À Nice, la militante Amira Zaiter condamnée pour des propos antisémites et l’apologie du terrorisme
Amira Zaiter, cofondatrice du collectif Nice à Gaza, a été condamnée à quinze mois de prison ferme et inscrite au fichier des auteurs d’infractions terroristes
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La militante propalestinienne niçoise Amira Zaiter, cofondatrice du collectif Nice à Gaza, a de nouveau été condamnée ce vendredi 23 janvier 2026 par le tribunal correctionnel de Nice.
Déjà connue de la justice pour des propos antisémites et des messages de soutien au terrorisme publiés sur les réseaux sociaux, elle a écopé cette fois de 15 mois d’emprisonnement, avec maintien en détention. S’y ajoutent plusieurs amendes, une inéligibilité de dix ans ainsi qu’une inscription au Fijait, le fichier des auteurs d’infractions terroristes.
Le CRIF avait porté plainte en octobre pour « provocation à la haine » et « apologie de crime contre l’humanité », dénonçant un « comportement cynique et choquant » et alertant la justice sur « l’aggravation » de la teneur de ses publications.
Parmi les messages relevés, figure notamment : « maman a été emprisonnée par les sionistes ». Contacté par France 3, l’avocat du CRIF Sud-Est, Me David Rebibou, estime que la militante est désormais engagée dans une escalade verbale inquiétante, évoquant tour à tour une « justice sioniste » et des « parties civiles sionistes ».
Devant le tribunal, Amira Zaiter a plaidé la « maladresse », assurant ne pas vouloir inciter à la violence : « Il n’y a pas eu de passage à l’acte, pas de violence. Ce sont simplement des mots », a défendu au micro de France 3 son avocat, Me Kada Sadouni, rappelant son casier vierge avant ces affaires successives. Pour cette nouvelle procédure, la militante avait demandé du temps pour préparer sa défense, mais le juge des libertés l’a maintenue en détention provisoire, suivant les réquisitions du parquet.
Le procès du 23 janvier s’est soldé par une nouvelle condamnation lourde, que son conseil envisage de contester : « Elle veut toujours parler, montrer son indignation, mais elle ne le fait pas de la bonne manière », regrette Me Sadouni.
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