout en éprouvant un sentiment d’appartenance pour pays dans lequel on vit. »
Safadi s’est rendu au mémorial, où les visiteurs viennent allumer des bougies.
« Que puis-je dire ? Il n’y a rien à dire. » Il a marqué une pause. « Rien, si ce n’est un mot : la paix. »
la Communauté du Times of Israël !
