Liberman : Abbas est « encore en vie » grâce à la coopération sécuritaire entre Israël et l’AP
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Liberman : Abbas est « encore en vie » grâce à la coopération sécuritaire entre Israël et l’AP

Le ministre de la Défense a rejeté la menaces du chef de l'AP de mettre un terme à la coopération sécuritaire en raison de l'initiative sur Jérusalem

Avigdor Liberman à une réunion de son parti Yisrael Beytenu, le 11 décembre 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Avigdor Liberman à une réunion de son parti Yisrael Beytenu, le 11 décembre 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a affirmé vendredi que le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas ne serait plus en vie s’il n’y avait pas eu de coopération sécuritaire entre Israël et l’AP.

« La coordination sécuritaire entre Israël et les Palestiniens est dans l’intérêt d’Abbas tout autant que dans le nôtre, sinon plus. Il est encore en vie grâce à la coordination sécuritaire », aurait dit Liberman, des propos rapportés par le site d’information Ynet. Liberman s’exprimait lors d’un événement organisé vendredi à Jérusalem.

Le ministre de la Défense a rappelé l’assassinat de personnalités issues du parti du Fatah d’Abbas par le Hamas durant le coup d’état violent au cours duquel le groupe terroriste s’est emparé de la bande de Gaza, en 2007, laissant entendre que la coopération sécuritaire entre Israël et l’AP avait permis à Abbas de ne pas connaître un sort semblable.

« Nous avons vu ce qui est arrivé à Gaza et comment ces gens ont tué tous les militants du Fatah qui n’étaient pas parvenus à s’échapper après que le Hamas a pris le contrôle de la bande », a dit Liberman.

« Et nous n’avons donc pas à toujours présenter la coordination sécuritaire comme étant seulement dans l’intérêt israélien ».

Liberman a également fait savoir qu’il ne se sentait pas « menacé » par les intentions répétées d’Abbas de mettre un terme à la coordination sécuritaire, ce qu’a encore fait récemment le leader de l’AP lors d’une rencontre de l’Organisation de la Coopération islamique mercredi.

Suite à la reconnaissance américaine de Jérusalem en tant que capitale d’Israël, il a menacé de revenir sur l’adhésion de l’AP aux Accords d’Oslo qui avaient établi l’Autorité palestinienne et déterminé la coopération sécuritaire entre les parties.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas s’exprime lors d’une conférence de presse à la suite du sommet de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) sur la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d’Israël le 13 décembre 2017 à Istanbul. (AFP PHOTO / YASIN AKGUL)

Liberman a également questionné l’engagement déclaré d’Abbas à réaliser un accord de paix israélo-palestinien, disant que l’AP utilise la reconnaissance par le président américain de Jérusalem en tant que capitale d’Israël comme prétexte pour reculer face aux négociations dirigées par les Etats-Unis, dans lesquelles, a-t-il précisé, Israël est pour sa part prêt à s’engager.

« La balle est dans son camp parce que nous étions pour notre part prêts à entendre une nouvelle initiative américaine », a ajouté Liberman.

Dans son discours de mercredi, Abbas a expliqué qu’en raison de la déclaration de Trump – qu’il a qualifiée de « crime » et de « cadeau » fait au « mouvement sioniste » – les Palestiniens n’accepteraient plus que les Etats-Unis aient un rôle quel qu’il soit dans le processus de paix.

Il a également dit que Jérusalem-Est, qu’Israël a capturé à la Jordanie lors de la guerre des Six jours de 1967, devait être immédiatement reconnu comme capitale de la Palestine.

Un responsable de la Maison Blanche a indiqué plus tard que la rhétorique employée par Abbas « a empêché des années de paix », tandis que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a expliqué que « les Palestiniens feraient mieux de regarder la réalité en face et de se battre en faveur de la paix plutôt que de l’escalade ».

Dans son discours prononcé la semaine dernière à la Maison Blanche, Trump a indiqué qu’il ne spécifiait pas quelles étaient les frontières de la souveraineté israélienne à Jérusalem, appelant à ce que le statu-quo dans les Lieux saints de la ville soit maintenu.

Il a insisté sur le fait qu’après des échecs répétés à réaliser la paix, une nouvelle approche était nécessaire depuis longtemps, disant que sa décision de reconnaître Israël comme le siège du gouvernement israélien était simplement basée sur la réalité.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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