Un ministre du Likud proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu a démenti mardi des informations reprises par un journal russe considéré comme proche de Vladimir Poutine, affirmant que ce dernier aurait rejeté la demande du Premier ministre de contrôler l’expansion militaire de l’Iran en Syrie, la semaine dernière, lors d’un entretien entre les deux dirigeants.

Alors que Poutine aurait indiqué à Netanyahu lors de leur rencontre à Sotchi mercredi dernier qu’ « Israël est aussi un partenaire important pour la Russie dans la région », il aurait souligné que « l’Iran est l’allié stratégique de la Russie au Moyen Orient » et aurait refusé d’abandonner l’alliance russe avec la République islamique, a annoncé mercredi la Pravda.

Citant des sources non identifiées présentes lors du début de la réunion, le journal indiquait que Netanyahu se serait montré « très ému et parfois même au bord de la panique » alors qu’il mettait Poutine en garde contre la menace posée par l’Iran à Israël et à la stabilité régionale.

Le ministre de l’Environnement Zeev Elkin, russophone présent lors de cette rencontre, a qualifié ces informations de fake news.

Zeev Elkin, à gauche, ministre du Likud, avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, deuxième à gauche, et le président russe Vladimir Poutine, à droite, lors d'une réunion à Sotchi, le 23 août 2017. (Crédit : Alexey Nikolsky/Sputnik/AFP)

Zeev Elkin, à gauche, ministre du Likud, avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, deuxième à gauche, et le président russe Vladimir Poutine, à droite, lors d’une réunion à Sotchi, le 23 août 2017. (Crédit : Alexey Nikolsky/Sputnik/AFP)

« Ceux qui veulent continuer à écouter ce que dit la Pravda peuvent continuer à écouter ce que dit la Pravda« , a dit Elkin à Radio 103FM mardi, rejetant le récit fait par le journal de cette rencontre à huis-clos. Il a précisé qu’il était inexact et non-sourcé, et a affirmé que les faits énoncés relevaient plutôt de spéculations sans fondement de son auteur.

Les citations énoncées dans la Pravda comme émanant de parties privées des entretiens ont été en fait tirées des discours prononcés par Netanyahu et Poutine devant la presse avant la rencontre à huis-clos, a ajouté Elkin.

Tout en refusant de dire si Netanyahu est finalement parvenu à convaincre Poutine de freiner les ambitions militaires régionales de l’Iran, Elkin a expliqué que la réunion aurait des « implications très importantes ».

La Deuxième chaîne a également cité des sources non identifiées et proches du Premier ministre qui ont démenti le récit des événements fait par la Pravda.

Tout en reconnaissant qu’Israël nourrit des inquiétudes légitimes en ce qui concerne le soutien iranien au terrorisme, l’article de la Pravda indiquait que la Russie considère l’Iran comme un contrepoids à l’influence américaine dans la région.

Au vu de cela, écrivait le journal, et même si la Russie considère Israël comme un ami, « ce n’est pas à Tel Aviv de dire au Kremlin comment structurer la politique russe au Moyen Orient. »

Le président russe Vladimir Poutine, à gauche, avec le Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, à Téhéran, le 23 novembre 2015. (Crédit : Alexei Druzhinin/Sputnik/AFP)

Le président russe Vladimir Poutine, à gauche, avec le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, à Téhéran, le 23 novembre 2015. (Crédit : Alexei Druzhinin/Sputnik/AFP)